Un vaccin anti-coronavirus ARN spécialement conçu pour Omicron est testé par Pfizer-BioNTech

vaccin covid

Pfizer-BioNTech a développé un vaccin 2.0 spécifiquement destiné au variant Omicron. Il ambitionne d’aboutir à une demande d’autorisation d’utilisation d’ici le mois prochain. Pour l’heure, le laboratoire vient de faire appel à des volontaires pour mesurer leur réaction immunitaire au produit. Même chose chez Moderna, qui a également fabriqué un sérum particulièrement pour Omicron.

Face au variant Omicron du Covid-19, Pfizer-BioNTech a créé un vaccin spécifique. Le 25 janvier 2022, le laboratoire a annoncé le début d’expérimentations pour évaluer la réponse immunitaire du produit. L’objectif consistera ainsi à quantifier la durée et le degré de protection offerts par le sérum actuel (Comirnaty), d’abord. Ensuite, la même opération sera menée sur le vaccin spécialement dédié à Omicron, et l’association entre les deux produits. L’idée avec ce vaccin 2.0, également à ARN messager, sera alors dans un premier temps d’allonger la durée de protection. Pour leurs essais cliniques, Pfizer et son partenaire allemand ont recruté 1 420 individus entre 18 et 55 ans.

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Moderna a aussi commencé les essais d’un sérum spécifique

Parmi eux, des personnes ayant reçu trois doses du vaccin du groupe, d’autres ayant été inoculés de deux doses et des non-vaccinés.

Les études réalisées massivement ont prouvé que le Comirnaty, injecté avec doses de rappel, demeurait efficace contre les formes graves d’Omicron. Un virus devenu dominant sur le Vieux Continent (avec sa sous-mutation BA.2), pesant ainsi sur les mutuelle santés locales.

Cependant, la durée d’immunité procurée par ce vaccin fait toujours l’objet d’incertitudes. La responsable des vaccins au sein de Pfizer, Katrin Jansen a déclaré dans un communiqué :

Nous estimons qu'il est nécessaire de se préparer à l'éventualité dans laquelle cette protection décroît avec le temps, et de contribuer à combattre Omicron et de nouveaux variants qui surviendront à l'avenir.

Katrin Jansen

Après l’alliance Pfizer-BionTech, Moderna a aussi commencé le 27 janvier dernier des tests concernant son candidat vaccin contre Omicron. Ceux-ci porteront sur deux groupes de 300 individus. Les uns se sont vus administrer les deux doses initiales et une dose de rappel, environ trois mois plus tôt. Les autres ont, quant à eux, reçu les deux doses plus de six mois auparavant.

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L’évasion immunitaire d’Omicron représente une menace à long terme

D’après Moderna, un rappel de son vaccin (Spikevax) présentait une grande efficacité contre Omicron. En ce sens, une dose complète renforce de 100 fois le niveau d’anticorps. Pour sa part, une demi-dose l’augmente de 37 fois.

Néanmoins, le Spikevax suscite également certains doutes. Les premières informations publiées par son inventeur montrent une diminution notoire de la protection, un semestre après l’inoculation du rappel. Chez les 20 personnes observées, les taux d’anticorps dans le sang s’avèrent ainsi six fois moins élevés que lors du pic. Un niveau enregistré 29 jours après l’injection. Le patron français de la biotech américaine, Stéphane Bancel a indiqué dans un communiqué :

Nous sommes rassurés de la persistance des anticorps contre Omicron six mois après le rappel actuellement autorisé […]

Stéphane Bancel

Cependant, vu la menace à long terme que constitue l’échappement immunitaire d’Omicron, Moderna va continuer les essais sur le vaccin spécifique contre Omicron.

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