La paralysie des voyages provoquée par la crise a continué de faire souffrir les loueurs de voitures au premier trimestre

Véhicules compacts sur le parking

La paralysie des voyages provoquée par la crise sanitaire a continué de faire souffrir les loueurs de voitures au premier trimestre. Du moins, si l’on regarde du côté d’Europcar, une figure emblématique du domaine qui continue d’évoluer en zone tumultueuse notamment marquée par une baisse non négligeable de son chiffre d’affaires.

Que ce soit à travers un site spécialisé ou un comparateur assurance auto, Europcar continue de faire parler de lui depuis la publication de son premier bilan pour 2021. Et ce n’est pas faute de le croire puisqu’à cause de la crise sanitaire, la situation de ce spécialiste français de la location de voitures mérite une attention particulière.

Pour le dire, il suffit de porter un regard sur la chute drastique de son chiffre d’affaires sur la période de janvier à mars sans parler de la lourde perte qui se s’est ajoutée à celle de 2020. Un début de saison plutôt mal parti pour l’enseigne qui s’est bien gardée d’avoir une vue trop ambitieuse pour le reste de l’année.

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Encore sous l’emprise de la crise

Tout comme le secteur aérien, les loueurs de voitures sont encore sous l’emprise de la crise au premier trimestre de 2021 avec les restrictions de déplacements et les fermetures des frontières. En publiant son bilan trimestriel, Europcar en a récemment donné la preuve en mettant en exergue les principaux éléments indiquant la sous-performance de ses activités. À savoir :

  • Un chiffre d’affaires qui a chuté de 36 % pour s’établir à 355,7 millions d’euros ;
  • Une perte de 76,7 millions d'euros qui se sont ajoutés aux 645 millions d'euros enregistrés en 2020.

Ainsi, la situation a été des plus inquiétantes pour ce spécialiste de la location de véhicules qui se doit, en parallèle de faire face à une dette colossale atteignant la barre de 1 milliard d’euros en 2020. À Caroline Parot, directrice générale du groupe d’apporter une explication à ce premier résultat plutôt décevant :

Sur le premier trimestre 2021, l'environnement des Voyages & des Loisirs est resté globalement difficile en Europe ; les mesures de confinement, les restrictions de déplacements et les contraintes sanitaires strictes étant toujours en place.

Caroline Parot

Les perspectives sont plutôt floues

Pour Europcar, la situation est claire en ce qui concerne le premier trimestre de 2021, décevante. Et les perspectives sont plutôt floues pour ce qui est pour le reste de l’année pour l’entreprise qui préfère éviter de donner des chiffres quant à ses perspectives.

Quoi qu’il en soit, tout porte à croire que l’opérateur s’est fixé comme objectif de limiter les dégâts en continuant de miser sur sa stratégie basée sur la réduction des coûts selon Caroline Parot ajoutant que :

Dans le cadre de son adaptation des coûts pour atténuer l'impact de la crise sanitaire, le groupe a continué à faire preuve d'une stricte discipline, ce qui lui a permis d'abaisser à nouveau son point mort et de continuer à optimiser sa trésorerie.

Caroline Parot

Dans la même foulée, tout indique également que l’entreprise préfère jouer l’optimisme concernant son chiffre d’affaires qui devrait retrouver son dynamisme, grâce à la croissance des ventes attendue cette année. Ce, en notant que dans ce domaine, l’accroissement est déjà au rendez-vous aux États-Unis, en Nouvelle-Zélande et en Australie. D’après Mme Parot :

La reprise sera forte dès que les conditions sanitaires et de marché s’amélioreront.

Caroline Parot

Quant à ses pertes, Europacar estime qu’elles seront notamment limitées par la location d’utilitaires portée essentiellement par la résilience des marchés domestiques et du segment Vans & Trucks.

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