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Reste à vivre : le comprendre et le calculer pour votre crédit immobilier

Écrit par Fabienne CORNILLON . Mis à jour le 16 janvier 2026 .
Temps de lecture : 8 min

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Calcul du reste à vivre

Lors d’une demande de crédit immobilier, les banques évaluent votre capacité de remboursement à l’aide de plusieurs critères, dont le reste à vivre. Cet indicateur correspond à la somme dont vous disposez chaque mois après déduction de vos charges fixes et de vos échéances de prêt.

Il permet à l’établissement prêteur de s’assurer que votre budget reste suffisant pour couvrir les dépenses courantes et maintenir un équilibre financier durable tout au long du remboursement du crédit immobilier. Mais comment le calculer et l’analyser ? Meilleurtaux vous guide.

L’essentiel à retenir

  • Le reste à vivre correspond à l’argent disponible chaque mois après le paiement des charges fixes et des mensualités de crédit immobilier.
  • Il permet à la banque d’évaluer votre capacité à rembourser un prêt tout en maintenant un budget suffisant pour vos dépenses courantes.
  • Seules les charges incompressibles sont déduites du calcul, l’alimentation, l’essence et les loisirs ne sont pas compris.
  • Un reste à vivre confortable facilite l’obtention d’un crédit immobilier et peut influencer les conditions de prêt.
  • Il est possible d’optimiser le reste à vivre en regroupant les crédits, en modulant les mensualités ou en supprimant les dépenses inutiles.
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Qu’est-ce que le reste à vivre ?

Le reste à vivre désigne le montant d’argent dont un emprunteur dispose chaque mois après le paiement de l’ensemble de ses charges fixes, y compris les mensualités de crédit immobilier. Cet indicateur permet aux banques d’évaluer la viabilité financière d’un projet immobilier en s’assurant que le foyer conserve un budget suffisant pour couvrir les dépenses courantes, faire face aux imprévus et maintenir un niveau de vie stable tout au long de la durée du prêt.

Bon à savoir

Le taux d’endettement exprime un pourcentage de vos revenus consacré aux crédits, tandis que le reste à vivre correspond à la somme réellement disponible chaque mois après paiement des charges. Il est important de ne pas confondre ces deux notions.

Comment le reste à vivre impacte-t-il les demandes de crédit ?

Le reste à vivre est un indicateur clé pour les banques afin de mesurer votre capacité à honorer un crédit immobilier. Plus il est faible, plus le risque pour l’établissement augmente, ce qui peut entraîner un refus de prêt ou des conditions moins favorables, comme un taux plus élevé ou l’obligation de réduire le montant emprunté. À l’inverse, un reste à vivre confortable rassure la banque et facilite l’acceptation de votre demande tout en vous laissant une marge pour vos dépenses courantes.

Comment calculer le reste à vivre ?

Pour calculer le reste à vivre, il existe une formule relativement simple :

Revenus – charges incompressibles = reste à vivre

Dans le calcul du reste à vivre, les revenus pris en compte varient selon le profil de l’emprunteur. Les salaires des personnes en CDI après période d’essai sont intégrés, tout comme les pensions de retraite. Toutefois, si un départ à la retraite intervient avant la fin du crédit immobilier, certaines banques retiennent le montant de la future pension plutôt que le salaire actuel.

Pour les travailleurs indépendants, chefs d’entreprise, professions libérales ou salariés en CDD, les revenus sont généralement acceptés sous réserve de pouvoir justifier d’une stabilité sur les trois dernières années, voire cinq selon les établissements. Les revenus locatifs entrent également dans le calcul, mais de manière partielle : en règle générale, seuls 70% des loyers perçus sont retenus afin d’anticiper les charges, les imprévus ou les périodes de vacance locative.

Concernant les charges incompressibles, la banque inclut en priorité le loyer ou, en cas d’achat, la future mensualité de crédit immobilier, qui sert de base au calcul du reste à vivre. Un changement de logement plus grand peut aussi entraîner une hausse des charges liées à l’énergie, parfois intégrées au calcul lorsque ces dépenses sont jugées incontournables.

S’ajoutent à cela les mensualités de crédits en cours, en tenant compte de leur durée restante, ainsi que les pensions versées et, dans certains cas, l’impôt sur le revenu. Seules les dépenses fixes et obligatoires sont retenues, à l’exclusion des charges liées aux loisirs ou au confort.

Bon à savoir

Les dépenses quotidiennes telles que l’alimentation, l’essence ou les loisirs ne sont pas prises en compte, car c’est précisément le reste à vivre qui doit les couvrir.

Exemple de calcul du taux de reste à vivre

Pour vous aider à mieux comprendre, voici un exemple concret :

Une personne gagne un salaire de 2 000 € net par mois. Elle paye 600 € de loyer, 150 € de factures énergétiques (comprenant le gaz, l’eau et l’électricité), et doit rembourser une mensualité de 300 € pour un prêt personnel en cours.

Le calcul est le suivant : 2 000 - (600 +150 +300) = 950 € de reste à vivre, soit un taux de 47,5%.

Quel est le reste à vivre minimum exigé pour un crédit immobilier ?

Chaque établissement prêteur évalue le reste à vivre de l’emprunteur en fonction de son profil et du projet immobilier envisagé, car il n’existe pas de seuil légal minimum universel. Pour une personne seule, le reste à vivre recommandé se situe généralement entre 700 et 1 000 € par mois, garantissant que l’endettement lié à l’emprunt n’empiète pas sur les dépenses courantes.

Pour un couple, les banques considèrent un minimum de 1 000 à 1 500 €, tandis qu’une famille de quatre personnes nécessitera un reste à vivre compris entre 1 800 et 2 500 €, avec un supplément par enfant. Le montant exact peut varier selon le type de résidence (première acquisition ou investissement), le montant de l’emprunt, et les pratiques propres aux différents établissements financiers, qui ajustent leurs critères pour sécuriser le projet de l’emprunteur.

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Conseils pour optimiser et augmenter le reste à vivre

Optimiser votre reste à vivre est primordial pour sécuriser vos demandes de crédit immobilier et mieux gérer votre budget au quotidien. Quelques ajustements simples peuvent significativement améliorer votre capacité financière et rassurer les banques.

Le regroupement de crédits pour alléger les charges fixes

Le regroupement de crédits consiste à rassembler plusieurs prêts en cours en un seul contrat. Cette opération permet de réduire le montant total des mensualités grâce à un étalement sur une durée plus longue, allégeant ainsi vos charges fixes mensuelles.

En conséquence, votre reste à vivre augmente, ce qui améliore votre capacité d’emprunt et facilite l’obtention d’un crédit immobilier. Au-delà de l’aspect financier, le regroupement simplifie également la gestion de vos remboursements en centralisant toutes vos dettes au sein d’un seul interlocuteur et d’un seul calendrier de paiement.

La modulation ou le lissage de prêt

La modulation ou le lissage de prêt permet d’ajuster vos mensualités en fonction de votre situation financière. En augmentant ou en diminuant temporairement le montant à rembourser, vous pouvez libérer du budget sur certains mois ou lisser les paiements sur la durée totale du crédit. Cette flexibilité contribue à augmenter votre reste à vivre et à mieux gérer votre trésorerie, tout en maintenant le suivi de votre crédit immobilier sans risque de dépassement de vos capacités financières.

La chasse aux abonnements et assurances superflus

Pour améliorer votre reste à vivre, il est important de scruter vos dépenses récurrentes et d’identifier celles qui sont inutiles. Cela inclut les abonnements à des services que vous n’utilisez pas pleinement, comme le streaming, les applications mobiles payantes, les forfaits téléphoniques trop élevés ou les assurances complémentaires redondantes.

En supprimant ou en réduisant ces charges, vous libérez des ressources mensuelles, ce qui augmente votre capacité à faire face à vos obligations financières, notamment le remboursement d’un crédit immobilier, tout en conservant un budget confortable pour vos besoins quotidiens.

Le saut de charge : prouvez votre capacité d’épargne

Le saut de charge consiste à mettre en évidence votre capacité à supporter une mensualité plus élevée que votre loyer actuel. En mettant de côté la différence entre votre loyer actuel et la future mensualité de crédit, vous démontrez à la banque que votre budget peut absorber cette hausse sans compromettre votre reste à vivre. Cette pratique permet de renforcer votre dossier de demande de crédit en prouvant que vous êtes financièrement capable de faire face à vos nouvelles obligations tout en conservant un niveau de vie confortable.

Bon à savoir

Vous pouvez calculer vos mensualités de prêt immobilier grâce à notre simulateur en ligne.

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Questions fréquentes sur le reste à vivre (FAQ)

Le prélèvement à la source change-t-il le calcul ?

Non, le prélèvement à la source ne modifie pas le calcul du reste à vivre. Les banques se basent sur le revenu net mensuel disponible, qu’il soit perçu via un salaire net classique ou après prélèvement à la source. L’essentiel est de connaître vos charges fixes et vos revenus nets pour déterminer votre capacité d’emprunt.

Peut-on emprunter si on est juste au niveau du barème ?

Oui, les banques peuvent accepter une demande de crédit immobilier même si vous êtes juste au niveau des critères de capacité financière, mais elles l’étudient avec beaucoup de prudence et au cas par cas. L’établissement vérifie notamment que vous conservez un reste à vivre suffisant après le remboursement, et peut exiger des garanties supplémentaires ou un apport plus important pour compenser un profil jugé limite.

Le reste à vivre est-il le même pour un locataire et un propriétaire ?

Non, le reste à vivre varie selon votre situation. Pour un locataire, le loyer est déduit des revenus, tandis que pour un propriétaire, ce sont les mensualités de crédit et les charges liées au logement qui sont prises en compte. Cela influence le montant disponible pour les autres dépenses.

Quelle est la différence entre reste à vivre et solde bancaire ?

Le reste à vivre correspond à l’argent dont vous disposez chaque mois après le paiement de vos charges fixes et mensualités de crédit, tandis que le solde bancaire indique simplement le montant disponible sur votre compte à un instant donné.

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