L’Île-de-France a un projet ambitieux pour les véhicules diesel

voitures garées

Les données communiquées récemment par l’APUR témoignent de la baisse du nombre d’immatriculations en région francilienne. Ce constat peut être encourageant, d’autant que ce recul est relevé depuis quelques années. Le travail qui attend les autorités n’est pas pour autant des moindres. En effet, les modèles électrifiés ne représentent pour le moment qu’une infime partie du parc francilien.

L’APUR ou l’Atelier parisien d’urbanisme, un organisme rattaché principalement à la mairie de Paris, vient de publier les résultats de sa dernière investigation. Il fait part d’une chute du nombre de véhicules immatriculés en Île-de-France. Cette décroissance n’est cependant pas nouvelle, elle est observée depuis 2012. Pour autant, la région est encore loin de sa sortie définitive du diesel, bien qu’ elle cherche à l’interdire d’ici 2030. Pour l’heure, les véhicules à gazole restent majoritaires, comptant près de 50 % des voitures en circulation. L’électrification peine pour sa part à se développer. Différentes politiques ont été mises en place pour parvenir aux objectifs fixés, reste à savoir si elles seront efficaces.

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Un parc composé majoritairement de véhicules à gazole

Même l’APUR le reconnaît, l’objectif affiché par l’Île-de-France est particulièrement ambitieux. Les autorités cherchent en effet à bannir définitivement les voitures diesel des Zones à faible émission Mobilités (ZFE-m) pour 2030. Des objectifs d’étapes ont été fixés pour y parvenir. Les véhicules diesel Crit’Air 2 devront ainsi être interdits dans les régions indiquées à partir de 2024.

Pour l’heure, ces modèles sont encore très présents dans le parc francilien. Les chiffres du 1er janvier 2021 indiquent que la région compte 5,4 millions de véhicules en circulation. Parmi eux, 47,5 % utilisent du gazole. En parallèle, les modèles électrifiés n’arrivent toujours pas à s’imposer, ne constituant que 2 % du parc actuellement. Le prix, qui reste élevé, fait partie des obstacles qui empêchent leur développement. À cela s’ajoutent les difficultés rencontrées pour multiplier les infrastructures de recharge dans les copropriétés. Sans oublier d’ailleurs la pénurie de composants qui pénalise aujourd’hui le marché de l’électrique.

Du côté de certains acteurs comme les assureurs, des initiatives sont, en revanche, prises. Aussi, les automobilistes ont désormais la possibilité de trouver une assurance auto pas cher pour leurs modèles électrifiés.

Malgré les difficultés constatées, l’APUR se veut rassurant. L’organisme soutient que la situation peut toujours évoluer dans les années à venir. De plus, la crise sanitaire a changé les habitudes des Français. Les subventions proposées par les autorités franciliennes pour les voitures moins polluantes ont par ailleurs été revues à la hausse.

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Les immatriculations en baisse de 0,5 % chaque année

Des améliorations ont en outre été constatées obtenues grâce aux politiques adoptées. L’Île-de-France a en effet choisi de renforcer le contrôle technique des véhicules en circulation sur son territoire depuis mai 2018. Ceux qui utilisent du gazole sont ainsi soumis à des tests stricts visant à évaluer les diffusions de particules fines. Cette mesure a permis d’expulser nombre de modèles anciens, datant de plus de 10 ans, du parc. Cela s’est traduit par un recul au niveau des immatriculations.

On notera également l’installation des points de recharge électrique, des stations GNV/bio-GNV. Des bornes de recharge à l’hydrogène sont prévues pour bientôt. Les autorités locales ont aussi décidé de limiter davantage la vitesse maximum autorisée. De même, de nouvelles mesures ont été adoptées pour le stationnement payant depuis 2018. Les offres ont en outre été enrichies pour les solutions de déplacements partagées.

Les données de l’APUR dénotent une baisse de 0,2 % pour 8 500 immatriculations en moins en 2020. Ce repli a en partie été soutenu par le déclin du marché automobile français. Les immatriculations ont reculé de 25,5 % sur l’ensemble du secteur pour la même année.

Bien que le chiffre soit relativement faible, les autorités franciliennes se réjouissent de pouvoir constater une tendance à la baisse. Les immatriculations diminuent de 0,5 % en moyenne chaque année dans la région depuis 2012. Cela équivaut à 3 400 véhicules qui disparaissent du parc tous les ans. La chute a même été plus remarquable de 2019 à 2020 avec 6 000 voitures en moins.

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