Un nouveau tournant est discuté par les pharmaciens pour la transformation de leur métier

devanture pharmacie

Grâce à la crise sanitaire, le secteur pharmaceutique a profité de deux années d’opulence. En décembre 2021, une négociation a été ouverte avec l’Assurance-maladie pour dresser une nouvelle convention relative à la filière. Un document qui doit être signé en février 2022. Les discussions y afférentes concerneront davantage l’accroissement des compétences des officines que les problématiques financières.

Pour une nouvelle convention 2022-2027, les pharmaciens, en pleine prospérité, ont commencé en décembre 2021 une discussion avec l’Assurance-maladie. Le 25 janvier 2022, la Haute autorité de santé doit annoncer jusqu’où la compétence de ces acteurs pourra s’étendre. Cependant, la négociation prévoit déjà une partie rétribution des rappels pour tous les vaccins et possiblement toutes les tranches d’âge. À noter qu’aujourd’hui, les pharmaciens n’administrent que deux vaccins. Celui contre la grippe pour les plus de 65 ans et celui contre le SARS-CoV-2 à compter de 5 ans.

L’élargissement du dépistage est aussi au programme, pour l’infection urinaire et le cancer colorectal.

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Certains points pourraient être abordés en 2023

Depuis le début de la crise sanitaire, le nombre de dépistages s’est nettement effondré. Un phénomène que les mutuelle santé ont ressenti et qui explique pourquoi l’on recourt à l’aide des officines.

La convention susmentionnée devrait être conclue en février 2022. Après cette phase, l’Assurance-maladie est disposée à concevoir d’autres missions rétribuées pour les pharmaciens :

  • Parcours des malades sous opioïdes ;
  • Suivi de la prise de pilules par le patient ;
  • Prévention du risque cardiovasculaire ;
  • Accompagnement de malades souffrant d’insuffisance cardiaque ;
  • Assistance de malades diabétiques.

Ces thèmes produisant d’importantes répercussions significatives pourraient être étudiés l’année prochaine, dans l’attente que le coronavirus ait disparu. Le moment viendra alors d’équilibrer le nouveau modèle économique des pharmaciens.

Les pouvoirs publics visent à exploiter les acquis de l’épidémie de Covid-19 pour orienter les officines vers un virage professionnel. L’objectif consiste à leur déléguer d’autres missions de santé publique pour compenser le manque de médecins.

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Les pouvoirs publics veulent un renforcement de la prévention

Le tournant précédent, pris sept ans plus tôt, avait transformé le modèle de rémunération des pharmacies. Désormais, 75 % de leur rétribution proviennent des honoraires. Auparavant, 80 % résultaient du volume de boîtes écoulées. Maintenant, les autorités publiques espèrent des officines qu’elles étendent la prévention.

En attendant, l’Assurance-maladie a estimé qu’en 2021, les pharmacies devraient engranger une grande marge relative à la lutte contre le Covid-19. Elles devraient en enregistrer environ 1,8 milliard d’euros, précise l’organisme. Dans les détails, 170 millions d’euros devraient être dégagés sur les vaccins et 1,26 milliard d’euros sur la pratique de dépistages. Au total, la marge devrait s’élever au-delà de 8 milliards d’euros.

À l’aune des prévisions effectuées en septembre 2021, l’addition SARS-CoV-2 des pharmaciens s’est agrandie avec l’expansion de la cinquième vague. De manière détaillée, elle a augmenté de 200 millions d’euros. Les 21 000 officines du réseau ont amassé en moyenne 82 000 euros grâce au coronavirus. Pour comparaison, avant la crise sanitaire, ils ont affiché une rémunération de 315 000 euros par an.

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