L’étau se resserre contre les véhicules les plus polluants. Du moins, dans un avenir proche si l’on tient compte des lignes dédiées aux moyens de déplacement dans le projet de loi climat. En se référant aux premières mesures annoncées en début janvier, l’on constate en effet que la situation risque de se corser davantage pour les modèles thermiques. Loin de se contenter de jouer au comparateur assurance auto, les analystes ne ratent pas les occasions pour garder un œil sur l’évolution de la filière automobile. C’est la raison pour laquelle certains d’entre eux se sont dernièrement focalisés sur le projet de loi climat sachant que ce dispositif ne manquerait pas de toucher un mot sur le secteur. Et en y regardant de près, ils ont constaté que des changements majeurs méritent d’attirer l’attention des conducteurs. Ce, en faisant allusion aux différentes mesures qui devraient rendre encore plus difficile, l’existence des modèles de véhicules les plus polluants qui auront à faire face à différentes formes de restrictions en matière de circulation ou de vente. Vouées à disparaitre En portant un regard sur les premières mesures annoncées en début janvier, les analystes se sont rendu compte que les voitures les plus polluantes sont vouées à disparaitre. Du moins, pour la majorité d’entre elles si l’on se réfère à un article de ce projet de loi prévoyant une moindre part du marché pour les modèles thermiques en leur accordant 5% des ventes en précisant que cette faveur concerne : Les véhicules destinés à des usages spécifiques. Tout cela pour dire qu’avec la loi climat, le pouvoir public veut mettre un terme à la vente des modèles à essence ou diesel avec un taux d’émission de carbone élevé à 123 g/km de CO2 en norme WLTP. Un dispositif qui devrait entrer en vigueur dès 1er janvier 2030 pour les voitures particulières neuves. Un choix qui intervient, alors qu’en parallèle, il faudrait aussi s’attendre au bannissement total de toutes formes de publicités liées à la vente de véhicules thermiques avec lequel s’ajoute le malus au poids qui entrera en vigueur le 1er janvier 2022 ainsi que des barèmes plus sévères pour le malus CO2. Les zones de circulation de plus en plus réduites En attendant l’interdiction des ventes en 2030, les conducteurs se doivent aussi de savoir que les zones de circulation seront de plus en plus réduites pour les véhicules les plus polluants. ImportantÀ travers l’un de ses articles, la loi climat a en effet prévu l’instauration de ZFE (zone à faibles émissions mobilité) dans toutes les villes de plus de 15 000 habitants avant 31 décembre 2024. Soit, autant d’agglomérations qui viendront renforcer les rangs de celles qui ont déjà pris de l’avance dans ce domaine en faisant allusion à Grand Paris, Villeurbanne et à Grenoble. Une mauvaise nouvelle pour les modèles thermiques qui peuvent également s’attendre à faire face à des restrictions de circulation dans les zones où la qualité de l’air n’est pas bonne. Dans ce sens, le projet de loi a établi un calendrier d’interdiction pour les véhicules : Crit'Air 5 et non classés avant le 1er janvier 2023 ; Crit'Air 4 avant le 1er janvier 2024 ; Crit'Air 3 avant le 1er janvier 2025.