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Peut-on faire un rachat de crédit quand on est inscrit au FICP ?
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D’où vient le fichage : impayé, surendettement ou interdit bancaire ?
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Interdit bancaire (FCC) ou FICP : quel effet sur un rachat de crédit ?
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Propriétaire ou locataire : ce qui change pour le dossier
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Se faire accompagner par un intermédiaire
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Avantages, coût et autres solutions
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FAQ : vos questions fréquentes sur le rachat de crédits FICP
Écrit par Cloé MAGISTER .
Mis à jour le
2 Novembre 2026 .
Temps de lecture :
9 min
Vous souhaitez regrouper vos crédits en cours en une seule mensualité alors que vous êtes inscrit au fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers (FICP) ? Cette inscription n’interdit pas légalement d’obtenir un rachat de crédits. En revanche, le prêteur reste libre d’accepter ou de refuser le financement après avoir étudié votre situation et votre dossier.
Critères examinés par le prêteur, règles applicables en cas de surendettement, différence avec l’interdit bancaire et rôle d’un intermédiaire : Meilleurtaux fait le point sur le rachat de crédits FICP.
L’essentiel à retenir sur le rachat de crédits FICP
- Légalement, une inscription au FICP n’interdit pas un rachat de crédits : le prêteur consulte le fichier, évalue votre solvabilité et reste libre de sa décision.
- Un rachat qui solde le crédit à l’origine d’un impayé entraîne la radiation de l’inscription dès la déclaration du paiement à la Banque de France.
- Pendant une procédure de surendettement, un nouvel emprunt sans l’accord des créanciers, de la commission ou du juge expose à la déchéance du bénéfice de la procédure.
- Dans le cadre d’un rachat de crédits, une mensualité plus basse s’accompagne généralement d’une durée de remboursement plus longue et d’un coût total plus élevé.
Peut-on faire un rachat de crédit quand on est inscrit au FICP ?
Oui, mais l’obtention du crédit n’est pas garantie. L’inscription au FICP n’interdit pas légalement d’obtenir un crédit, y compris dans le cadre d’un rachat de crédits. La décision revient toutefois au prêteur, qui examine chaque demande en fonction de la situation de l’emprunteur.
Pour prendre sa décision, le prêteur évalue votre solvabilité, c’est-à-dire votre capacité à rembourser le crédit. Il analyse notamment vos revenus, vos charges et vos autres engagements financiers, ainsi que, le cas échéant, les garanties que vous êtes en mesure d’apporter. Le crédit ne peut être accordé que si cette évaluation permet de considérer que vous serez vraisemblablement en mesure de respecter vos obligations.
Le prêteur doit également consulter le FICP. Pour un rachat relevant du crédit à la consommation, cette consultation intervient avant toute décision d’octroi, mais l’évaluation de la solvabilité ne peut pas reposer uniquement sur ce critère. Pour un rachat relevant de la législation applicable au crédit immobilier, notamment lorsqu’il est garanti par une hypothèque, elle doit avoir lieu au plus tard lors de l’émission de l’offre.
L’inscription au FICP peut donc constituer un élément défavorable dans l’étude de la demande.
D’où vient le fichage : impayé, surendettement ou interdit bancaire ?

Le fichage à la Banque de France peut résulter d’un crédit impayé, du dépôt d’un dossier de surendettement ou d’un incident lié à un chèque ou à une carte bancaire. Les deux premiers cas relèvent du FICP ; le troisième, du fichier central des chèques (FCC) :
- L’inscription au FICP peut faire suite à un incident de paiement caractérisé sur un crédit accordé à un particulier, signalé par le prêteur, ou au dépôt d’un dossier de surendettement, qui est signalé par la commission dès qu’elle est saisie. En cas d’incident de paiement, l’inscription peut durer jusqu’à cinq ans, mais elle est radiée dès que le paiement intégral des sommes dues est déclaré. Lorsqu’un plan ou des mesures imposées sont en cours, l’inscription peut durer jusqu’à sept ans. Elle prend toutefois fin au bout de cinq ans si le plan ou les mesures sont exécutés sans incident. Après un rétablissement personnel, l’inscription est maintenue pendant cinq ans.
- L’inscription au FCC peut, quant à elle, résulter de l’émission d’un chèque sans provision, d’une interdiction judiciaire d’émettre des chèques ou du retrait d’une carte bancaire à la suite d’un incident lié à son utilisation. C’est ce que l’on désigne couramment comme un « interdit bancaire ». En droit, cette interdiction concerne uniquement l’émission de chèques : il n’est pas possible d’interdire à une personne de détenir un compte bancaire.
Pour savoir si l’on est fiché, il est possible de vérifier sa situation.
Interdit bancaire (FCC) ou FICP : quel effet sur un rachat de crédit ?
Pour rappel, les établissements consultent les fichiers de la Banque de France pour évaluer la solvabilité des personnes qui demandent un crédit. Leur incidence sur une demande de rachat de crédits dépend toutefois de la raison de l’inscription.
Après un impayé, un rachat de crédits peut permettre de solder le crédit à l’origine de l’inscription au FICP, sous réserve de l’accord du prêteur. Ainsi, une fois les sommes intégralement réglées, le paiement est déclaré à la Banque de France dans un délai de quatre jours ouvrés. L’inscription est alors radiée dès réception de cette déclaration.
La situation est différente en cas de surendettement, avec deux principales limites :
- Pas de nouveau crédit. Pendant la procédure ou l’exécution du plan ou des mesures imposées, souscrire un nouveau crédit sans l’accord des créanciers, de la commission ou du juge expose à la déchéance du bénéfice de la procédure.
- Pas de paiement des dettes antérieures. Dès que le dossier est déclaré recevable, l’emprunteur ne peut plus régler les dettes nées avant cette décision, à l’exception notamment des dettes alimentaires. De plus, aucune garantie ne peut être prise, sauf autorisation du juge, le tout pendant une durée maximale de deux ans. Les dettes de loyer pour lesquelles le juge a accordé des délais constituent une exception.
Or, un rachat de crédits consiste précisément à souscrire un nouveau crédit pour rembourser des dettes antérieures. Un rachat en cas de surendettement se heurte donc à ces deux restrictions.
Bon à savoir
En cas d’interdit bancaire, le prêteur est légalement tenu de consulter le FICP, mais pas le FCC. Il peut toutefois prendre en compte les informations figurant au FCC pour apprécier la situation de l’emprunteur avant d’accorder un financement. Une inscription au FCC peut donc influencer l’examen d’une demande de rachat de crédits, sans pour autant déterminer la décision du prêteur, qui reste libre d’accepter ou de refuser le financement considérant ces informations à sa disposition.
Propriétaire ou locataire : ce qui change pour le dossier
Le fait de proposer un bien en garantie ne fait pas disparaître une inscription au FICP. Le prêteur peut néanmoins prendre cette garantie en compte dans l’étude du dossier. Il n’accorde le rachat que s’il estime, au regard de l’ensemble des éléments examinés, y compris le bien apporté en garantie, que vous serez vraisemblablement en mesure de rembourser le crédit.
- Pour un rachat de crédit pour un propriétaire, vous pouvez garantir le rachat par une hypothèque ou une sûreté comparable sur votre logement. La garantie peut être prise en compte dans l’étude du dossier, mais elle ne suffit pas à elle seule à obtenir le rachat. À noter qu’un rachat avec garantie hypothécaire relève du régime du crédit immobilier, quel que soit son objet. Le prêteur évalue alors votre capacité de remboursement notamment au regard de vos revenus et de vos dépenses et consulte le FICP au plus tard lors de l’émission de l’offre.
- Si vous êtes locataire, vous ne disposez pas d’un bien immobilier à apporter en garantie. Pour un rachat de crédit pour un locataire, le prêteur examine donc essentiellement vos revenus, vos charges, vos autres engagements financiers et, le cas échéant, les autres garanties que vous pouvez apporter. L’inscription au FICP reste un élément de l’évaluation parmi d’autres.
Un propriétaire inscrit au FICP peut accéder à un rachat de crédits grâce à la garantie hypothécaire, tandis qu’un locataire dans la même situation se voit systématiquement refuser ce type de financement. La détention d’un bien immobilier constitue le critère déterminant pour l’acceptation du dossier.
Sandra NOVAIS, Directrice de production - Regroupement de crédits
Se faire accompagner par un intermédiaire
Dans le cadre du déroulé d’un rachat de crédits FICP, un intermédiaire comme Meilleurtaux peut étudier votre situation, présenter votre dossier à ses partenaires et vous accompagner dans la comparaison des propositions reçues. La décision d’accorder ou non le financement appartient toutefois au prêteur.
Pour un rachat portant sur au moins deux dettes, dont un crédit en cours, le prêteur ou l’intermédiaire doit vous remettre un document d’information et répondre à vos questions. L’intermédiaire doit également préciser ses éventuels liens avec les prêteurs. Pour un crédit à la consommation, le prêteur met également en garde l’emprunteur lorsque le crédit présente des risques particuliers pour sa situation financière.
Un intermédiaire ne peut percevoir aucune somme avant le versement effectif des fonds. La demande de paiement anticipé par un interlocuteur, ou l’absence d’immatriculation au registre de l’ORIAS (ou du prêteur au REGAFI), doit donc vous alerter : de faux conseillers peuvent proposer de faux rachats de crédits.
Vous pouvez faire une demande de simulation.
Avantages, coût et autres solutions
Pour une personne inscrite au FICP, les avantages d’un rachat de crédit comprennent deux intérêts particuliers :
- permettre de solder le crédit à l’origine de l’inscription, qui est alors radiée,
- intégrer une autre dette en cours de remboursement au regroupement des crédits.
L’opération qui regroupe plusieurs dettes au sein d’un seul contrat aboutit à une mensualité unique. En contrepartie, une mensualité réduite implique généralement une durée de remboursement plus longue et fait augmenter le coût d’un rachat de crédit.
Un rachat de crédit avec trésorerie peut aussi inclure une somme supplémentaire destinée à financer un nouveau projet. Cette trésorerie augmente toutefois le montant emprunté et, par conséquent, le coût du crédit. En cas de procédure de surendettement en cours ou de plan en cours d’exécution, la souscription d’un nouvel emprunt reste encadrée.
Grâce à nos guides dédiés, découvrez également comment obtenir un crédit pour une personne fichée ou connaître les options après un rachat de crédit refusé.
FAQ : vos questions fréquentes sur le rachat de crédits FICP
Un propriétaire bailleur ou un employeur peut-il consulter le FICP ?
Non. Les informations du FICP sont réservées aux établissements de crédit et organismes habilités, qui les consultent pour apprécier la solvabilité d’un emprunteur. La Banque de France et ces établissements ne peuvent en remettre copie à quiconque, sauf à l’intéressé.
Ma dette fichée a été cédée à une société de recouvrement : qui fait lever l’inscription une fois la dette remboursée ?
L’entreprise qui gère l’inscription déclare le paiement intégral à la Banque de France, qui radie alors l’incident. Si la dette a été cédée à un tiers non habilité, ce tiers informe immédiatement cette entreprise du règlement ; elle dispose ensuite de quatre jours ouvrés pour le déclarer.
Le prêteur doit-il me dire qu’il refuse mon rachat de crédits à cause du FICP ?
Oui. Quand le refus repose sur le résultat de la consultation du FICP, le prêteur doit vous en informer et vous communiquer ce résultat. En crédit à la consommation, il le fait sans délai et sans frais.
Si mon conjoint et moi demandons un rachat et que l’un de nous est fiché, que se passe-t-il ?
Pour un rachat relevant du crédit à la consommation, le prêteur évalue votre solvabilité en tenant compte de votre capacité de remboursement commune. L’inscription de l’un des coemprunteurs au FICP ne constitue pas un obstacle légal au rachat de crédits : le prêteur doit consulter le fichier, mais ne peut pas fonder son évaluation exclusivement sur cette consultation.