Les prix de l’immobilier ne cessent de grimper depuis le début de l’année, et ce, malgré les mesures mises en place par le gouvernement pour limiter la hausse. Selon les explications fournies par Alain Papadopoulos, Président de l’AEDév et du site Universimmo-Pro, le phénomène résulte des mécanismes souvent incompris du grand public : la stabilité des prix immobiliers ne repose pas uniquement sur la loi de l’offre et de la demande. Les prix fluctuent au gré des motivations des acquéreurs potentiels Le déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché constitue l’une des causes majeures de la hausse des tarifs immobiliers. La concurrence au niveau des acheteurs accentue l’augmentation des prix. Cette situation s’observe notamment dans les grandes villes et les communes affichant un dynamisme économique remarquable. Important En effet, le nombre croissant d’acquéreurs potentiels incite les propriétaires vendeurs à demander des prix parfois excessifs, en particulier sur le marché de l’ancien. Ces derniers profitent également de l’empressement des acheteurs qui souhaitent bénéficier des conditions d’emprunt particulièrement avantageuses proposées par les banques pour s’offrir un logement. D’autre part, avec l’assouplissement des modalités de crédit, les candidats à la propriété, particulièrement ceux qui disposent d’un apport personnel important, n’ont aucune difficulté à financer leurs projets. Et ils peuvent même trouver rapidement des solutions avantageuses en recourant à un outil de simulation de prêt immobilier en ligne. Les arguments des promoteurs sont rationnels... mais pas valides Les promoteurs immobiliers avancent la rareté des terrains et les surcoûts engendrés par le respect des normes de construction comme raisons principales de la hausse du prix dans le neuf. Pourtant, d’après M. Papadopoulos, Ces professionnels ajustent tout simplement les prix de leurs biens à ceux de l’ancien. Alain Papadopoulos Contrairement à leur affirmation, la valeur du terrain dépend de la valorisation à rebours. Plus précisément, il s’agit du prix maximum qu’un promoteur est prêt à décaisser afin de garantir un prix rémunérateur et rentabiliser son investissement. Il est également utile de préciser que les solutions apportées par le gouvernement pour contenir la flambée des prix dans l’immobilier, comme le plafonnement des honoraires des agents immobiliers dans le cadre du dispositif Pinel, l’exonération des plus-values sur la vente de la résidence principale...) ne semblent pas avoir eu l’effet escompté, du moins jusqu’ici.