La révision du reste à vivre jugée plus pertinente que le plafonnement du taux d’endettement de 33 %

homme adulte endetté travaillant au bureau

Parmi les recommandations du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) pour freiner l’emballement du prêt immobilier figure le plafonnement du taux d’effort des ménages emprunteurs à 33 %. Toutefois, selon certains experts, cette disposition risque de pénaliser les emprunteurs aisés sans offrir une protection infaillible aux plus modestes.

La limitation du taux d’endettement des emprunteurs à 33 % jugée non pertinente

Le HCSF préconise notamment d’inscrire le plafonnement du taux d’endettement à 33 % dans la loi. Pour rappel, cet indicateur correspond à la part du remboursement d’un prêt sur les revenus mensuels du ménage. Il est pris en compte aussi bien lors d’une première souscription que lors d’un rachat de crédits.

Pour l’instant,

Important Il s’agit d’une règle tacite, mais non contraignante, qui permet aux banques de le faire varier de 25 % à 45 % en fonction du dossier de l’emprunteur.

Certaines vont même jusqu’à 50 % lorsque le client dispose de revenus conséquents. Toutefois, selon les professionnels du marché, « la moyenne réelle se situe à 30 % ».

De plus, ils estiment que

« Le taux d’endettement n’est pas l’élément le plus pertinent pour évaluer les capacités financières et prendre la décision d’accorder le prêt ou non »

et recommandent de

« S’intéresser plutôt au reste à vivre ».

Recommandation de révision du reste à vivre minimum

Le reste à vivre représente la somme dont dispose l’emprunteur pour vivre après déduction de ses mensualités de crédit. Selon son importance, le taux d’endettement est plus ou moins élevé. Pour illustrer cette règle, prenons l’exemple d’une personne célibataire qui sollicite un emprunt sans apport avec un salaire mensuel de 1 500 euros et aucune épargne. Si la mensualité est fixée à 500 euros, il lui reste 1 000 euros pour vivre, soit un taux d’endettement de 27 %.

Autre scénario, considérons un profil qui perçoit 7 000 euros par mois et rembourse 1 500 euros au titre du financement de sa résidence principale. Un deuxième prêt dédié à l’acquisition d’une résidence secondaire lui coûte 1 300 euros, ce qui lui laisse environ 4 200 euros de « reste à vivre ». Pour un taux d’endettement proche de 40 %, sa situation est plus que confortable.

« Dans un contexte de révision des règles, les professionnels jugent plus judicieux de tenir davantage compte du reste à vivre. »

Important Pour le moment, la loi impose un minimum de 800 euros, indépendamment de la composition du foyer, un niveau considéré comme trop faible.

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