Sur le marché immobilier tricolore, un phénomène nouveau se dessine depuis l’apparition du coronavirus. Celui se manifestant à travers l’intérêt montant des Français pour les logements situés dans les villes moyennes. Une tendance qui a bien fait d’apporter des changements majeurs dans le secteur et qui sera encore au rendez-vous en 2022 selon les prévisions. Que ce soit du côté des notaires, des promoteurs ou encore à travers un site comparateur assurance habitation, le même son de cloche se fait entendre en ce qui concerne le secteur immobilier depuis que la présence du coronavirus est détectée dans l’Hexagone. Celui annonçant que l’ère est désormais au changement en accordant la faveur aux marchés des logements dans les villes moyennes qui sont sur la ligne de départ pour prendre le dessus sur les métropoles. Un phénomène porté essentiellement par le changement de comportement des Français selon les analystes découvrant que ce nouveau penchant qui devrait s’étendre jusqu’en 2022 n’a pas manqué de ramener les prix à la hausse. Place aux logements dans les villes moyennes D’après les analystes, la pandémie du covid-19 a bien fait d’apporter son lot de changements sur le secteur immobilier en faisant essentiellement allusion au comportement des Français affichant un intérêt particulier pour les logements dans les villes moyennes. Non pas sans raison selon un expert du domaine indiquant que cette tendance s’explique à travers le besoin des ménages de se libérer de l’atmosphère anxiogène et des restrictions généralement constatées dans les métropoles sous l’influence de la crise sanitaire. Une manière pour ce spécialiste de dire qu’en ces périodes difficiles, les Français sont plus enclins à mettre l’accent sur le confort apporté par les logements dans les plus petites villes que de se concentrer sur le côté pratique des habitats en métropole. À Yann Jéhanno d’ajouter : La pièce en plus, le balcon, la terrasse et le mieux-vivre dans son logement sont plus que jamais attendus par les acquéreurs. Yann Jéhanno À la tête d’un réseau d’agences immobilières M. Jéhanno est aussi bien placé pour dire que même ceux qui disposaient d’une propriété en grande ville ont décidé de plier bagage dans l’unique but de vivre l’expérience en faisant remarquer que : On voit qu’un certain nombre de métropolitains réalisent leur opération immobilière dans les métropoles, récupèrent leur plus-value et se déplacent de 5 à 20 kilomètres et restent sur le même bassin. Yann Jéhanno Les prix se sont envolés Il va sans dire qu’avec ce changement de comportement, les Français ont bien fait d’engendrer un déséquilibre entre l’offre et la demande qui a eu pour conséquence d’engendrer une envolée des prix qui s’est manifesté depuis le début de la crise et qui devrait continuer dans ce sens selon Yann Jéhanno indiquant que : Pour 2022, avec une demande qui est toujours nettement supérieure à une offre qui est à un niveau bas, il ne devrait pas y avoir de changement de dynamique global au cours du premier semestre 2022. Yann Jéhanno À ce propos, il faut d’ailleurs rappeler que cet engouement s’est bien manifesté à travers l’explosion des transactions constatée depuis 2020 et qui s’est perpétué jusqu’en 2021, l’année durant laquelle un nouveau record s’est établi. Mais pour en revenir à la croissance tarifaire se faisant remarquer du côté des villes moyennes et des zones périphériques des métropoles, il faut préciser que l’évolution n’est pas passée inaperçue selon M. Jéhanno faisant état d’une hausse de 7% en prenant en exemple le cas de La Rochelle. Même constat du côté des experts rattachés à Meilleurtaux qui, à travers cette inflation, ont détecté une baisse du pouvoir d’achat immobilier des ménages dans certaines villes comme Angers et Reims affichant une baisse de 27 m² et de 13 m². Un point de vue partagé par les notaires annonçant un recul de 9 m² pour les maisons et de 4 m² pour les appartements.