Le système de prévention de risques contre les cataclysmes naturels mérite d’être profondément repensé

4x4 passant devant une maison lors d'une innondation

La France, tout comme le reste du monde, est concernée par le changement climatique, principale source d’intensification des catastrophes naturelles. Or, ces dernières coûtent aussi bien aux victimes qu’aux assureurs ainsi qu’aux finances publiques. Les stratégies de prévention doivent être, de ce fait, repensées afin d’amoindrir le coût des dégâts.

La communication et l’incitation des habitants à collaborer sont des solutions efficaces que les autorités municipales se doivent de consolider afin de mieux anticiper les événements climatiques, outre le fait de construire de nouvelles infrastructures protectrices. C’est ce qu’a mis en exergue l’ancienne maire de Nemours et actuellement députée de Seine-et-Marne, Valérie Lacroute lorsqu’elle a sollicité, dans ce sens, le regroupement des communes.

Le fait est que les catastrophes naturelles ont considérablement augmenté ces dernières années et leurs conséquences de plus en plus dévastatrices. Si bien que les actions de prévention des risques méritent d’être revues de fond en comble. Ce, également afin de mieux utiliser le fonds Barnier dont le rôle est aujourd’hui, contradictoirement à son nom officiel, plus réactif que préventif.

L’union fait la force

Le dérèglement climatique impacte grandement sur la fréquence et l’intensité des catastrophes naturelles. Les besoins en matière de prévention sont, de ce fait, plus amplifiés au risque de ne plus pouvoir être comblés par les ressources des fonds existants dans les années à venir. Il devient alors primordial de contenir la croissance prévisible des dommages matériels et des impacts humains.

Mais pour y parvenir, il convient de jauger l’efficacité des actions entreprises. Une mesure qui ne peut être optimisée que si toutes les communes se tiennent les coudes, selon Valérie Lacroute qui était maire de Nemours lors des inondations de la Seine en mai-juin 2016. À savoir, les municipalités de la vallée du Loing se sont regroupées dans un syndicat unique afin de mieux anticiper ces événements météorologiques.

Ce regroupement permet, en effet, de réfléchir au bon moment aux solutions adéquates. C’est bien le cas du lancement d’une étude hydrologique visant à contrôler le phénomène des crues. La construction de digues et de bassins de rétention d’eau fait partie des projets à réaliser, qui plus est, elle a prouvé son efficacité lors des inondations de 2018 où les barrages-réservoirs de la Seine ont amoindri les dégâts de 90 millions d’euros.

Outre cela, la négociation avec les agriculteurs pour une possibilité d’inonder une partie de leurs champs en cas de besoin est aussi une voie à explorer. Ce qui ne rend pas moins importante la communication à l’égard des consignes, que la menace soit imminente ou encore éloignée.

Optimiser le fonds Barnier

À noter que ces divers projets peuvent être financés par le fonds Barnier, ce Fonds de prévention des risques naturels qui intervient en cas d’événements climatiques majeurs afin de couvrir les dommages non indemnisés par les pourvoyeurs d’assurance habitation. Conformément à son nom, ce dispositif sponsorise les actions menées par les particuliers, les collectivités et même une partie de celles de l’État.

D’autant qu’au fil des années, il a étendu son périmètre d’action grâce à la surprime catnat. Ce qui lui permet entre autres d’adapter des immeubles à risque afin de les protéger d’éventuels séismes ou de financer la construction des structures de rétention d’eau.

Force est pourtant de constater que ce fonds agit le plus souvent après la catastrophe plutôt qu’avant. Le fait est qu’il doit être sollicité alors que la majorité des demandes proviennent des communes victimes d’un événement climatique. Ce qui explique aussi sa mobilisation quelque peu disparate.

Ce qui amène le directeur des fonds publics et de la prévention de la CRR (Caisse centrale de réassurance), Nicolas Bauduceau, à soulever le fait que les priorités doivent être fixées et qu’une stratégie nationale d’évaluation des risques mise au point par l’État. Cela afin de rendre plus efficient le dispositif. À savoir, l’on peut compter sur la Caisse centrale de réassurance pour mieux éclairer les décideurs.

 

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