Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
10 décembre 2024 .
Temps de lecture :
3 min
- Détails
- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

La crise du logement qui sévit depuis plusieurs années en France risque encore de s’intensifier dans les mois à venir. Malgré une stabilisation relative des prix, l’offre dans le neuf se fait plus rare et la pénurie se profile. Les promoteurs craignent par ailleurs un impact majeur sur leurs activités, notamment lorsque le marché reprendra.
Une situation inédite depuis deux décennies
D’après les chiffres rendus publics par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), la production de logements neufs a chuté de -41 % entre le troisième trimestre de 2023 et celui de cette année. Pour la période de juin à septembre 2024, 8 693 résidences, tous types confondus, ont été proposées à la vente.
Il s’agit de l’une des pires performances du secteur depuis un quart de siècle,
Pascal Boulanger
Rappelle Pascal Boulanger, président du FPI.
De plus, de nombreux propriétaires n’ont pas trouvé d’acquéreur dans les délais qu’ils se sont fixés et ont préféré retirer leurs biens du marché. Un tiers des projets de cession ont ainsi été arrêtés.
La raréfaction dans le neuf est par ailleurs accentuée par le recul notable des autorisations de permis de construire, en baisse de -7,6 % comparée à la même période en 2023.
La pénurie d’offres guette selon les promoteurs
Les prix restent stables, et les taux de crédit immobilier sont actuellement raisonnables. Mais la demande qui décroit, la baisse du nombre de nouvelles constructions et le retrait massif des biens non vendus plombent le marché du résidentiel neuf. Outre le manque d’acquéreurs et des tarifs qui restent élevés pour la plupart des candidats à l’achat, des soucis d’ordre technique ou juridique constituent aussi des raisons d’annulation et de diminution du volume des ventes.
D’après, Pascal Boulanger,
Les différents acteurs du domaine doivent se préparer à une pénurie qui surviendra d’ici trois ou quatre ans.
Pascal Boulanger
De plus, la reprise risque d’être compliquée, toujours à cause de l’insuffisance de l’offre qui résultera de la raréfaction actuelle. Les promoteurs devront également faire face au manque de main-d’œuvre d’une part, et à la possibilité de ne pas disposer d’assez de terrains pour les nouvelles constructions.
- Le secteur de l’immobilier résidentiel neuf connait actuellement une crise liée au manque de logements mis en vente.
- Outre la diminution de la quantité de biens proposés, le retrait de certains du marché faute d’acquéreurs et la baisse du nombre d’autorisations de permis de construire contribuent à la raréfaction de l’offre.
- La Fédération des promoteurs immobiliers (FPI) entrevoit une pénurie de logements neufs dans les trois ou quatre ans à venir.