Plus d’un tiers des propriétaires immobiliers décident d’ignorer les anomalies détectées après un DEO

Test d'un tableau électrique

Depuis 2018, toute installation électrique de plus de 15 ans doit être soumise au DEO (Diagnostic électrique obligatoire). Les propriétaires sont les premiers concernés par cette mesure. Cependant, seuls 84 % des bailleurs et 59 % des locataires connaissent ce contrôle obligatoire en France. C’est ce qu’indique un sondage récent réalisé par Kantar pour Promotelec.

L’état de l’installation électrique est un facteur non négligeable en assurance habitation propriétaire. Les problèmes à ce niveau peuvent en effet provoquer des incendies et divers accidents domestiques. De ce fait, les assureurs sont particulièrement attentifs aux résultats du DEO sur les bâtiments concernés. Dans 22 % des cas, le diagnostic détecte des anomalies sur les installations contrôlées.

En cas de non-conformité, 63 % des propriétaires décident d’effectuer les travaux nécessaires. Ce taux augmente même à 85 % à Paris. En revanche, ils sont encore 37 % à ne rien faire pour remédier au bilan négatif obtenu après le diagnostic électrique obligatoire de leur bien immobilier.

Des travaux assez onéreux

47 % des bailleurs réalisant des travaux après un DEO négatif sont motivés par la protection des locataires. À travers cette initiative, 19 % des propriétaires espèrent faciliter la location de leur logement. Ils pourront ainsi trouver rapidement des locataires. Dans 10 % des cas, ils pensent pouvoir augmenter le loyer en rénovant leur installation électrique.

La non-conformité la plus répandue reste l’absence de dispositifs de sécurité pour détecter et éviter les fuites de courant. Ces anomalies sont observées dans 30 % des cas selon les bailleurs, contre 24 % d’après les locataires. La présence d’équipements électriques inadaptés ou vétustes figure également parmi les problèmes les plus fréquents. Cette situation est constatée par 26 % des propriétaires, contre 38 % des locataires.

La majorité des locataires et 46 % des bailleurs évaluent le coût des travaux à moins de 1 000 euros. Ce prix englobe toutes les interventions nécessaires pour remettre en état l’installation électrique du bâtiment. L’estimation des travaux varie, en revanche, de 1 000 à 2 000 euros pour 40 % des locataires et 32 % des propriétaires interrogés. Dans tous les cas, le budget requis est assez conséquent.

Des recommandations méconnues et souvent négligées

Parmi les bailleurs ne réagissant pas aux résultats du DEO, 20 % ont prévu d’effectuer des travaux de rénovation ou de remise aux normes ultérieurement. En revanche, 8 % des propriétaires n’ont réellement aucune intention d’agir. Enfin, 9 % d’entre eux ne savent pas encore ce qu’ils comptent faire suite à ce contrôle.

D’après l’étude considérée, 66 % des bailleurs affirment connaître les 6 points de sécurité analysés par le DEO, contre 42 % chez les locataires. Toutefois, la plupart des Français ont seulement une vague connaissance de ces éléments, à raison de 43 % chez les propriétaires et 32 % du côté des locataires.

Pour rappel, le contrôle obligatoire porte sur la présence de protections contre les surintensités et l’installation d’au moins un disjoncteur différentiel. Le bâtiment doit par ailleurs disposer d’un appareil central de commande et de protection facile d’accès.

S’imposent également une liaison équipotentielle et une installation adaptée à la salle de bains, ou toute autre pièce équipée d’une douche ou d’une baignoire. Enfin, l’installation électrique dans l’ensemble du bâtiment ne doit pas comporter de conducteurs non protégés ni de matériels vétustes.

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