Le mauvais temps en mai va coûter cher aux assureurs

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France Assureurs a estimé ce mercredi que les intempéries ayant touché l'ouest de la France entre le 20 et le 23 mai coûteront plus de 323 millions d'euros aux assureurs. Covéa, juge pour sa part que le week-end de la Pentecôte coûtera au moins deux fois plus cher.

93 000 sinistres ont été enregistrés à la suite des intempéries qui ont fortement impacté l’ouest du pays entre le 20 et le 23 mai, selon les estimations de la fédération professionnelle des assureurs. Cela couterait 323 millions d'euros aux assureurs. En revanche, les dommages causés par la deuxième vague d'orages passant sur l’hexagone durant le week-end de Pentecôte, entre le 3 et le 5 juin, ne sont pas encore connus.

Dimanche matin, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin a fait état d’un bilan humain devant la presse concernant ce phénomène météorologique exceptionnel et révèle qu’il a causé « 15 blessés dont deux graves et une personne décédée à Rouen ».

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Entre 650 et 850 millions d'euros de dommages

Si l’on en croit les estimations faites à l’AFP par Covéa (MAAF, MMA, GMF), assureur mutualiste français, il faut s'attendre à environ 240 000 sinistres supplémentaires, suite à ce dernier épisode météorologique. La facture pourrait être très salée selon l’assureur « pour l'ensemble du marché IARD (Incendie, Accidents et Risques Divers), tous assureurs confondus », atteignant environ 650 à 850 millions d'euros, soit le double du 20 et 23 mai.

Pour sa part, la fédération des assureurs préfère ne pas faire de projections pour le moment, jugeant qu'il est encore « trop tôt pour estimer le nombre et le coût des sinistres entre le 3 et le 5 juin ».

Les habitations et véhicules fortement touchés

Que les sinistrés se rassurent, les assureurs « sont pleinement mobilisés aux côtés de leurs assurés pour accélérer les procédures d'indemnisation et répondre le plus rapidement possible à leurs besoins », précise-t-elle dans son communiqué.

France Assureurs révèle notamment que les intempéries du mois de mai ont entrainé deux principaux postes d'indemnisations : les dommages automobiles avec un coût à hauteur de 131 millions d'euros, et les dommages causés aux habitations, pour une facture estimée à 127 millions.

Dans l’Indre dans la nuit du 22 au 23 mai, environ 340 logements avaient par exemple été endommagés par les violents orages. Selon la préfecture, ils ont été par moment accompagnés de fortes pluies de grêlons, brisant de nombreuses vitres et pare-brise de voitures. Selon le conseil départemental, quelques 350 pompiers avaient ainsi été déployés pour répondre aux 1 500 appels à l’aide et prêter main forte sur 500 interventions.

Face à la multiplication de ces phénomènes et au nombre croissant de catastrophes naturelles à venir, les assureurs craignent de devoir augmenter leurs tarifs (assurance habitation ou encore auto). C’est en tout cas ce qu’indiquait récemment un rapport de l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) de la banque de France, rapporté par MoneyVox. Les primes d'assurance habitation devraient en effet augmenter sensiblement dans les années à venir, notamment dans les régions les plus touchées par les risques de catastrophes naturelles (PACA et Occitanie).


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