Pancréatite et l’assurance de prêt immobilier

La pancréatite ou inflammation du pancréas est souvent due à un abus d’alcool ou à des calculs biliaires. Elle se présente habituellement sous une forme aigüe. La plupart du temps, elle se caractérise par de fortes douleurs abdominales, une perte d’appétit, etc. Les compagnies d’assurance classe cette maladie parmi les risques aggravés de santé.

La pancréatite survient de manière soudaine. En général, elle ne dure que quelques jours. Sa forme chronique se développe par ailleurs sur le long terme. Elle évolue effectivement sur plusieurs années. En cas de suspicion de la maladie, il est nécessaire de consulter un gastro-entérologue.

Trouble respiratoire

En l’absence de traitement, elle peut entraîner une malnutrition, des kystes pancréatiques, une insuffisance rénale, voire même un cancer du pancréas. Les personnes qui en souffrent sont aussi susceptibles de subir des troubles respiratoires.

En outre, lorsqu’elles souscrivent un contrat d’assurance prêt immobilier, les assureurs leur soumettent un questionnaire médical avant de donner leur appréciation.

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La pancréatite, une maladie inflammatoire du pancréas

Comme son nom l’indique, la pancréatite est une inflammation de l’organe appelé pancréas. Celui-ci est situé entre la rate et le foie. Il mesure près de 15 cm de long. Cette glande sécrète des enzymes aidant à la digestion des aliments. Elle produit également des hormones assurant la régulation du taux de glucose dans l’organisme.

Important Il est important d’adopter une bonne hygiène de vie et une alimentation saine pour prévenir la maladie. Il faut éviter la consommation excessive d’alcool et de tabac.

Ainsi, il est indispensable de boire assez d’eau, de pratiquer une activité sportive régulière, de traiter les calculs biliaires, et de maintenir un poids normal, etc.

Patient en train de réaliser un scannerPour établir un diagnostic, le médecin se fondera tout d’abord sur les symptômes de la pancréatite.

Son bilan sera ensuite vérifié à l’aide d’une radiographie, d’un scanner, etc. En effet, il faudra faire des examens morphologiques (un scanner abdominal, une imagerie par résonance magnétique) et biologiques (un bilan hépatocellulaire, un dosage de la lipase, etc.).

Grâce à une échographie, les autres causes possibles des douleurs abdominales comme l’appendicite seront écartées. De plus, celle-ci donnera la possibilité de savoir si la taille ou la position du pancréas a changé en raison de son gonflement.

Pour savoir si les canaux biliaires du patient sont obstrués, il est nécessaire d’effectuer une tomodensitométrie. Une IRM donne également la possibilité de vérifier la taille du pancréas. À l’aide d’un examen des selles, il est par ailleurs possible de découvrir une teneur en graisse supérieure à la normale.

Des analyses sanguines permettront notamment de déterminer les taux d’enzymes digestives, de lipides et de glucides. S’ils sont élevés, cela signifie que le pancréas ne fonctionne pas correctement. En outre, une endosonographie peut aussi être réalisée pour exclure une tumeur maligne appelée carcinome.

Une inflammation prolongée engendre souvent une lésion permanente au niveau du pancréas. Elle risque de s’étendre aux autres organes du corps. En cas de pancréatite aiguë, une hospitalisation du patient est souvent indispensable.

Il faut savoir qu’un certain nombre de facteurs peuvent augmenter les risques de pancréatite. On retrouve par exemple l’obésité, la sédentarité, l’alimentation trop sucrée ou grasse, etc.

Les hommes sont plus touchés par cette maladie inflammatoire que les femmes. Si elle n’est pas traitée, il se peut que l’organisme du patient ne parvienne plus à assimiler les nutriments dont il a besoin.

En cas de complications, la forme chronique provoquera une infection pancréatique, une compression du duodénum, des hémorragies, un syndrome de Weber Christian, etc.

Après une dizaine d’années d’évolution, elle engendrera une insuffisance pancréatique endocrine ou exocrine, voire un cancer appelé adénocarcinome. Quant à la pancréatite aigüe, elle entraîne parfois une formation de kystes, des saignements au niveau du pancréas, une défaillance viscérale ou cardiovasculaire, des répercussions sur la santé du cœur, des reins ou des poumons.

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Comment s’assurer en cas de pancréatite ?

Pour obtenir une assurance emprunteur, une personne atteinte de la pancréatite doit déclarer sa maladie dans un questionnaire médical. Dans la plupart des cas, elle se verra refuser son dossier par l’assureur si une hospitalisation a été nécessaire.

Le formulaire de santé permettra notamment à ce dernier d’évaluer l’état de santé des futurs assurés et de connaître leurs antécédents médicaux. Le médecin-conseil se basera sur les informations qu’il contient pour donner son appréciation et fixer les conditions. Le souscripteur doit le remplir avec la plus grande précision. Il peut mettre en annexe tous les documents liés à sa maladie (les résultats d'analyse, le compte rendu du gastro-entérologue, etc.).

AlcoolismeLe médecin-conseil de l’établissement d’assurance cherchera à savoir s’il s’agit d’une cause liée à la lithiase vésiculaire ou à l’alcoolisme.

Dans la première situation, le souscripteur devra fournir le compte rendu opératoire et la consultation de suivi. Si le traitement remonte à plus d’un an, il bénéficiera d’un avis favorable de la part de l’assureur. Cependant, une exclusion des affections pancréatiques sera appliquée pour les garanties incapacité temporaire de travail et perte totale et irréversible d’autonomie.

Pour le second cas, la situation s’avère plus compliquée.

Si l’emprunteur ne consomme plus d’alcool depuis plusieurs années, il est nécessaire de l’expliquer au médecin dans un courrier. Il est aussi préférable d’y joindre un bilan biologique spécifique.

Il vaut également mieux indiquer la date de la première crise, sa cause ainsi que son évolution dans la lettre à envoyer au médecin-conseil. Ce dernier pourrait exiger des examens médicaux complémentaires tels qu’une IRM, une prise de sang, etc.

Si la pancréatite répond bien aux traitements et que les examens médicaux montrent que les kystes n’augmentent pas de volume, le dossier d’assurance pourra être accepté avec un risque aggravé de près de 150% sur la garantie décès.

En fonction de l’analyse du dossier, la compagnie d’assurance accordera ou non les garanties ITT et PTIA, en excluant toujours les conséquences des affections du pancréas.

Cependant, le souscripteur fera l’objet d’un refus d’assurance s’il est toujours dépendant à l’alcool ou que ses résultats biologiques sont mauvais. Dans le cas où il souffre d’une pancréatique idiopathique, c’est-à-dire que la cause est inconnue, le souscripteur doit le prouver en présentant un bilan complet au médecin-conseil.

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Les causes et les symptômes

Pour éviter les complexités liées à l'octroi d'une assurance de prêt, sachez qu'une pancréatite aiguë est généralement causée par l’alcoolisme et la présence de calculs biliaires.

Cependant, elle peut parfois être déclenchée par des interventions chirurgicales situées près du pancréas. Parmi les causes les plus courantes de la maladie, on distingue également la consommation de médicaments toxiques, des malformations du canal pancréatique, des traumatismes abdominaux, etc.

Par ailleurs, l’origine reste inconnue dans près de 20% des cas. Si l’inflammation survient avant 35 ans, elle est souvent génétique. Concernant sa forme chronique, elle apparaît souvent après des épisodes répétés de pancréatite aiguë. Elle se révèle notamment par des anomalies biologiques.

Douleur au creux du ventreLe principal symptôme de la pancréatite est la douleur abdominale. En général, elle est ressentie dans le creux de l’estomac.

Dans le cas d’une inflammation chronique, elle s’installe de manière progressive. Lorsque celle-ci est aiguë, elle est subite et intense. Elle entraîne une auto-restriction alimentaire.

Voilà la raison pour laquelle le patient subit souvent une importante perte de poids, et ce, en quelques semaines seulement. Certaines positions (pliée en avant ou couchée sur le côté) peuvent le soulager temporairement. Notons que la jaunisse révèle aussi fréquemment cette maladie pancréatique.

La pancréatite peut même être due à une consommation d’aliments trop gras, une greffe de reins, à une mutation génétique et à un rétrécissement du canal pancréatique, à un taux trop élevé de calcium dans le sang, à une prise de certains médicaments comme les œstrogènes et les corticoïdes.

Parfois, l’inflammation du pancréas se déclenche à cause d’un trouble héréditaire, d’une infection virale comme les oreillons, ainsi que d’une maladie auto-immune telle que la fibrose kystique. Elle peut également être provoquée par un certain nombre de maladies, à savoir :

  • les maladies des voies biliaires,
  • les infections virales ou bactériennes (la rubéole, le VIH, la parotidite, la pneumonie par mycoplasme, etc.),
  • les anomalies anatomiques,
  • les maladies à symptômes multiples (le lupus érythémateux disséminé, le syndrome hémolytique et urémique, etc.),
  • les troubles du métabolisme,
  • les traumatismes,
  • les maladies vasculaires.

La liste des symptômes de la pancréatite est longue. On y retrouve une diarrhée grasse, un amaigrissement important, des selles nauséabondes, des crises de hoquet, des flatulences, des sueurs froides, une chute de la tension artérielle, une perte d’appétit, un gonflement du ventre, des crampes, un pouls accéléré et des douleurs abdominales.

En ce qui concerne ces dernières, elles se ressentent notamment sur le côté gauche et s’étendent jusqu’au dos. Elles peuvent être constantes et durer plusieurs heures.

Il faut savoir qu’en cas de complications, une pancréatite engendre une hémorragie et endommage progressivement le pancréas. Cela provoque un état de choc, un diabète, voire un cancer du pancréas.

À un stade avancé, on constate la diminution de la taille du pancréas. Parmi les causes moins fréquentes, on distingue :

  • l’hypertriglycéridémie ou l’hyperlipidémie,
  • une infection parasitaire, bactérienne ou virale,
  • un effet secondaire indésirable de certains médicaments,
  • une forme héréditaire,
  • la maladie de Crohn.
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Le traitement de la maladie

La plupart du temps, le traitement de la pancréatite nécessite une hospitalisation. Il dépend des antécédents chirurgicaux, de la nature et l’origine de la maladie, du degré de la douleur ressentie, des complications associées à l’inflammation, de l’âge du patient, etc.

En général, le médecin lui prescrit des analgésiques, des antalgiques, des fluides intraveineux ainsi que des suppléments vitaminiques.

Il lui propose également un régime alimentaire sain. Celui-ci renferme notamment une faible quantité de matières grasses. En effet, le patient doit uniquement prendre des repas légers tout au long de la journée afin d’éviter que son système digestif ne soit troublé.

Bonne hygiène de vie et une alimentation saine

Dans tous les cas, la guérison dépend ainsi de la mise en place d’une bonne hygiène de vie et d’une habitude alimentaire saine.

En cas d’infection, la prise d’antibiotiques et d’anti-inflammatoires est préconisée. Durant le traitement, l’arrêt du tabac et de l’alcool s’impose.

En outre, la pratique du yoga distrait également en cas d’inconfort. En effet, elle contribue à la réduction des douleurs abdominales.

Dans les cas les plus sévères, une personne souffrant de pancréatite est nourrie par intraveineuse ou à l’aide d’une sonde d’alimentation. Son pancréas doit être mis au repos. Si elle est en état de choc, elle est placée en unité de soins intensifs.

Le traitement de la maladie peut également être chirurgical si le médecin diagnostique un blocage des canaux biliaires. L’intervention est délicate. Elle consiste souvent à évacuer la nécrose, ce qui peut amener à amputer une partie du pancréas. Les éventuelles complications liées à la chirurgie sont l'infection abdominale et les saignements. En cas d’ablation totale, le patient devra prendre des suppléments d’enzymes digestives à chaque repas.

Sa glycémie sera par ailleurs régulée par des injections d’insuline. Après l’intervention chirurgicale, il sera encadré par des conseillers diététiques.

Les traitements visent uniquement à minimiser les douleurs et à assurer une bonne hydratation de l’organisme. Parfois, il est aussi nécessaire d'administrer des médicaments permettant de compenser la carence en enzymes pancréatiques ou en hormones.

Il faut savoir que les repas chauds et épicés doivent être réduits au maximum. Ils peuvent aggraver l’inflammation. En revanche, les plats riches en protéines aident le patient à guérir plus rapidement de la maladie. La consommation d’aliments végétariens doit également être privilégiée. En cas de pancréatite, il est alors conseillé de prendre :

  • des salades de légumes,
  • une farine d’avoine,
  • du riz,
  • des pommes de terre,
  • des patates douces,
  • de la volaille,
  • du yaourt,
  • du jus de fruits frais,
  • du bouillon végétal,
  • des céréales,
  • du pain complet,
  • du poisson maigre,
  • de la citrouille,
  • du lait de soja.

FriturePar ailleurs, il faut éviter toutes les fritures ainsi que les mets transformés. Parmi les aliments et les boissons à éviter, on peut citer :

  • les œufs,
  • le fromage,
  • le lard,
  • les haricots,
  • le beurre,
  • le thé sucré,
  • la caféine,
  • les boissons énergétiques,
  • les sucreries,
  • le vin,
  • la bière,
  • la pizza.

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