Les Français sont durement confrontés aux dégâts de leur maison dus aux changements climatiques extrêmes

Dégâts maison conditions climatiques

Les caprices de la météo ont raison de l’état des habitats dans nombreuses régions de la France. De fait, l’humidité à laquelle s’ensuivent les fortes chaleurs accentue la formation de fissures si bien que les propriétaires des quelques millions de maisons s’en retrouvent incommodés. Car l’on peut dire que les dégâts y afférents sont loin d’être anodins.

La période estivale et ses températures pour les moins caniculaires ont baissé leurs rideaux pour laisser place à un peu de fraîcheur. Mais l’instant de répit semble être assombri par les constats des lourdes conséquences des précédentes fortes chaleurs, notamment sur les maisons.

Il se trouve, en effet, qu’un nombre non négligeable d’habitations, dans presque toutes les régions de la France, se retrouvent actuellement avec des murs lézardés. Et la situation est des plus inquiétante pour leurs occupants puisque les logis risquent à tout moment de s’effondrer, si ce n’est qu’ils se dévalorisent progressivement pour ne plus représenter qu’un prix dérisoire en cas de vente.

La meilleure des solutions serait alors de réparer les dégâts, mais à moins de disposer d’un énorme budget, le projet sera difficile à réaliser. D’autant que les indemnisations des assureurs requièrent de la patience.

Quatre millions d’habitations concernées

Novembre 2018 a été fortement marquant dans l’esprit des propriétaires et des acteurs immobiliers du fait des effondrements d’immeuble dans la ville de Marseille. Dès lors, les regards se tournent vers les immeubles et résidences insalubres ou qui le sont devenus à cause des changements climatiques extrêmes.

En effet, l’humidité hivernale et les fortes chaleurs estivales entraînent d’énormes dégâts au niveau des habitations, à commencer par les fissures qui vont en s’aggravant, provoquant des problèmes d’étanchéité et des menaces d’effondrement. À ce propos, les maisons se trouvant en mauvaise posture ne comptent pas moins de quatre millions, à en croire les statistiques. Et force est de constater que de plus en plus de régions du pays sont actuellement concernées.

Certes, les dommages sont réparables, mais il faut dire qu’ils nécessitent d’importantes ressources financières. Un récent rapport de la sénatrice Nicole Bonnefoy estime un coût moyen oscillant entre 35 000 et 75 000 euros.

Ce qui est bien au-dessus des moyens de la masse, notamment des ménages retraités dont certains perçoivent à peine quelque 2 700 euros par mois. D’après le témoignage d’une victime de la situation :

La fissure a pris de l'ampleur et a même détérioré les fondations. Le coût des travaux s'élève à environ 25.000 euros rien que pour consolider la maison.

Des dégâts qui coûtent cher tant aux propriétaires qu’aux assureurs

Une autre alternative serait dans ce cas d’attendre les indemnités de son assureur, mais le processus de remboursement s’avère souvent très long, allant de six mois à un an. Et le fait que la localité où est installée la maison a été reconnue en état de catastrophe naturelle n’y changerait rien.

À savoir pourtant que les cas d’inondations, enregistrant 52% de demandes de reconnaissance entre 2012 et 2018 contre 43% pour les dégâts liés à la sécheresse, ne requièrent que deux mois d’attente avant d’être indemnisés.

À noter que ces deux catastrophes naturelles coûtent cher aux pourvoyeurs d’assurance habitation. Si l’indemnisation des dommages causés par les crues s’élevait à 16 milliards d’euros au cours des 25 dernières années, celle des dégâts dus au réchauffement climatique est estimée à 8 milliards d’euros (320 millions par an).

Au directeur des assurances de biens et de responsabilité au sein de la FFA (Fédération française de l'assurance), Stéphane Pénet, de faire valoir :

À l'horizon des 25 prochaines années, si rien n'est fait, la sécheresse va devenir le sinistre dont le coût va croître le plus rapidement, de l'ordre de 150%. Le coût sera d'environ 21 milliards d'euros contre 38 milliards pour les inondations.

Stéphane Pénet

Toujours est-il que face à leur manque de ressources, certains propriétaires sont obligés de céder leur bien et de déménager. Mais ils sont confrontés à une moins-value du fait des dégradations. Comme c’est le cas de dizaines de milliers d’habitants par an. À un propriétaire à Drambon, du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne-Franche-Comté, déplorer :

J'avais prévu de vendre ma maison (100 m²) qui a été estimée en mai dernier à 200.000 euros mais, dans l'état actuel, elle est invendable. Si je la mettais en vente, les potentiels acheteurs déduiraient le coût des travaux du prix de vente. On m'a également proposé de « reboucher les trous » quoique le problème de la stabilité de la maison n’en soit pas pour autant réglé. Il est hors de question que je la vende à un prix dérisoire.

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