Une étude canadienne a permis d’envisager un diagnostic rapide et efficace de la maniaco-dépression

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Le trouble bipolaire qui touche principalement la régulation de l’humeur est une pathologie psychiatrique encore quelque peu floue aujourd’hui. De fait, il est sous-diagnostiqué, notamment en France où l’on doit compter une dizaine d’années et plusieurs avis de médecins avant que le patient ne soit fixé sur son état de santé. Une situation à laquelle des chercheurs canadiens entendront bientôt réformer.

Un Français sur cent souffre actuellement du trouble de l’humeur, dénommé bipolarité ou plus communément maniaco-dépression. Mais alors que cette maladie est classée parmi les plus handicapantes, force est pourtant de constater que le diagnostic peut être lent et compliqué en raison des changements de caractère du patient et de l’imperceptibilité des successions de cycle. Sans oublier le taux d’erreur quasi élevé alors que les conséquences d’un retard de constat peuvent être néfastes.

Cette année mettra le processus de dépistage devant un tournant décisif puisque les professionnels de santé vont pouvoir reconnaître la pathologie en moins d’une heure. Et ce, en étudiant l’activité nerveuse du système vestibulaire qui diffère selon l’état mental du malade. Reste à espérer que la découverte sera approuvée et son application mise en vigueur sous peu.

Un dépistage indispensable, mais difficile

Les troubles bipolaires sont positionnés à la 6ème place, par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans le classement des maladies les plus incommodantes. Cela s’explique par les méfaits occasionnés dans le quotidien des patients surtout en cas de diagnostic tardif. Selon la HAS (Haute Autorité de Santé) :

Une reconnaissance tardive du trouble bipolaire favorise les risques associés à la maladie comme le suicide, les hospitalisations, les conséquences désastreuses sur le plan socio-économique (perte du travail, difficultés financières), ou les comorbidités médicales.

De plus, la revue Neurology a révélé en mai dernier une forte corrélation entre cette pathologie et le Parkinson. De fait, à en croire les résultats de l’étude chinoise qui y ont été publiés, les personnes souffrant d’une bipolarité sont plus à même de développer cette maladie neurodégénérative.

Or, même si l’on sait que la pathologie se présente en deux phases : celle où le patient montre de l’euphorie ou de l’hyperactivité et celle où il devient dépressif, et que le coût du dépistage soit moins lourd en raison de la prise en charge de l’Assurance maladie ou de la mutuelle du malade, il n’est pas toujours évident de reconnaître les symptômes. Un site se spécialisant sur le sujet affirme d’ailleurs que :

En France, les troubles bipolaires sont sous-diagnostiqués. Il faut en moyenne 10 à 12 ans et quatre à cinq médecins différents avant qu’ils ne soient nommés.

Par ailleurs, la mission peut se confronter à des embûches le rendant plus difficile à accomplir si bien que trouver la thérapie adéquate après l’apparition des premiers signes peut prendre huit ans. À savoir :

  • L’inexistence d’examen neutre permettant d’identifier les troubles, soit par prélèvement biologique ou par imagerie ;
  • Les erreurs de diagnostic, dont le taux s’élèverait entre 30 et 69% sur les territoires européen et outre-Atlantique.

Déterminer l’état mental d’un patient en moins d’une heure

Diagnostiquer les symptômes de bipolarité en moins d’une heure et anticiper les risques plus élevés, cela relève d’un vrai miracle. Mais c’est ce qu’ont réussi le Dr Brian Lithgow, de l’Université de Manitoba au Canada et ses collègues alors que leurs études se portaient sur les troubles de l’équilibre chez des patients souffrant du Parkinson.

Ayant découvert une certaine disparité au niveau de l’activité nerveuse du système vestibulaire des personnes bipolaires ou dépressives, les scientifiques se sont alors penchés sur le cas d’une centaine d’individus (27 en bonne santé, 39 atteints d’une forme simple de dépression et 43 maniaco-dépressifs) pour être mieux fixés.

Cette étude rejoint celle menée à peine un mois par des chercheurs néerlandais. En effet, ils ont relevé des volumes cérébraux différents selon l’état de santé mental des sujets :

  • Plus menus chez les individus ayant des liens de parenté avec des schizophrènes par rapport à ceux des personnes saines ;
  • Plus larges chez les proches parents des bipolaires.

Bien entendu, le dispositif de dépistage ne servira qu’optimiser l’efficacité de l’expertise traditionnelle d’un psychiatre et ne le suppléera en aucune façon. Au Dr Lithgow de souligner :

Le rôle du psychiatre reste extrêmement important dans la prise en charge du patient, mais je pense que cet outil serait très utile comme complément.

Dr Lithgow

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