Les professionnels de la santé sont en train de se réorganiser en France

professionnels de la santé

En France, 6 millions de patients se retrouvent sans médecin traitant, suite au départ à la retraite de plusieurs généralistes. Les professionnels proposent de redistribuer les tâches. Les auxiliaires médicaux prendront la relève là où les médecins manquent. Les généralistes disponibles pourront ainsi se concentrer sur les cas plus graves. Reste à attendre la décision du gouvernement.

Le domaine de la santé est préoccupant en France. Les médecins sont en sous-effectif alors que des patients attendent des soins. C’est un problème qui se glisse au milieu des grèves et du problème de carburant. Les professionnels de la santé sont arrivés à un accord le jeudi 13 octobre 2022.

Le monopole n’est pas possible dans un contexte où les médecins se font rares, contrairement aux auxiliaires médicaux. Les patients souhaitent aussi, sans doute, recevoir davantage d’attention. Certains termes du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2023 constituerait une solution à cela. Cela remédierait aux problèmes de manque de personnel, suggère le président de l’ordre national des infirmiers, Patrick Chamboredon.

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Une nécessité pour le secteur médical

Chaque patient doit être suivi par un médecin traitant. Tel est l’avis de François Arnault, ORL retraité et actuel président de l’ordre des médecins. Il adhère à l’idée de transférer certaines prérogatives aux auxiliaires pour le bien des patients. La transition doit se faire rapidement, selon lui, dès l’année 2023. Il ajoute que :

[…] Six millions de Français auront accès à un professionnel de santé et les généralistes pourront se recentrer sur le diagnostic, les consultations longues consacrées à l’annonce de pathologies lourdes ou à de la prévention.

Il existe d’ailleurs assez d’infirmiers libéraux pour compenser le manque de médecins auprès des patients qui en ont besoin. Ils sont présents en grand nombre dans le centre de l’Hexagone. Les personnes âgées y sont représentées une forte proportion. Le patient doit toutefois s’assurer d’un bon taux de remboursement par sa mutuelle en ce qui concerne les soins infirmiers.

Cette situation évoque le contexte similaire il y a un an de cela. Le Parlement a autorisé les pharmaciens à traiter des pathologies bénignes. Aucun décret d’application n’a toutefois été publié, rendant la décision nulle. Les prochains mois seront décisifs pour connaître l’issue de la situation actuelle.

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Les changements attendus

Le système de santé était uniquement accessible depuis les généralistes auparavant. Désormais, les patients pourront trouver de l’aide auprès des auxiliaires sans intermédiaire.

Les kinésithérapeutes s’attendent ainsi à obtenir l’autorisation de traiter directement :

  • Les entorses bénignes ;
  • Les tendinites ;
  • Les lumbagos ;
  • Les douleurs d’épaules.

Les infirmières libérales auront aussi de nouvelles attributions. L’effectif et la répartition des infirmiers ont d’ailleurs fait pencher la balance, lors de la prise de décision. Patrick Chamboredon est particulièrement ravi de passer du second plan à une place plus importante auprès des patients. Il estime que ces derniers doivent avoir le choix du professionnel de santé à consulter. Ces auxiliaires peuvent aussi orienter les patients vers les services médicaux si besoin.

Selon Patrick Chamboredon, les responsabilités des infirmiers pourraient s’étendre :

  • Au renouvellement d’ordonnances ;
  • À la prescription d’antidouleurs ;
  • À la vaccination ;
  • À la surveillance de l’état du patient : tension, prélèvement pour test, prise de sang, etc.

Les syndicats médicaux ne sont toutefois pas unanimes et certains n’adhèrent pas à cette idée. La crainte que le projet de loi n’aboutisse pas n’est donc pas à écarter.


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