La conclusion d’un prêt à l’habitat se complique pour les primo-accédants

modèle de maison

Pour les acheteurs de logement, la situation se corse avec le resserrement des conditions d’accès à l’emprunt immobilier. Cette complication concerne principalement les plus jeunes. Pour plusieurs d’entre eux, la réalisation d’un projet d’acquisition est désormais conditionnée par l’apport familial lors d’une demande de prêt. C’est notamment le cas de beaucoup de consommateurs franciliens.

En avril 2022, les banques ont renforcé leurs conditions d’octroi de crédit immobilier. Suivant les directives du Haut conseil de stabilité financière, elles ont commencé à réclamer davantage d’apports personnels. De ce resserrement a découlé un accroissement des difficultés d’obtention d’un prêt pour beaucoup de consommateurs. Sur ce point, l’on retiendra surtout le cas des primo-accédants.

Malgré cette compression, une experte en courtage immobilier affirme néanmoins que quelques solutions existent lorsqu’on ne dispose que de peu ou d’apports. En janvier 2022,

Elle recommandait aux personnes achetant un logement pour la première fois d’éviter toute forme d’autocensure.

Selon des spécialistes, cette consigne demeure valable à l’heure actuelle.

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Le resserrement des conditions d’emprunt handicape les plus jeunes

Les jeunes actifs souffrent également du durcissement des conditions d’emprunt avec :

  • Une durée de contrat soumise à un plafond de 25 ans ;
  • Un taux d’endettement de 35 % maximum.

D’après une société de courtage, les organismes bancaires appliquent rigoureusement ces deux critères depuis le début de l’année. Un responsable au sein de l’entreprise explique que l’autorité macroprudentielle a souhaité réduire le risque de surtension, mais :

[…] Cette règle défavorise les plus jeunes qui ont des revenus et un apport plus faible. Cette situation les contraint parfois à revoir leurs projets.

Les résidents de l’Île-de-France sont davantage forcés de quitter le centre de Paris pour s’offrir un bien en grande couronne. Ce qui impacte sur la répartition géographique des souscriptions d’assurance habitation. Quelquefois, ils abandonnent même leur désir d’acquisition et décident de rester dans la location. D’autres choisissent, quant à eux, de s’orienter vers les provinces afin d’y réaliser un investissement locatif. Cependant, cette option alternative se révèle également inaccessible pour certains acheteurs.

L’apport familial devient vital pour certains projets

Pour les acquéreurs en région parisienne, le soutien familial constitue aujourd’hui un moyen indispensable, du fait :

  • De l’inflation galopante ;
  • De la diminution du pouvoir d’achat de la population.

En Île-de-France, la possession d’un apport toujours davantage important est indispensable. Pourtant, les logements intra-muros à Paris ont vu leurs coûts s’écrouler. Une récente étude révèle que près du tiers des consommateurs franciliens ont eu la possibilité d’acquérir leur habitation. Cela, grâce à leurs proches. Ils ont reçu des donations ou un legs.

Comparativement à la moyenne nationale, cette part s’avère plus élevée. À cette échelle, 28 % des répondants affirment avoir profité d’une aide budgétaire familiale afin de concrétiser leur projet. Cette proportion permet d’évaluer l’importance des successions dans l’acquisition de la propriété. Le patron d’une société de courtage immobilier a déclaré :

En raison des prix particulièrement élevés en Île-de-France, jusque-là tirés par Paris, difficile de devenir propriétaire en ayant des revenus modestes. L'apport familial représente une planche de salut pour de nombreux emprunteurs. Ce qui creuse davantage encore les inégalités d'accès à la propriété.

Le phénomène semble davantage manifeste chez les jeunes. 38 % des Franciliens, ayant entre 25-34 ans, ont fait des investissements dans l’habitat à travers des donations ou héritages familiaux.


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