Les résidences énergivores occupées par des ménages aisés

efficacité énergétique

Contrairement à ce que l’on pense, les logements mal isolés sont la propriété des ménages à revenus élevés. À partir de 2023, ces propriétaires doivent entamer des travaux pour que leurs biens restent parmi les habitations normalisées en France. Pour financer les rénovations, l’État propose des aides, qui aujourd’hui ne sont pas toujours connues du public cible.

À partir de 2023, l’habitabilité d’une résidence doit répondre à de nouvelles règlementations en matière d’énergie. Ce critère est aussi à respecter pour la mise en vente ou en location d’un bien. Pourtant, jusqu’ à aujourd’hui, des millions de logement dans l’Hexagone sont des passoires thermiques. Classés F et G selon les diagnostics de performance énergétique (DPE), 7 % de ces bâtiments énergivores appartiennent à des bailleurs sociaux locatifs. Les locataires privés représentent 35 % des occupants de ces logements mal isolés.

Pour faire réviser l’isolation thermique chez soi, des primes destinées à financer les travaux sont disponibles. Encore faut-il que les propriétaires se renseignent à cet effet pour en bénéficier.

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Les idées reçues sur les logements passoires thermiques

Les classements dans les diagnostics de performance énergétique (DPE) rangent les bâtiments selon leur consommation en énergie. Les systèmes de climatisation et de chauffage sont pris en compte. Les bâtisses construites avec des défaillances du système d’isolation sont classées F ou G. Ce sont les plus énergivores, connues sous l’appellation de passoires thermiques. On en enregistre des appartements d’une superficie variant de 60 à 100 mètres carrés. Ils représentent 40 % de ces biens énergivores tandis que 60 % sont des maisons individuelles.

L’état de ces résidences laissent penser qu’ils sont habités par les familles modestes ou à faibles revenus. Et pourtant, c’est bien loin de la réalité. Les études publiées par le numéro un français de la rénovation thermique Effy ont infirmé ces idées reçues. En effet, la plupart des habitations avec des déperditions énergétiques considérables sont occupées par les ménages à revenus élevés. D’après les statistiques de Effy, ces familles représentent 58 % des occupants de ces passoires thermiques.

Les transactions dans l’immobilier énergivore peuvent désormais être freinées par les coûts des travaux indispensables pour la rénovation énergétique. Cependant, l’acquéreur d’un bien catégorisé F ou G peut bénéficier d’un ptz (Prêt à taux zéro) à condition qu’il soit primo-accédant.

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Des primes pour financer les coûts des travaux

Cinq millions de résidence sur le territoire français sont des passoires thermiques. Leurs propriétaires devront se conformer aux normes énergétiques dès 2023 pour ne pas se retrouver avec des biens inhabitables. Effy évoque l’hypothèse que :

Bon nombre de propriétaires pourraient se laisser effrayer par le coût et l'ampleur des travaux à réaliser pour rénover leur bien et préférer s'en débarrasser.

Pourtant il existe des aides octroyées par l’État pour financer les réhabilitations en vue d’isoler les maisons. Ces informations dans le cadre du dispositif Ma Prim Renov restent inconnues des propriétaires concernés. Plus de la moitié (60 %) des foyers ne connaissent même pas les coûts de rénovation pour la mise aux normes de leurs biens.

La valeur des primes allouées ne dépend pas des revenus du ménage. Néanmoins, elle est fixée en fonction des revenus fiscaux de chaque foyer. Un code couleur correspondant à une aide forfaitaire a été établi et répartit les bénéficiaires après un audit énergétique. Les familles classées « roses » ne peuvent profiter d’aucune aide, elles sont catégorisées comme aisées. Quant aux ménages « violets, jaunes et bleus », ils peuvent percevoir respectivement 300, 400 ou 500 euros pour financer les rénovations.


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