La tension déjà existante monte deux fois plus au niveau de l’immobilier locatif québécois à cause du Coronavirus

appartement a montreal

Les effets de l’épidémie de Coronavirus se font ressentir bien au-delà du secteur santé et économique des pays. Au Québec, la tension monte aussi d’un cran au niveau de l’immobilier, notamment en raison de l’approche de la date de l’échéance des baux. À savoir toutefois que le marché locatif a fait des siennes, dans cette province canadienne, depuis déjà belle lurette.

Aider bon nombre de ménages québécois à se loger, telle a toujours été la mission de l’OMHQ (Office municipal d’habitation de Québec). Mais la tâche s’annonce ardue cette année, notamment à l’heure actuelle où la date du 1er juillet se rapproche. De fait, les demandes de logement vont certainement exploser alors que l’offre semble nettement s’entasser.

Les activités économiques mises en pause durant ces dernières semaines, en raison de la pandémie du coronavirus SARS-CoV-2, et qui redémarre progressivement aujourd’hui y est sans doute pour quelque chose. Quoiqu’il faille reconnaître que la crise s’était installée depuis plus longtemps, voire une décennie pour les habitations au loyer abordable.

Une appréhension des plus compréhensible

Le recours au service d’un comparateur assurance habitation est le meilleur moyen de trouver une couverture adéquate à un prix compétitif. De quoi nettement amoindrir les charges déjà alourdies par les loyers élevés. Comme c’est le cas depuis une dizaine d’années au Québec où bon nombre d’habitants font continuellement face à une pénurie de logements.

L’OMHQ s’active tous les ans pour gérer au mieux la situation, notamment à travers l’ « Opération 1er juillet » étant donné que les baux de location sont échus à cette date. Et il s’en est bien sorti l’an dernier, à en croire un communiqué visible auprès de la mairie de la ville :

En 2019, l’ « Opération 1er juillet » s’est déroulée du 1er mai au 19 juillet. Au total, soixante-dix-sept (77) demandes ont été traitées et toutes les personnes accompagnées ont réussi à régulariser leur situation résidentielle.

Pour autant, l’Office semble moins rassuré cette année, alors que la saison des déménagements 2020 se rapproche à grands pas. À savoir, une trentaine de dossiers sont déjà ouverts à ce jour et leur nombre pourrait augmenter davantage. En cause : l’impact du coût de location et du taux d’inoccupation.

Les dernières statistiques de la SCHL (Société canadienne d’hypothèque et de logement) pour le compte de 2019 ont, en effet, révélé que le taux d’inoccupation global pour la région québécoise était de 2,4% en 2019 (contre 3,3% en 2018), en deçà du seuil d’équilibre de 3,0%.

Il était même largement inférieur à la moyenne dans certaines localités (moins de 2% dans les quartiers centraux), voire encore plus bas pour les habitats loués à moins de 1 099 dollars canadiens par mois (2,2% maximum) ainsi que pour les grands logements (1,9%). Alors que le loyer moyen s’est accru de 1,9%.

L’intensité de la crise mérite quelques anticipations

La crise sanitaire provoquée par le Covid-19, forçant l’économie à se mettre en pause, contribue à élever davantage la pression. À Jonathan Carmichael, organisateur communautaire au BAIL (Bureau d’animation et information logement du Québec métropolitain) d’avouer :

C’est très inquiétant. C’était déjà une crise du logement avant la pandémie. Si on ajoute la COVID, c’est doublement inquiétant.

Jonathan Carmichael

Il convient d’admettre que les mesures barrières instaurées en vue d’endiguer la propagation de la maladie ont rendu le processus de recherches d’habitation plus compliqué. Les visites de reconnaissance se font à distance, par vidéo ou via des photos, ce qui n’est pas forcément évident pour les deux parties.

Pour remédier à la situation actuelle, une missive a été déposée auprès des élus de la Ville, annonçant dès aujourd’hui le début de l’ « Opération 1er juillet » :

Afin d’anticiper la hausse des demandes et de se prévaloir de suffisamment de temps pour répondre à chacune, il est proposé de démarrer le service un mois plus tôt cette année, soit du 1er avril au 17 juillet 2020.

Jonathan carmichael

À l’ingénieur et directeur général de l’OMHQ, Claude Foster, d’ajouter :

Un mois d’avance, ça ne sera pas de trop […] Je pense qu’au cours des prochaines semaines on va avoir une augmentation à cause de l’économie qui tarde à repartir […] Les gens voient que ça va être plus long de ravoir leur travail.

Claude Foster

Dans cette vision, il préconise le maintien des baux avant d’avoir la certitude de trouver une meilleure offre. Ce conseil s’applique également aux ménages qui projettent de déménager dans une maison neuve, car si les entrepreneurs ont repris leurs travaux de construction, la fin du chantier à la date fixée est moins certaine.

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