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Pourquoi la maladie cardiaque est-elle considérée comme un risque aggravé ?
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Quelles conséquences sur votre contrat d'assurance ?
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La convention AERAS : un accès facilité pour les patients cardiaques
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Loi Lemoine : quels changements pour les emprunteurs cardiaques ?
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Comment réduire le coût de son assurance malgré une pathologie cardiaque ?
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Foire aux questions sur l’assurance de prêt immobilier avec une maladie cardiaque
Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
10 septembre 2026 .
Temps de lecture :
8 min

Une maladie cardiaque peut compliquer l’accès à l’assurance de prêt immobilier et entraîner, selon les cas, une surprime, une exclusion de garanties ou un refus. Toutefois, des dispositifs comme la convention AERAS et la loi Lemoine peuvent faciliter l’accès à une couverture adaptée.
Avec Meilleurtaux, découvrez les pathologies cardiaques concernées, les conséquences sur le contrat, les dispositifs AERAS et Lemoine, ainsi que les solutions pour réduire le coût de votre assurance emprunteur.
- Une maladie cardiaque peut entraîner une surprime, une exclusion de garanties ou un refus, selon le niveau de risque évalué par l’assureur.
- La convention AERAS permet un examen progressif des dossiers présentant un risque aggravé de santé.
- La loi Lemoine supprime le questionnaire médical lorsque la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et que le prêt est remboursé avant les 60 ans de l’assuré.
- Comparer les offres et recourir à une délégation d’assurance ou à un courtier spécialisé peut aider à trouver des conditions plus adaptées et à maîtriser le coût de l’assurance.

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Pourquoi la maladie cardiaque est-elle considérée comme un risque aggravé ?
Une maladie cardiaque peut être considérée comme un risque aggravé par les assureurs, notamment dans le cadre d’une assurance emprunteur. L’évaluation dépend de la pathologie, de sa gravité, de son ancienneté, des traitements suivis et de l’état de santé actuel.
L’assureur cherche notamment à mesurer le risque de complications cardiovasculaires et la probabilité que l’état de santé entraîne une incapacité de travail ou un décès pendant la durée du prêt. Selon le dossier médical, les garanties peuvent être accordées aux conditions standard, avec une surprime, voire une exclusion de garantie.
Les pathologies concernées
Pour vous donner plus de détails sur les pathologies cardiaques concernées, voici un tableau récapitulatif avec le taux de surprime et les potentielles exclusions :
| Maladies cardiaques | Taux de surprime sur les garanties décès / PTIA | Exclusions fréquentes ou refus |
|---|---|---|
| Infarctus | Entre 50 et 175% selon l’ancienneté et l’origine | Les refus de garantie ou exclusions IPT ITT sont réguliers |
| Souffle au cœur | Entre 75 et 150% | Refus de garantie ITT ou exclusion des maladies cardiaques |
| AVC (accident vasculaire cérébral) | Entre 25 et 200% selon qu'il y ait ou non séquelle invalidante et selon l’ancienneté de l’événement | En cas d'événement récent ou de facteur de risque associé, l'assureur refuse généralement la garantie. |
| Cardiomyopathie | Entre 125% et 175% | Refus de garantie ITT ou exclusion des maladies cardiaques |
| Angine de poitrine | Entre 100 et 150% | Exclusion ITT régulière |
| Hypertension | Entre 0 et 100% selon la sévérité de l’hypertension et selon type de traitement | Exclusion ITT dans de rares cas |
La logique statistique des assureurs (projection sur la durée du prêt)
La logique statistique des assureurs repose sur une évaluation du risque sur la durée du prêt. L’assureur ne regarde pas uniquement l’état de santé au moment de la souscription : son analyse prend notamment en compte la situation de santé, l’âge de l’emprunteur, ainsi que le montant et la durée du prêt.
Pour une personne présentant une maladie cardiaque, l’objectif est d’évaluer si le risque de maladie ou de décès est supérieur à celui d’une population de référence.
Quelles conséquences sur votre contrat d'assurance ?
Surprime : comment est-elle calculée ?
La surprime correspond à une majoration du tarif de l’assurance destinée à tenir compte d’un niveau de risque supérieur à celui prévu dans les conditions standard.
Son montant est déterminé après l’étude du dossier médical. L’assureur peut notamment tenir compte de la nature de la pathologie cardiaque, de sa gravité, de son ancienneté, de son évolution, des traitements suivis et des éventuelles complications.
La surprime n’est donc pas calculée selon un pourcentage fixe pour chaque maladie. Deux personnes présentant une même pathologie peuvent recevoir des conditions tarifaires différentes, en fonction de leur situation médicale et des caractéristiques de leur prêt.
Exclusions de garanties fréquentes (ITT, invalidité)
En cas de maladie cardiaque, l’assureur peut adapter les garanties proposées en fonction du niveau de risque évalué. Par ailleurs, certaines garanties peuvent être partiellement ou totalement exclues, notamment celles liées à l’incapacité temporaire de travail (ITT) ou à l’invalidité (IPT/IPP).
L’étendue de ces exclusions varie selon le contrat et doit être vérifiée dans les conditions particulières.
Risque de refus d'assurance
Une maladie cardiaque peut conduire à un refus d’assurance, notamment lorsque le niveau de risque est jugé trop élevé pour les garanties demandées. Ce refus n’est toutefois pas systématique : l’assureur peut également proposer une couverture avec surprime, exclusion ou limitation de garanties.
Dans le cadre de la convention AERAS, le dossier peut bénéficier d’un examen approfondi lorsque les conditions prévues sont réunies, afin de rechercher une solution d’assurance malgré le risque aggravé de santé.
La convention AERAS : un accès facilité pour les patients cardiaques
Niveau 1, 2, 3 : comment fonctionne l'examen du dossier
La convention AERAS prévoit un examen progressif du dossier en trois niveaux, afin de rechercher une solution d’assurance lorsque les conditions standard ne permettent pas de couvrir l’emprunteur.
- Niveau 1 : la demande est d’abord analysée selon les critères habituels de l’assureur. Une couverture standard peut être proposée, éventuellement avec une surprime.
- Niveau 2 : si aucune proposition n’est possible au premier niveau, le dossier est automatiquement soumis à une évaluation médicale plus personnalisée, sans démarche supplémentaire de la part de l’emprunteur.
- Niveau 3 : si aucune solution n’est trouvée au deuxième niveau, le dossier peut être transmis au pool des risques très aggravés de santé pour un nouvel examen.
Bon à savoir : si vous souhaitez vous faire accompagner dans vos démarches, n’hésitez pas à contacter les associations signataires.
Loi Lemoine : quels changements pour les emprunteurs cardiaques ?
Suppression du questionnaire médical sous 200 000 €
Depuis la loi Lemoine, certains emprunteurs peuvent souscrire une assurance emprunteur sans remplir de questionnaire médical. Cette mesure s’applique lorsque la part assurée par personne ne dépasse pas 200 000 € et que le remboursement du prêt intervient avant le 60ᵉ anniversaire de l’assuré.
Pour les personnes ayant des antécédents cardiaques, cette évolution est particulièrement avantageuse : lorsqu’elles remplissent ces deux conditions, elles n’ont pas à déclarer leur pathologie cardiaque dans le cadre du questionnaire médical.
Comment réduire le coût de son assurance malgré une pathologie cardiaque ?
La délégation d'assurance individuelle
La délégation d’assurance, instaurée par la loi Lagarde en 2010, permet de souscrire l’assurance emprunteur auprès d’un assureur différent de celui proposé par la banque. Pour un emprunteur présentant une pathologie cardiaque, son principal intérêt est de pouvoir mettre en concurrence les conditions de souscription : tarif, niveau de surprime, exclusions et étendue des garanties.
L’assureur externe réalise sa propre analyse du risque médical et peut donc proposer des conditions différentes pour un même dossier. Le choix ne doit toutefois pas se limiter au prix : le contrat doit respecter les critères d’équivalence des garanties exigés par la banque.
L'intérêt de passer par un courtier spécialisé en risques aggravés de santé
Pour un emprunteur ayant une pathologie cardiaque, un courtier spécialisé en risques aggravés de santé peut faciliter la recherche d’une assurance adaptée et comparer minutieusement les offres. Il connaît les critères de souscription des différents assureurs et peut orienter le dossier vers les organismes susceptibles d’accepter ce type de profil.
Son rôle consiste notamment à analyser le dossier médical, comparer les propositions et négocier les conditions d’assurance : surprime, exclusions, garanties et tarifs. Il peut également accompagner l’emprunteur dans la constitution de son dossier médical afin de présenter les informations utiles aux médecins-conseils.
Bon à savoir : le courtier Meilleurtaux met à disposition son comparateur d’assurances emprunteur en ligne, disponible gratuitement et sans engagement. Il vous permet de comparer plusieurs contrats et de trouver la meilleure offre adaptée à votre profil, en seulement quelques minutes.
Foire aux questions sur l’assurance de prêt immobilier avec une maladie cardiaque
Peut-on obtenir une assurance de prêt immobilier après un infarctus ?
Oui, un antécédent d’infarctus n’empêche pas nécessairement d’obtenir une assurance emprunteur. Le dossier peut faire l’objet d’une étude médicale spécifique et conduire à une assurance avec surprime, exclusion ou limitation de garanties. La convention AERAS peut faciliter l’accès à l’assurance en cas de risque aggravé de santé.
Une maladie cardiaque entraîne-t-elle systématiquement une surprime d’assurance emprunteur ?
Non, pas systématiquement. Une maladie cardiaque peut toutefois entraîner une surprime dans de nombreux dossiers, selon le niveau de risque évalué. L’assureur peut également proposer une exclusion de garantie ou, dans certains cas, une couverture sans majoration.
Faut-il déclarer une ancienne maladie cardiaque à son assureur ?
Oui, lorsque le questionnaire médical s’applique, notamment si la part assurée dépasse 200 000 € par personne ou si le prêt n’est pas entièrement remboursé avant le 60ᵉ anniversaire de l’assuré. Dans ce cas, les antécédents cardiaques doivent être déclarés en réponse aux questions posées.
À l’inverse, lorsque les deux conditions sont simultanément remplies, aucun questionnaire médical ni information sur l’état de santé ne peut être demandé.