L’immobilier tertiaire ultra sécurisé s’accroît à Rennes

Immobilier tertiaire rennes

À l’heure du digital, la cybersécurité constitue une question importante qui ne cesse de se développer. Dans cette optique, un nombre grandissant d’acteurs témoignent aujourd’hui d’intérêts pour les bâtiments anti-intrusion informatique. Des structures qui coûtent à peu près 20 % plus cher que les modèles habituels en raison des équipements qui y sont intégrés.

Dans tous les secteurs, la dimension de la cybersécurité ne cesse de s’agrandir. Sur ce point, la filière regroupe plus de 4 100 emplois dans l’Hexagone, dont environ 3 280 partagés entre 76 entreprises privées. Avec le nouveau projet de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information, ces chiffres devront évoluer prochainement. En effet, l’organe rattaché au SGDSN prévoit actuellement d’établir une base des armées à Rennes Métropole.

À ce titre, elle a besoin de bureaux d’au moins 4 000 m² pour accueillir ses partenaires. Un programme qui profitera à différents secteurs comme l’assurance habitation. À noter que cette année, une équipe de Paris sera transférée dans la métropole.

De plus en plus d’opérateurs investissent dans le domaine

Dans ce contexte, le vice-président chargé de l’économie et de l’emploi de la métropole rennaise, Sébastien Sémeril, a accordé un entretien à LesEchos. Selon ses allégations, bon nombre d’entreprises commencent à s’intéresser aux bâtiments tertiaires ultra-sécurisés. Face à cela, Rennes Métropole propose un accompagnement aux start-ups qui aspirent à s’implanter dans sa capitale économique. Pour ce faire, elle songe à baliser l’immobilier ou le foncier consacré à la cybersécurité. En outre, elle envisage aussi de renforcer la formation en vue d’assurer le développement de la filière.

Parallèlement à cela, les investissements pour ce type de structure ne cessent de croître. À titre d’exemple, les Ateliers Alfonso Femia et NGE Immobilier ont récemment lancé le projet « CyberPlace ». Prévu mis en place d’ici 2023, celui-ci consiste en la construction d’un bâtiment de 8 000 m². Exempt de failles en termes de sécurité numérique, ce dernier hébergera notamment 70 entreprises du secteur privé, une école universitaire, etc.

Une solution à la fragilité des data centers

Dans les détails, les réseaux internes des établissements devront respecter quelques points définis par un cahier des charges strict. Cela porte sur leur système de contrôle d’accès, l’opacité du vitrage et le blindage des portes. Par ailleurs, ils devront également être approuvés par l’Anssi. Côté coût, les immeubles sont réservés à une catégorie restreinte d’entité. En effet, un supplément de 20 % sera appliqué à l’enveloppe par mètre carré. Cela découle de la nécessité de doter les structures des équipements susmentionnés.

D’après les explications de Sébastien Sémeril, le numérique constitue d’un côté une base indispensable dans la création d’une ville intelligente. De l’autre, il est également à l’origine du progrès. De ce fait, il s’avère important pour tous les acteurs concernés de limiter ses conséquences dommageables pour mieux profiter de ses avantages.

Le chargé des questions sur l’économie et l’emploi de la métropole souligne à ce sujet la fragilité des centres de données. Dans cette perspective, il incombe à chacun de se responsabiliser et d’assurer leur protection.

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