Les supermarchés demandent l’autorisation de commercialisation d’autotests

autotest covid

En Suisse, en Belgique ou encore de l’autre côté du Rhin, la grande distribution peut déjà commercialiser des autotests. En France, la réalité apparaît différente, cette possibilité étant réservée aux pharmacies. Cependant, les supermarchés du pays souhaitent faire évoluer cette règle. Devant la précipitation des Français sur ces outils, Lidl, Leclerc et Super U désirent également en vendre.

Depuis mi-mars 2021, les autotests pour le dépistage du SARS-CoV-2 sont commercialisés dans l’Hexagone. À pratiquer soi-même, ces dispositifs de type antigénique constituent cependant des outils médicaux. Le Code de la santé prévoit par conséquent que leur vente s’effectue exclusivement en officine.

Par rapport à cette situation, Michel Biero, prévient que le 15 janvier prochain, le pic Omicron serait atteint. Le dirigeant de Lidl France estime qu’un grand nombre de Français souhaiteront alors se contrôler. Dès lors, commercialiser des autotests dans les supermarchés semble utile, pense-t-il.

Dans ce cadre, Michel-Edouard Leclerc, chef de l’entreprise du même nom, critique les réguliers conflits corporatistes.

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Faciliter l’accès à ces outils de dépistage

Au ministère de la Santé, ils paralysent les prises de mesure, déplore-t-il. Comme Lidl, il affirme que les autotests seraient commercialisés à des tarifs exorbitants. Une éventualité qui, sans l’aide d’une mutuelle complémentaire, pourrait s’avérer difficilement supportable pour les acheteurs.

D’ailleurs, Leclerc s’est déjà procuré quelques milliers d’exemplaires de ces outils. Pour sa part, Carrefour s’est ravitaillé à hauteur d’un million de tests neuf mois auparavant. Quelque temps après, les dirigeants ont décidé de les réserver aux pharmacies.

Dans plusieurs pays voisins comme la Suisse, l’Allemagne ou la Belgique, les grandes surfaces proposent des autotests. Lors de leur introduction sur le marché français, Jérôme Salomon avait lui-même évoqué un instrument relativement simple d’accès. Le 14 mars dernier, le directeur général de la Santé avait annoncé :

Le principe de l'autotest, c'est justement qu'on puisse l'avoir en famille. Ce sera, peut-être, en supermarchés ou en officines en tout cas, si c'est le plus facile, ça va être très facile à organiser.

Le contexte actuel appuie la requête de la grande distribution

En cette fin d’année, le contexte a cependant changé avec :

  • La vague d’infections due à la circulation du variant Omicron ;
  • Les fêtes de fin d’année.

Le président de l’Union de syndicats de pharmaciens d’officine (USPO), Gilles Bonnefond a indiqué le 22 décembre 2021 :

Actuellement, les pharmaciens vendent 80.000 autotests par jour, c'est deux fois plus qu'au printemps dernier […]. Il y a encore des stocks mais il n'y en a pas partout.

Gilles Bonnefond

Un problème survenant au moment où les Français se sont rués sur les tests SARS-CoV-2 pour Noël. Pour cette raison, nombre de distributeurs demandent la permission de commercialiser des autotests dans leurs établissements. Jusqu’à maintenant, leur requête est restée vaine.

Le 21 décembre 2021, Dominique Schlecher a souligné que certains usagers désireraient pouvoir se procurer des autotests en supermarché. Le président de Système U a alors plaidé :

N'est-ce pas le moment d'autoriser cette vente comme une arme de plus ?

Dominique Schlecher

Les Français souhaiteraient profiter de plus de facilité, comme avec les masques, et l’ont fait savoir, a-t-il déclaré.


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