Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
12 Octobre 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Le projet de budget 2027 prévoit un nouveau recentrage de MaPrimeRénov’. Les pompes à chaleur pourraient être financées via les CEE, tandis que la dotation à l’Anah reculerait.
- Les documents budgétaires du PLF 2027 évoquent une nouvelle évolution de MaPrimeRénov’.
- Les pompes à chaleur pourraient être financées uniquement via les CEE.
- Le parcours par geste a déjà été réduit en 2026 (plusieurs catégories de travaux sorties).
- Les crédits de paiement du programme 135 baisseraient de 1,450 milliard d’euros (LFI 2026) à 1,233 milliard d’euros (2027).
- Le recul représente environ 217 millions d’euros, soit près de 15%.
MaPrimeRénov’ pourrait connaître une nouvelle évolution en 2027. D’après le projet annuel de performances de la mission « Cohésion des territoires », annexé au projet de loi de finances (PLF) pour 2027 et déposé le 1er octobre à l’Assemblée nationale, l’exécutif envisage de poursuivre la refonte du dispositif.
Que resterait-il du « parcours par geste » en 2027 ?
Le champ des travaux déjà pris en charge a été réduit en 2026. Depuis le 1er janvier 2026, l’isolation des murs ainsi que les chaudières au bois ou à la biomasse ne sont plus financées par MaPrimeRénov’ dans le cadre du parcours par geste.
Un nouveau retrait est intervenu au 1er septembre, avec la sortie d’aides concernant notamment l’isolation de la toiture, certains équipements solaires, la ventilation ou encore certains appareils de chauffage au bois. À ce stade, le parcours par geste soutient surtout les pompes à chaleur.
Pompes à chaleur : bascule annoncée vers les CEE
Pour 2027, les documents budgétaires mentionnent un transfert de financement : les « gestes prioritaires de décarbonation, notamment les pompes à chaleur » seraient « uniquement financés par les certificats d'économie d'énergie » (CEE). Le sujet intervient alors que des critiques politiques visent le dispositif, au motif de réduire le prix des carburants.
En pratique, une installation de pompe à chaleur réalisée seule ne passerait plus par MaPrimeRénov’. Les ménages devraient alors solliciter les primes CEE, prises en charge par les fournisseurs d’énergie et de carburants. Il ne s’agirait donc pas d’une suppression de l’aide, mais d’un changement de canal de financement.
Objectif affiché : davantage de moyens pour les rénovations d’ampleur
Selon l’orientation présentée, ce transfert permettrait à l’Agence nationale de l’habitat (Anah), opérateur de MaPrimeRénov’, de renforcer sa priorité sur les rénovations d’ampleur, c’est-à-dire des bouquets de travaux visant un gain énergétique significatif.
À noter : ces éléments figurent pour l’instant dans les documents budgétaires. Ils devront encore être traduits dans les textes qui encadrent MaPrimeRénov’ afin de préciser les aides effectivement accessibles en 2027.
Budget de l’Anah : -217 millions d’euros de crédits de paiement
Le recentrage envisagé s’accompagnerait d’une baisse de la dotation versée par l’État à l’Anah. Les crédits de paiement du programme 135 passeraient de 1,450 milliard d’euros en loi de finances initiale pour 2026 à 1,233 milliard d’euros en 2027.
Soit environ 217 millions d’euros en moins, ce qui représente une diminution proche de 15%. Le gouvernement associe cette évolution au transfert, vers les CEE, de certains travaux de décarbonation, ainsi qu’à un recentrage sur les rénovations globales.
Après les changements intervenus en 2026, l’exécutif entend donc prolonger en 2027 la transformation de MaPrimeRénov’, avec une séparation plus marquée entre travaux ponctuels financés par les CEE et rénovations d’ensemble soutenues par l’Anah.