Immobilier : ces 11 métropoles où la perte de pouvoir d’achat est importante depuis cinq ans

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Entre 2017 et 2022, les propriétaires ont perdu en moyenne 6m2 de surface dans les grandes villes françaises. Selon une étude menée par Meilleurs Agents, Rennes occupe la première place du podium. En cinq ans, c’est la ville où les acheteurs ont été le plus impactés, avec une perte de 14m2.

Vous ne souhaitez plus être locataire et voulez acquérir un bien à Rennes, Strasbourg ou Toulouse ? Sur le papier c'est un beau projet pour réaliser une simulation prêt immobilier. Seulement, attendez-vous à rogner sur la superficie par rapport à celle que vous auriez obtenue cinq ans auparavant.

La frénésie immobilière, portée par des taux de crédit au plus bas, a fait grimper les prix. Résultat, le pouvoir d'achat immobilier des ménages a baissé. Bien qu’il existe de fortes disparités entre les 11 plus grandes villes concernées par l’étude (Paris, Marseille, Lyon, Toulouse, Nice, Nantes, Montpellier, Strasbourg, Bordeaux, Lille, et Rennes), les ménages souhaitant y investir ont tous perdu en superficie : « Entre mars 2017 et mars 2022, les Français vivant dans ces villes ont perdu 6m2 de pouvoir d'achat immobilier », dévoile l’étude.

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Une grande chambre parentale en moins à Rennes

Avec un revenu médian équivalent à 2 525 euros aujourd’hui, il était possible en 2017 de devenir propriétaire d’un logement de 40m2 ou plus, dans la plupart des villes citées. Pour un même budget, un ménage pouvait obtenir une superficie de 44m2 à Toulouse, 46m2 à Nantes et même 47m2 à Rennes.

En mars 2022, avec les mêmes garanties financières, il est impossible de s’offrir un bien de plus de 37m2. Les grands perdants de ce phénomène sont les Rennais : le prix du mètre carré de la capitale bretonne est passé de 2 534 euros en 2017 à 4 111 euros aujourd’hui. Les acheteurs potentiels ont donc perdu 14m2, l’équivalent d’une grande chambre parentale. Les villes de Strasbourg et Nantes (-9 m²), Lyon et Toulouse (-8 m²) sont également fortement concernées.

Une hausse rapide des prix sans augmentation de salaires

Alors comment expliquer cette baisse dans ces villes ? La hausse rapide des prix n'a malheureusement pas été compensée par une hausse des salaires. Selon Barbara Castillo Rico, responsable de la recherche économique chez Meilleurs Agents "A Rennes, par exemple, les prix de l'immobilier ont augmenté en moyenne de 62,3 %, alors que les revenus n'ont augmenté que de 9,3 %. La baisse des taux d'intérêt n'a pas suffi à combler la différence".

A l'inverse, les revenus à Paris ont augmenté de 10,4% sur la période, tandis que les prix de l'immobilier, déjà très élevés en 2017, n'ont augmenté "que" de 19,9%. De fait, un jeune actif ayant un salaire mensuel de 2 525 euros et souhaitant s’offrir son premier bien immobilier à Paris, peut espérer obtenir 19m2 contre 20m2 en 2017.


Découvrez la superficie perdue entre 2017 et 2022, avec un revenu de 2 525 euros par mois selon la ville :

  • 14m2 à Rennes (de 47m2 à 33m2) ;
  • 9m2 à Nantes (de 46m2 à 37m2) ;
  • 9m2 à Strasbourg (de 40m2 à 31m2) ;
  • 8m2 à Lyon (de 37m2 à 29m2) ;
  • 8m2 à Toulouse (de 44m2 à 36m2) ;
  • 6m2 à Lille (de 39m2 à 33m2) ;
  • 5m2 à Marseille (de 40m2 à 35m2) ;
  • 3m2 à Bordeaux (de 35m2 à 32m2) ;
  • 3m2 à Montpellier (de 36m2 à 33m2) ;
  • 2m2 à Nice (de 29m2 à 27m2) ;
  • 1m2 à Paris (de 20m2 à 19m2) ; 

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