Un avenir incertain attend au tournant les voitures les plus polluantes. C’est l’un des points culminants de la partie réservée au secteur automobile dans le projet de loi de Finances 2021 (PLF) récemment présenté par le gouvernement qui a décidé d’accorder l’avantage aux modèles plus soucieux de l’environnement. Des membres du gouvernement en récemment rendu publics les grandes lignes de son budget pour la période d’exercice de 2021. C’est ce qui a permis de découvrir qu’un volet particulier a été accordé à la filière automobile. Et en y regardant de près, l’on pourrait se rendre compte que l’exécutif a décidé de redoubler d’effort dans sa lutte contre le réchauffement climatique à travers la transition énergétique. Pour s’en convaincre, il suffit de porter un regard sur le malus écologique qui a été endurci et sur le bonus à l’achat des modèles électriques qui a été reconduit sous une apparence moins généreuse que sur la période d’après confinement. La faveur aux modèles électriques À travers le PLF 2021, l’on constate que la faveur est aux modèles électriques qui devront continuer de bénéficier de ce fameux bonus à l’achat leur permettant de garder une longueur d’avance sur les thermiques. Quoi qu’il en soit, les futurs acquéreurs se doivent de savoir qu’à partir de janvier 2021, ce dispositif d’aide sera moins généreux que sous sa forme actuelle qui sera maintenue jusqu’à la fin de l’année. D’où l’intérêt de franchir le pas dès à présent étant donné qu’il reste encore un mois et des poussières pour économiser en prenant soin d’effectuer un comparatif assurance auto pour épargner au mieux sur son budget. À rappeler que d’ici l’horizon 2020, cette mesure continuera de faire bénéficier d’une prime de 7 000 euros pour l’achat d’un véhicule électrique et de 2000 euros pour l’hybride rechargeable. Un soutien généreux qui aura tendance à s’effriter à partir de l’année prochaine si l’on croit Bruno Le Maire, ministre de l’Économie faisant savoir que : La prime à l’achat sera conservée à un niveau ambitieux, mais dégressif. Bruno Le Maire Dans les détails, le PLF 2021 a ainsi prévu que la prime passera à : 6 000 euros en 2021 et à 5 000 euros en 2022 pour l’électrique ; 1 000 euros en 2021 pour l’hybride rechargeable. Des mesures de soutien dédiées aux acquisitions de moins de 45 000 euros qui coûteront au total 1,9 milliard d’euros à l’État qui devrait d’ailleurs débloquer 500 millions d’euros pour la première partie de sa stratégie destinée à accélérer le développement des modèles soucieux de l’environnement. La pénalisation aux modèles thermiques Si le PLF 2021 a accordé l’avantage aux modèles électrifiés, c’est loin d’être le cas pour les véhicules thermiques qui, une fois de plus, devront subir les effets du malus écologique dans une version encore plus pénalisante que celle lancée depuis 1er mars 2020 en s’acharnant sur les voitures neuves émettant plus de 138 g de CO2/ km. ImportantCette fois-ci, les futurs acquéreurs devront en effet s’attendre à voir ce seuil diminuer à 131g en 2021 et à 123 g en 2022. Traduction, le bonus actuellement plafonné à 20 000 euros grimpera à 40 000 euros l’année prochaine et à 50 000 euros pour celle d’après. De quoi décourager les plus courageux qui se doivent également de dire adieu aux avantages fiscaux de l’E10 qui devront disparaître d’ici 2022 étant donné que cette source d’énergie sera rangée dans la même catégorie que le gazole, le SP95 et le SP95 E10.