Le sport sur ordonnance peine à s’imposer dans la routine des médecins traitants

un homme en pleine activité sportive

La sédentarité s’impose de plus en plus dans le quotidien des contemporains, provoquant d’innombrables désagréments au niveau de leur santé. Bouger et pratiquer du sport devient alors plus qu’une nécessité. En effet, chacun peut entreprendre une activité physique à condition que celle-ci soit adaptée à son état de santé. La loi soutient même cette idée à travers un décret promulgué il y a presque trois ans.

Le sport peut, dans bon nombre de situations, aider à combattre la maladie. Ne serait-ce que de considérer la façon dont il contribue au regain de confiance en soi, un point essentiel si l’on veut réussir dans sa lutte. C’est ainsi que le décret, permettant aux praticiens de prescrire une activité physique adaptée (APA) et réalisable à leurs patients souffrant d’ALD (affection longue durée), a été adopté.

Le fait est que les médecins traitants sont plus à même d’influencer les personnes concernées dans leur assiduité. Force est pourtant de constater que le dynamisme n’est pas encore au rendez-vous pour ces professionnels de la santé.

Faute de formation ou d'accompagnement, ces derniers tardent à mettre cette pratique en application. Jusqu’ici, moins de quatre Français sur dix ont obtenu une ordonnance pour un sport bien précis.

Une pratique bénéfique qui est pourtant loin d’être populaire

Faire de l’exercice physique est, sans conteste, bénéfique pour la santé. Il n’est, de ce fait, pas étonnant que de plus en plus de gens se mettent aujourd’hui au sport. Ceux qui souffrent d’une pathologie longue durée, telle que la sclérose en plaques, la maladie de Parkinson et le diabète, notamment sont conseillés de pratiquer des activités en adéquation à leur état.

En France, plus particulièrement, les conseils des médecins semblent afficher des succès, car 25% des patients conseillés ont suivi à la lettre leurs recommandations. Cet espoir de recouvrer une meilleure santé est une source inestimable de motivation.

D’autre part, il faut savoir que le sport sur ordonnance est remboursé en partie ou en totalité par plusieurs compagnies d’assurance santé. Les salariés peuvent même bénéficier d’une prise en charge des dépenses afférentes grâce à leur mutuelle obligatoire.

Toujours est-il que la pratique peine à faire son chemin. Les résultats du sondage Ipsos mené auprès de 2 000 personnes, du 14 au 19 décembre 2018, et révélés dans la 8ème édition du baromètre Sport-Santé de la FFEPGV (Fédération Française d'Éducation Physique et de Gymnastique volontaire) le prouvent d’ailleurs :

  • 51% des Français ont reçu des conseils de la part de leur médecin pour pratiquer du sport, mais sans aucune autre précision ;
  • 39% ont obtenu une ordonnance pour un sport particulier ;
  • 31% des patients atteints d’ALD (28% des sondés) ne pratiquent aucune activité physique.

Un écart significatif entre les recommandations et les prescriptions

Certes, il y a bien eu une nette amélioration depuis l’émission du décret ouvrant la voie au sport sur ordonnance destiné aux malades chroniques, le 1er mars 2017. En effet, cette année-là, seul un patient sur cinq s’est vu conseiller par son médecin traitant d’effectuer des exercices physiques. Maintenant, la moitié jouit de cet avantage.

D’ailleurs, les enquêteurs ont relevé un grand intérêt de la part des patients. 34% d’entre eux aimeraient bénéficier d’une prescription précise quant à l’activité sportive qui sied à leur état de santé ainsi qu’à leur condition physique. C’est du côté du personnel soignant que l’enthousiasme manque puisque malgré la hausse des préconisations, les prescriptions semblent être à la traine.

À la présidente de la FFEPGV, Patricia Morel, d’expliquer :

« Depuis le décret de 2017, le sport sur ordonnance tarde à se mettre en place, car les médecins manquent d'accompagnement et de formation. Les chiffres de ce baromètre le montrent : il existe encore un grand écart entre la recommandation et la prescription ».

Patricia Morel.

Pour remédier à cela, quelques mesures vont être mises en place, entre autres la sensibilisation des praticiens via une formation organisée courant l’année prochaine par la FFEPGV. La HAS (Haute autorité de santé), de son côté, a publié un guide sur les APA pour permettre aux médecins de prescrire plus facilement un sport adapté à leurs patients.

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