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Investissement locatif : tout savoir sur le dispositif Pinel

Écrit par Cloé MAGISTER . Mis à jour le 4 mai 2026 .
Temps de lecture : 9 min

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Le dispositif Pinel est un mécanisme de défiscalisation immobilière initialement mis en place pour encourager l’investissement locatif dans le neuf, dans les zones où le marché immobilier est tendu. Il permet aux contribuables français de bénéficier d’une réduction d’impôt en contrepartie de l’achat d’un logement destiné à la location, sous certaines conditions de durée, de zonage, et de revenus du locataire.

Il a pris fin au 1er janvier 2025 pour les nouvelles acquisitions, mais il continue de s’appliquer pour les investissements réalisés avant cette date.

Conditions, modalités, montant de la réduction d’impôt, caractéristiques... Meilleurtaux vous en dit plus sur le dispositif Pinel.

L'essentiel à retenir sur le dispositif Pinel

  • Le dispositif Pinel permettait de réduire son impôt en investissant dans un logement neuf destiné à la location.
  • Le dispositif était réservé aux biens situés en zones tendues, avec des plafonds de loyers et de ressources pour les locataires strictement encadrés.
  • L’investisseur devait s’engager à louer le logement nu en résidence principale pendant 6, 9 ou 12 ans en contrepartie d’un avantage fiscal.
  • Le dispositif a pris fin au 1er janvier 2025, mais les investissements réalisés avant cette date continuent de produire leurs effets jusqu’au terme de l’engagement.
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Qu’est-ce que le dispositif Pinel ?

Le dispositif Pinel, également appelé « loi Pinel », doit son nom à Sylvia Pinel, ministre du Logement lors de sa mise en place. Il s’agit d’une disposition du Code général des impôts introduite par la loi de finances pour 2015, qui reprend les grandes lignes de l’ancien dispositif Duflot.

Ce mécanisme offrait aux particuliers la possibilité de bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu dans le cadre d’un investissement locatif pour un logement neuf ou assimilé. En contrepartie, l’investisseur devait s’engager à louer un logement nu, à usage de résidence principale, pour une durée minimale de six ans.

L’avantage fiscal était accordé sous réserve de respecter plusieurs conditions strictes.

Considéré comme trop coûteux pour les finances publiques, le dispositif Pinel a pris fin le 31 décembre 2024. Les investissements réalisés avant cette date continuent de produire leurs effets : les contribuables concernés qui remplissent les conditions conservent leur réduction d’impôt selon les mêmes limites et jusqu’au terme de leur engagement locatif, dans la limite de 12 ans.

Comment bénéficier du dispositif Pinel ?

L’accès au dispositif Pinel repose sur un ensemble de conditions strictes, à la fois liées au logement, au locataire et à l’engagement de location.

Ces critères visaient initialement à orienter l’investissement vers des zones tendues tout en garantissant l’accès au logement pour les ménages aux revenus intermédiaires.

Les conditions liées au logement

Le type de bien éligible

Dans le cadre du dispositif Pinel, le contribuable devait acquérir un logement neuf. L’acquisition ou le dépôt de la demande de permis de construire devait intervenir entre le 1er septembre 2014 et le 31 décembre 2024, avec des délais d’achèvement variables selon la nature du bien.

Plusieurs typologies de biens étaient en effet éligibles :

  • un logement neuf ou en état futur d’achèvement (VEFA),
  • une construction réalisée par le contribuable,
  • un logement faisant l’objet d’une remise à neuf au sens de l’article 257 du Code général des impôts,
  • la réhabilitation d’un logement considéré comme indécent au regard de la loi du 6 juillet 1989,
  • la transformation en logement d’un local initialement affecté à un autre usage.

Bon à savoir

À noter qu’à compter du 1er janvier 2021, le dispositif a été recentré sur les logements situés dans des immeubles collectifs. Les maisons individuelles et logements pavillonnaires ont donc été exclus du périmètre.

La localisation géographique du bien acheté

Le logement devait impérativement être situé en zone A bis, A ou B1.

Ces zones sont définies par l’article 18-0 bis C de l’annexe IV du Code général des impôts comme présentant « un déséquilibre important entre l’offre et la demande de logements ».

Ce zonage repose sur plusieurs indicateurs :

  • la dynamique démographique,
  • le niveau des loyers,
  • les prix de l’immobilier.

L’objectif est de cibler les territoires où la tension locative est la plus forte.

Bon à savoir

Jusqu’en 2017, des dérogations permettaient d’investir en zones B2 et C, sous réserve d’un agrément du préfet de région justifié par une tension locale du marché. Cette possibilité a été supprimée au 1er janvier 2018.

Les plafonds de loyers

L’investisseur devait également respecter des plafonds de loyers fixés par décret. Ces loyers étaient volontairement encadrés, généralement inférieurs de 10 à 20% aux prix du marché, afin de favoriser l’accès au logement pour les classes modestes et intermédiaires.

Les plafonds étaient revalorisés chaque année en fonction de l’évolution de l’indice des prix à la consommation hors tabac.

Voici les plafonds mensuels de loyer au m² en 2026 :

Localisation du logement Plafond mensuel
Zone A bis 19,71 €
Zone A 14,64 €
Zone B1 11,80 €
Zones B2 et C (agrément) 10,26 €

Ces plafonds varient en fonction de la surface du logement et l’application d’un coefficient multiplicateur en vue de tenir compte de la réalité du marché locatif.

Ce dernier est obtenu via la formule de calcul suivante : 0,7 + (19 ÷ surface du logement). Son résultat est arrondi à la deuxième décimale la plus proche et ne peut excéder 1,2.

Cas concret :

Ainsi, par exemple, pour la location d’un logement de 82 m² situé en zone B1, le coefficient est de 0,93, portant le plafond au m2 pour un bail conclu en 2026 à hauteur de 10,98 € (détail du calcul : 11,80 x (0,7 + 19/82) = 10,98).

Les conditions liées au locataire

Les plafonds de ressources

Le locataire devait respecter des plafonds de ressources (revenu fiscal de référence), déterminés en fonction de la composition du foyer et de la zone géographique.

Ces plafonds visent à réserver les logements Pinel aux ménages qui ne peuvent pas accéder au logement social, tout en rencontrant des difficultés à se loger dans le parc privé.

Voici les plafonds annuels de ressources des locataires applicables pour les baux conclus en 2026 :

Composition du foyer Zone A bis Zone A Zone B1 Zone B2/C
Personne seule 44 344 € 44 344 € 36 144 € 32 530 €
Couple 66 276 € 66 276 € 48 268 € 43 439 €
+ 1 personne à charge 86 878 € 79 666 € 58 043 € 52 239 €
+ 2 personnes à charge 103 727 € 95 427 € 70 073 € 63 066 €
+ 3 personnes à charge 123 415 € 112 968 € 82 432 € 74 189 €
+ 4 personnes à charge 138 874 € 127 122 € 92 900 € 83 611 €
Majoration par personne supplémentaire + 15 471 € + 14 164 € + 10 364 € + 9 325 €

Autres modalités

Le locataire peut être un ascendant ou un descendant du propriétaire (parent ou enfant), à condition de ne pas être rattaché à son foyer fiscal. Cette possibilité reste toutefois encadrée par le respect des plafonds de loyers et de ressources.

L’engagement de location en Pinel

Enfin, pour bénéficier de l’avantage fiscal, le propriétaire devait s’engager à louer le logement nu, à usage de résidence principale, dans un délai maximum d’un an après l’achèvement du bien ou son acquisition.

Cet engagement initial, réalisé lors du dépôt de la déclaration des revenus de l’année d’achèvement de l’immeuble ou de son acquisition si elle était postérieure, était de six ou neuf ans, de manière irrévocable. À l’issue de cette période, il était possible de prolonger la location par périodes de trois ans, dans la limite d’une durée totale de 12 ans.

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Quel est le montant de la réduction d'impôt ?

La réduction d’impôt accordée dans le cadre du dispositif Pinel est calculée sur le prix de revient du logement, dans la limite de deux logements maximum par an et par contribuable.

Le montant total pris en compte est plafonné selon deux seuils :

  • 300 000 € par contribuable et par an,
  • 5 500 € par m² de surface habitable.

À ces limites s’ajoute le plafonnement global des avantages fiscaux. Le dispositif Pinel entrait dans le champ des « niches fiscales », dont le montant total est plafonné à 10 000 € par an pour l’impôt sur le revenu.

Le taux de la réduction d’impôt dépend de la durée de l’engagement de location. Pour les investissements réalisés à partir de 2023, ces taux ont été progressivement réduits jusqu’à atteindre ces seuils en 2026 :

Durée d’engagement Taux de réduction
6 ans 9%
9 ans 12%
12 ans 14%

La réduction d’impôt est accordée au titre de l’année à laquelle le logement ou ses travaux de réhabilitation sont achevés (ou de son acquisition si elle est postérieure) et imputée sur l’impôt au titre de cette même année, puis chacune des cinq, huit ou onze années suivantes selon la durée de l’engagement de location (six, neuf ou 12 ans).

Attention : aucun report du solde sur les années suivantes n’est possible dans le cas où le montant de la réduction d’impôt excède l’impôt dû au titre d’une année d’imposition.

Zoom sur le Pinel +

Le Pinel + (ou Pinel plus) a été introduit à partir de 2023 pour maintenir des avantages fiscaux équivalents à ceux du Pinel classique avant la baisse des taux, sur les mêmes bases que le dispositif Pinel (logement collectif, plafonnement de loyer et des revenus du locataire, durée initiale de location de 6 ou 9 ans pouvant être prolongée jusqu’à 12 ans...).

Ce dispositif permettait de conserver des taux de réduction plus avantageux, à condition de respecter des critères renforcés définis par le décret du 17 mars 2022. Deux grandes conditions devaient être remplies :

  • le logement devait être situé dans un quartier prioritaire de la politique de la ville ;
  • ou présenter un niveau élevé de qualité, notamment en matière de performance énergétique et environnementale, supérieur aux exigences réglementaires (selon le diagnostic de performance énergétique et la réglementation environnementale).

Le Pinel + visait ainsi à orienter les investissements vers des logements plus durables et mieux intégrés aux enjeux urbains actuels.

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Questions fréquentes sur le dispositif Pinel

Quel dispositif a remplacé la loi Pinel ?

Le dispositif Pinel n’a pas été remplacé en tant que tel, mais le dispositif Jeanbrun, dit « Relance logement », crée un nouveau cadre fiscal visant à encourager l’investissement locatif privé par l’intermédiaire d’un « statut du bailleur privé ».

Contrairement au dispositif Pinel, le dispositif Jeanbrun ne repose pas sur une réduction d’impôt immédiate, mais sur une déduction annuelle d’une partie de la valeur du logement des revenus fonciers à travers un mécanisme d’amortissement.

Que faire de son logement après les 12 ans d’engagement maximum ?

Si votre engagement initial était de 6 ans, ou 9 ans, vous pouvez le prolonger jusqu’à 12 ans maximum. Ensuite, vous pouvez choisir de louer votre bien sous le statut de loueur meublé non professionnel (LMNP) pour continuer à profiter d’autres avantages fiscaux, ou bien louer votre logement nu sous le régime de droit commun sans contrainte de plafonnement de loyers ou de revenu.

Enfin, vous pouvez toujours occuper votre bien, ou encore le revendre. La décision dépend avant tout de vos objectifs et de l’état du marché. Dans le doute, n’hésitez pas à demander les conseils d’un expert.

Que risque-t-on en cas de revente avant la fin de la durée d’engagement ?

Dans l’éventualité où vous revendez votre logement de manière anticipée, non seulement vous perdez votre avantage fiscal, mais en plus vous devrez rembourser à l’État les réductions d’impôt déjà perçues. Néanmoins, il existe tout de même quelques situations qui permettent de justifier la rupture d’un engagement avant la fin prévue.

C’est notamment le cas si vous perdez votre emploi, êtes victime d’un accident ou d’une maladie entraînant une invalidité, ou bien en cas de décès.

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