La différence de genre existe aussi chez les seniors en matière de location de résidence

conflit couple

Le logement se trouve actuellement au cœur des préoccupations de bon nombre de retraités français. L’inquiétude est d’autant plus grande si la localité visée se trouve en région francilienne et que la pension de retraite perçue atteint tout juste la moyenne. Force est d’ailleurs de constater que les femmes isolées éprouvent plus d’anxiété sur ce sujet que les hommes.

Si la crise de logements est une réalité partout en France, elle est beaucoup plus ressentie dans la capitale. De fait, louer à Paris reviendrait en moyenne 188% plus cher qu'en Province. Ce qui est, dans la plupart des cas, hors de portée pour les plus de 65 ans, surtout ceux qui ne perçoivent qu’une pension de base. Et encore faut-il préciser que les femmes seules sont nettement moins loties que les hommes.

Une disparité qui persiste même en s’éloignant de la Ville Lumière pour se tourner vers les grandes villes franciliennes. Le fait est que c’est la valeur même des revenus qui diffère d’un genre à l’autre. Ce qui impacte indubitablement sur la superficie louable.

Paris et ses alentours sont quasiment inaccessibles

Acquérir sa propre résidence est, sans conteste, un des meilleurs investissements pour lesquels une personne doit opter durant sa période active. Non seulement la pierre est une valeur sure dans un contexte économique quelque peu instable, mais accéder à la propriété est le seul moyen d’éviter de devoir débourser constamment un loyer pour bénéficier d’un toit.

Ce qui peut lester grandement le budget quand on se retrouve à la retraite. D’autant que les prix du logement vont maintenir leur tendance haussière cette année, s’ils ont détenu un record en 2019. À savoir pourtant que 27% des plus de 65 ans subissent déjà cette situation en France, sans compter les primes d’assurance habitation locataire qui alourdissent également leur facture mensuelle.

Dans la capitale, la proportion des locataires remonte même à 45%, dont moins de la moitié loue en résidence privée. Il va de soi que cela devient un sujet de fortes préoccupations pour ces retraités, notamment pour ceux dont la pension est seulement basique. L’on peut même dire que pour eux, louer un appartement dans la ville parisienne n’est pas chose aisée, voire même pratiquement impossible.

Au responsable éditorial du groupe SeLoger, Michel Lechenault, de préciser :

« Les Hauts-de-Seine, avec Paris, font partie des lieux les plus chers de France. Il est là aussi, presque impossible de louer avec les pensions perçues […] En élargissant à l'Ile-de-France, on s'aperçoit que l'on reste sur de toutes petites surfaces également. […] Les prix ont suivi l'inflation. Les projets liés au Grand Paris express y sont pour beaucoup ».

Michel Lechenault

Une disparité homme-femme tangible

Afin d’analyser la situation des retraités face aux prix actuels des loyers, plusieurs grandes villes de l’Île-de-France (de plus de 60 000 habitants) ont fait l’objet d’une étude. Le site de référence SeLoger a également pris en considération les pensions de retraite communiquées par la DRESS (direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques) ainsi que son baromètre mensuel des loyers.

De fortes inégalités ont été alors constatées, entre retraités et retraitées. Ne serait-ce que de comparer la superficie qu’ils peuvent louer à Paris avec leur subvention de retraite. Une femme de plus de 65 ans, vivant seule, ne peut prétendre qu’à une surface de 13 m², soit 42% plus petite que celle dont un homme peut jouir (19 m²). Un fait déploré par Michel Lechenault dans son communiqué :

« Pour une femme, c'est l'équivalent d'une chambre de bonne et pour un homme d'un petit studio. C'est devenu fou. Cela veut dire qu'il est presque impossible de se loger. Même en couple, les retraités peuvent à peine prétendre à un deux-pièces ».

Michel Lechenault

Une situation également perceptible dans plusieurs villes des Hauts-de-Seine, telles qu’à Boulogne-Billancourt, à Levallois-Perret, à Neuilly-sur-Seine, à Courbevoie et à Issy-les-Moulineaux où les retraitées disposent d’une surface habitable de 14 à 15 m² contre 19 à 22 m² pour les pensionnaires masculins.

Une différence qui perdure même en s’éloignant dans le Val-d’Oise, dans le Val-de-Marne ou dans la Seine-Saint-Denis où un senior est à même de loger dans un appartement de 9 m² plus large (en moyenne) que celui d’une femme seule. Ce, en raison de l’écart entre leurs pensions : celles octroyées aux retraitées s’élevant à 40% de moins, selon les données de l’Insee.

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