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Pourquoi investir dans l'immobilier locatif à Bordeaux ?
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Tableau : rendement et prix au m² par quartier
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L'encadrement des loyers à Bordeaux : ce qu'il change pour votre rentabilité
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Quel budget pour investir dans le locatif à Bordeaux ?
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Quel statut fiscal choisir pour louer à Bordeaux ?
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Les étapes pour concrétiser votre investissement locatif à Bordeaux
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Les risques à considérer avant d'investir à Bordeaux
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FAQ - Questions fréquentes
Écrit par Enzo VIDY .
Mis à jour le
8 Octobre 2026 .
Temps de lecture :
14 min
Investir dans l’immobilier locatif à Bordeaux est-il encore rentable en 2026 ? Entre forte demande locative, écarts de prix selon les quartiers et évolution des règles fiscales et énergétiques, le marché bordelais offre des opportunités, mais nécessite une analyse précise avant de se lancer.
Avec Meilleurtaux, découvrez les quartiers les plus intéressants, les rendements et prix au m², le budget à prévoir, les règles d’encadrement des loyers, les dispositifs fiscaux et les principaux risques à anticiper pour réussir votre investissement locatif à Bordeaux.
L’essentiel à retenir sur l’investissement locatif à Bordeaux
- Bordeaux bénéficie d’une forte demande locative, portée par les étudiants, les actifs et son tissu économique.
- La rive droite et certains quartiers en développement peuvent offrir de meilleurs rendements grâce à des prix d’achat plus accessibles.
- La rentabilité dépend du prix d’achat, du loyer, du DPE, des charges et de la fiscalité, et pas uniquement du rendement brut.
- L’encadrement des loyers et les restrictions liées au DPE doivent être intégrés dans l’analyse du projet.
Pourquoi investir dans l'immobilier locatif à Bordeaux ?
Une métropole économique en croissance : Euratlantique et l'effet LGV
Bordeaux bénéficie d’une économie dynamique et d’un important développement urbain. Le projet Bordeaux Euratlantique, l’un des plus grands projets d’aménagement urbain de France, contribue notamment à renforcer l’attractivité du territoire en développant de nouveaux logements, bureaux, commerces et équipements.
L’arrivée de la LGV, qui rapproche Bordeaux de Paris en un peu plus de deux heures, a également renforcé son accessibilité et son attractivité auprès des actifs et des entreprises. Ces évolutions entretiennent l’attractivité du marché immobilier bordelais, même si leur impact varie fortement selon les quartiers.
Une ville universitaire à forte demande locative étudiante
Avec ses nombreux établissements d’enseignement supérieur et environ 105 000 étudiants, Bordeaux dispose d’un important bassin locatif. Les studios et T1, notamment à proximité des campus et des transports en commun, figurent parmi les biens les plus recherchés.
Investir dans un logement adapté à cette population permet ainsi de cibler une demande locative régulière, à condition de choisir un emplacement et un bien correspondant aux attentes de ce public.
Un marché locatif tendu qui limite le risque de vacance
La forte attractivité de Bordeaux, combinée à une offre de logements limitée dans certains secteurs, contribue à maintenir une demande locative soutenue.
Pour un investisseur, cette tension peut réduire le risque de vacance entre deux locataires, notamment lorsque le bien est correctement situé et proposé à un loyer cohérent avec le marché. Le choix du quartier, du type de logement et de son niveau de prestations reste toutefois déterminant pour sécuriser la location.
Tableau : rendement et prix au m² par quartier
Pour comparer les différents secteurs bordelais, prenez en compte le prix d’achat, le niveau des loyers et le rendement locatif brut. Ces indicateurs permettent d’identifier les quartiers les plus adaptés à votre budget et à votre stratégie d’investissement.
| Quartiers | Prix moyen au m² | Loyer moyen au m² | Rendement brut estimé | Profil locatif |
|---|---|---|---|---|
| Hypercentre | 5 475 € | 17 € | 3,72% |
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| Chartrons | 4 982 € | 16,2 € | 3,90% |
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| Saint-Michel | 4 671 € | 17 € | 4,37% |
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| Euroatlantique/Saint-Jean | 4 182 € | 15,9 € | 4,56% |
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| Rive droite (Bastide/Brazza) | 4 214 € | 15,4 € | 4,38% |
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Pourquoi la rive droite offre un rendement supérieur à l'hypercentre ?
La différence de rendement s’explique avant tout par l’écart entre le prix d’achat et le niveau des loyers. Dans les secteurs de la rive droite comme Bastide ou Brazza, les prix immobiliers restent généralement plus accessibles que dans l’hypercentre, tandis que les loyers bénéficient de l’attractivité de Bordeaux. Le rapport entre le loyer perçu et le montant investi peut ainsi être plus favorable.
L’attractivité de ces secteurs bénéficie aussi de la transformation engagée sur la rive droite. Bastide-Niel et Brazza font l’objet d’importants projets d’aménagement, avec de nouveaux logements, commerces, équipements et espaces publics. Bastide-Niel est notamment desservi par le tramway A, tandis que Brazza poursuit son développement autour d’une offre mixte de logements, d’activités et d’équipements.
À l’inverse, l’hypercentre affiche des prix d’achat plus élevés, soutenus par sa localisation, son patrimoine et sa forte attractivité. Même si les loyers y sont également élevés, le montant à investir est plus important, ce qui peut mécaniquement réduire le rendement brut.
Ce que le prix au m² ne dit pas : vacance locative et tension du marché
Le prix au m² ne suffit pas à mesurer la rentabilité d’un investissement locatif. Un logement peut être acheté à un prix attractif, mais perdre une partie de son rendement s’il reste vacant entre deux locataires. À l’inverse, un bien situé dans un secteur où la demande est forte peut être loué plus facilement et limiter les périodes sans revenus.
La tension locative du quartier, le type de logements recherchés et le profil des locataires locaux doivent aussi entrer dans l’analyse. À Bordeaux, les petites surfaces, les logements bien desservis par les transports et ceux proches des pôles universitaires peuvent notamment bénéficier d’une demande régulière.
L'encadrement des loyers à Bordeaux : ce qu'il change pour votre rentabilité
Un dispositif limité à la commune de Bordeaux, pas à la métropole
L’encadrement des loyers ne s’applique pas à l’ensemble de Bordeaux Métropole : il concerne uniquement les logements situés dans la commune de Bordeaux. Mis en place depuis le 15 juillet 2022, le dispositif fixe des loyers de référence selon plusieurs critères, notamment la localisation, le nombre de pièces, le type de logement et son époque de construction.
Pour un investisseur, cette distinction est importante : un bien situé à Mérignac, Pessac, Bègles ou dans une autre commune de la métropole n’est pas soumis à cet encadrement, même si ces communes appartiennent à Bordeaux Métropole.
Loyer de référence, loyer majoré, loyer minoré : comment ça fonctionne
À Bordeaux, le montant du loyer est encadré à partir de trois niveaux de référence, déterminés chaque année par arrêté préfectoral.
- Le loyer de référence correspond au loyer médian observé pour des logements comparables, selon notamment la zone géographique, le nombre de pièces, l’époque de construction et le caractère meublé ou non du logement.
- Le loyer de référence majoré correspond au loyer de référence augmenté de 20%. Il constitue le plafond du loyer de base que le propriétaire peut appliquer.
- À l’inverse, le loyer de référence minoré correspond au loyer de référence diminué de 30%.
Le gel spécifique des loyers sur les DPE F et G
Les logements classés F ou G au DPE (diagnostic de performance énergétique) sont soumis à un gel des loyers en métropole. Depuis le 24 août 2022, le propriétaire ne peut plus appliquer de révision annuelle du loyer lorsque le bail est signé, renouvelé ou tacitement reconduit.
Pour un investisseur, le DPE devient donc un véritable critère de rentabilité. Un logement énergivore peut limiter la progression des loyers et réduire les perspectives de revenus locatifs. À cela s’ajoute l’interdiction progressive de louer les logements les plus énergivores, avec les logements classés G concernés par le critère de décence depuis le 1er janvier 2025, puis les F à partir de 2028.
Le complément de loyer
À Bordeaux, le complément de loyer permet, dans certains cas, de dépasser le loyer de référence majoré lorsque le logement présente des caractéristiques particulières de localisation ou de confort par rapport aux biens comparables du même secteur. Il peut par exemple être justifié par un jardin privatif, un balcon, une piscine ou une vue sur un monument classé.
Le complément doit être mentionné dans le bail et justifié par les caractéristiques du logement. Il n’est toutefois pas autorisé dans certaines situations, notamment lorsque le logement est classé F ou G au DPE, présente des problèmes d’humidité, un vis-à-vis de moins de 10 mètres ou certains défauts d’équipement ou d’exposition.
Pour l’investisseur, ce mécanisme peut donc permettre de valoriser certaines caractéristiques particulièrement attractives du logement, mais il ne doit pas être considéré comme un moyen de dépasser librement le plafond de loyer.
Ce qui pourrait changer en 2027
En 2027, les règles applicables aux loyers à Bordeaux pourraient évoluer, notamment concernant la prolongation du dispositif d’encadrement de l’évolution des loyers. À ce jour, le décret du 20 juillet 2026 a reconduit ce dispositif jusqu’au 31 juillet 2027 dans les zones tendues, tandis que l’encadrement du niveau des loyers à Bordeaux repose sur des loyers de référence actualisés chaque année.
Pour les investisseurs, cela signifie qu’il faudra surveiller les nouveaux textes et les valeurs de référence applicables en 2027 avant de fixer le loyer d’un bien ou d'établir une simulation de rentabilité. Les règles peuvent en effet évoluer d’une année à l’autre, notamment avec la publication du nouvel arrêté préfectoral fixant les loyers de référence à Bordeaux.
Quel budget pour investir dans le locatif à Bordeaux ?
Le prix d'entrée selon la typologie du bien
Le budget nécessaire pour investir à Bordeaux varie fortement selon la surface et la typologie du logement. En septembre 2026, le prix médian des appartements est de 4 003 €/m², mais les petites surfaces affichent généralement un prix au m² plus élevé : environ 4 517 €/m² pour un studio, contre 4 117 €/m² pour un 2 pièces et 3 874 €/m² pour un 3 pièces.
À titre indicatif, cela représente un prix d’achat hors frais d’acquisition d’environ 90 000 à 135 000 € pour un studio de 20 à 30 m², 125 000 à 165 000 € pour un T2 de 30 à 40 m² et 155 000 à 195 000 € pour un T3 de 40 à 50 m². Ces montants restent des ordres de grandeur : le quartier, l’état du bien, son étage, ses prestations et son DPE peuvent faire varier sensiblement le prix.
Pour un investisseur, le choix de la typologie doit donc être mis en regard du budget disponible, du loyer potentiel et du profil de locataire ciblé. Les studios présentent notamment un ticket d’entrée plus faible, mais leur prix au m² est supérieur à celui des logements plus grands.
L'apport personnel généralement exigé pour un investissement locatif
Aucun apport minimum légal n’est imposé pour un investissement locatif. En pratique, les banques demandent souvent à l’emprunteur de financer au moins les frais d’acquisition, de garantie et de dossier, ce qui représente généralement autour de 15% à 20% d’apport personnel.
Un apport plus important peut renforcer le dossier, notamment lorsque le projet présente des travaux ou un niveau d’endettement élevé.
Bon à savoir
Vous souhaitez évaluer votre capacité d’emprunt ? Consultez notre page dédiée.
Comment évaluer la rentabilité brute et la rentabilité nette
1. La rentabilité brute :
Elle se calcule ainsi : (loyer annuel ÷ prix d’achat du bien) × 100. Elle permet d’obtenir rapidement une première estimation du rendement potentiel. Elle reste toutefois indicative puisqu’elle ne tient compte ni des charges ni de la fiscalité.
2. La rentabilité nette :
La formule est la suivante : ((loyer annuel – charges non récupérables) ÷ prix d’achat) × 100. En intégrant les dépenses supportées par le propriétaire, elle offre une vision plus réaliste du rendement. Ces charges comprennent notamment la taxe foncière, les charges de copropriété non récupérables, l’assurance PNO et les frais de gestion locative.
Bon à savoir
La rentabilité nette-nette va encore plus loin en intégrant la fiscalité aux charges liées au bien. Elle permet d’estimer le rendement réellement conservé par l’investisseur et d’évaluer son cash-flow après impôts. Un cash-flow positif peut notamment constituer une marge de sécurité face à une hausse des charges ou à une baisse des loyers.
Quel statut fiscal choisir pour louer à Bordeaux ?
Le statut LMNP et l'amortissement du bien
Le statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) permet, sous certaines conditions, de louer un logement meublé tout en relevant de la catégorie des BIC (bénéfices industriels et commerciaux). Au régime réel, le propriétaire peut déduire ses charges et pratiquer l’amortissement du logement et du mobilier, ce qui permet de réduire le bénéfice imposable et donc, dans certains cas, l’impôt sur les revenus locatifs.
L’amortissement constitue ainsi l’un des principaux intérêts fiscaux du LMNP au réel. Attention toutefois : depuis l’adoption de la loi de finances 2025, les amortissements déduits sont pris en compte dans le calcul de la plus-value lors de la revente, ce qui peut augmenter la plus-value imposable. Certaines résidences, notamment étudiantes, seniors et pour personnes handicapées, bénéficient d’une exclusion de cette nouvelle règle.
Le dispositif Jeanbrun
Le dispositif Jeanbrun s’applique aux acquisitions réalisées entre le 21 février 2026 et le 31 décembre 2028, sous réserve de respecter les conditions prévues par le dispositif. L’investisseur doit notamment s’engager à louer le logement nu comme résidence principale pendant 9 ans, avec des plafonds de loyers et de ressources à respecter.
Son principal avantage réside dans la possibilité de déduire chaque année une partie du prix d’acquisition du logement des revenus fonciers grâce à l’amortissement. L’assiette amortissable correspond à 80 % du prix d’acquisition hors frais, les 20 % restants étant considérés forfaitairement comme la valeur du foncier.
Le taux d’amortissement est de :
- 3,5 % en location intermédiaire,
- 4,5 % en location sociale
- 5,5 % en location très sociale.
La déduction est plafonnée à 8 000 € par an et par foyer fiscal, avec une majoration possible à 10 000 € ou 12 000 € selon le niveau de location sociale.
Bon à savoir
L’amortissement peut se poursuivre au-delà des 9 ans d’engagement, tant que le logement génère des revenus fonciers, dans la limite de l’assiette amortissable (80%).
La location nue : micro-foncier ou régime réel ?
La location nue relève de la catégorie des revenus fonciers. Deux régimes d’imposition sont possibles : le micro-foncier et le régime réel.
Le micro-foncier s’applique de plein droit lorsque les revenus fonciers bruts du foyer fiscal ne dépassent pas 15 000 € par an, hors charges. Un abattement forfaitaire de 30% est alors appliqué au titre des charges : les dépenses réelles ne peuvent pas être déduites séparément.
Le régime réel devient obligatoire au-delà de 15 000 € de revenus fonciers bruts. Il peut également être choisi volontairement en dessous de ce seuil ; l’option engage alors le contribuable pour trois ans. Ce régime permet de déduire les charges réellement supportées et constitue le cadre dans lequel peut apparaître un déficit foncier.
Lorsque les charges déductibles sont supérieures aux loyers perçus, le déficit foncier provenant de dépenses autres que les intérêts d’emprunt peut être imputé sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an. Pour les logements relevant du dispositif « Cosse », ce plafond est porté à 15 300 €.
Cette limite peut également être relevée jusqu’à 21 400 € pour certaines dépenses de rénovation énergétique, lorsque les travaux permettent au logement d’améliorer sa classe énergétique. La fraction du déficit qui dépasse ces plafonds, ainsi que celle liée aux intérêts d’emprunt, reste imputable sur les revenus fonciers des années suivantes.
Les étapes pour concrétiser votre investissement locatif à Bordeaux
Un investissement locatif se prépare en plusieurs étapes, de l’étude du financement jusqu’à la mise en location du logement.
- Valider sa capacité d’emprunt
Évaluez votre budget, votre apport et votre capacité d’endettement afin de déterminer le montant que vous pouvez consacrer à votre projet. - Sélectionner le bien et étudier le quartier
Comparez les prix au m², les loyers pratiqués, la demande locative et les caractéristiques du secteur. À Bordeaux, le choix du quartier doit également tenir compte de l’encadrement des loyers et du DPE. - Signer le compromis de vente
Le compromis doit notamment prévoir une condition suspensive d’obtention du prêt, qui protège l’acquéreur si le financement n’est finalement pas accordé. - Obtenir le financement et l’assurance emprunteur
Une fois le compromis signé, déposez les demandes de prêt auprès des banques et mettez en place l’assurance emprunteur nécessaire au financement. - Signer l’acte authentique et mettre le bien en location
Après l’obtention du financement et la réalisation des conditions suspensives, l’acte définitif est signé chez le notaire. Le logement peut ensuite être préparé et proposé à la location, dans le respect des règles applicables.
Les risques à considérer avant d'investir à Bordeaux
Investir à Bordeaux peut offrir de bonnes perspectives locatives, mais le marché présente également plusieurs points de vigilance. Le ralentissement de l’évolution des prix depuis 2023, l’encadrement des loyers et les nouvelles exigences énergétiques peuvent notamment peser sur la rentabilité et la valorisation d’un investissement.
- Un marché immobilier moins dynamique : après plusieurs années de hausse, les prix bordelais ont connu un ralentissement, voire des baisses selon les secteurs. Mieux vaut ne pas fonder l’investissement uniquement sur une perspective de plus-value à la revente.
- L’encadrement des loyers : à Bordeaux, le loyer de base ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré, sauf conditions permettant l’application d’un complément de loyer. Ce dispositif peut limiter les possibilités d’augmenter le loyer et doit être intégré dans le calcul de rentabilité.
- Le risque lié au DPE : depuis le 1er janvier 2025, les logements classés G ne répondent plus aux critères de décence en métropole. Les logements classés F seront concernés à partir de 2028. Un bien énergivore peut donc nécessiter des travaux importants pour rester louable.
- Une concurrence accrue sur les micro-studios étudiants : dans certains secteurs très concentrés sur la demande étudiante, l’offre importante de petites surfaces peut renforcer la concurrence entre logements. Pour limiter le risque de vacance, la demande doit être vérifiée à l’échelle du quartier, en privilégiant un bien qui se distingue par son emplacement, sa configuration ou ses prestations.
L’enjeu est donc de ne pas raisonner uniquement sur le prix d’achat et le rendement brut affiché, mais d’intégrer la demande locative, les contraintes réglementaires, le DPE et les perspectives d’évolution du quartier avant d’investir.
FAQ - Questions fréquentes
Un investissement locatif à Bordeaux permet-il de bénéficier d'un déficit foncier plus facilement qu'ailleurs ?
Non. Le déficit foncier n’est pas spécifique à Bordeaux : il dépend du régime fiscal de la location nue et des charges déductibles, notamment des travaux, et non de la localisation du bien.
Faut-il investir à Bordeaux même ou dans les communes limitrophes comme Mérignac ou Bègles ?
Cela dépend de votre stratégie. Bordeaux offre une demande locative forte et un marché établi, tandis que des communes comme Mérignac ou Bègles peuvent proposer un prix d’entrée plus accessible et donc un rendement potentiellement plus élevé. Le choix doit surtout se faire selon le budget, le type de bien et la demande locative ciblée.
Un investisseur non-résident fiscal français peut-il investir dans le locatif à Bordeaux dans les mêmes conditions ?
Oui, un non-résident fiscal peut investir dans l’immobilier locatif à Bordeaux. Les revenus locatifs de source française restent toutefois imposables en France, avec des règles fiscales et déclaratives spécifiques selon le pays de résidence et le type de location.
La colocation est-elle plus rentable que la location classique dans les quartiers étudiants de Bordeaux ?
Oui, la colocation peut être plus rentable que la location classique dans les secteurs étudiants de Bordeaux, car le cumul des loyers par chambre peut augmenter les revenus locatifs. En contrepartie, elle implique davantage de gestion, de turnover et de coûts d’aménagement : il faut donc comparer la rentabilité nette, et pas uniquement le rendement brut.
Comment le prix d'un bien à rénover énergétiquement s'ajuste-t-il face au calendrier d'interdiction de location ?
Le prix d’un bien à rénover peut intégrer une décote liée au coût des travaux et au risque de ne plus pouvoir le louer. Un logement classé G est déjà interdit à la location, tandis que les logements F seront concernés à partir de 2028 : l’ampleur de la rénovation doit donc être intégrée au prix d’achat.
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