Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
16 Octobre 2026 .
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3 min
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Après une accalmie, le coût de l’emprunt immobilier repart à la hausse à la rentrée 2026. En parallèle, les banques étirent les durées pour contenir les mensualités, au prix d’un crédit plus cher et d’un marché qui ralentit.
- Taux moyen : 3,40% en septembre 2026 (3,31% en août ; 3,16% en décembre 2025).
- Sur 20 ans : 3,39% en septembre, contre 3,22% en juin.
- Durée moyenne : 252 mois (21 ans) au 3e trimestre 2026.
- Prêts ≥ 25 ans : 49,8% pour l’accession, contre 46,5% en 2025.
- Production de crédits : -9,2% au 3e trimestre 2026 sur un an (neuf : -12,3%).
Le répit aura été bref sur le front du crédit immobilier. D’après les données publiées le jeudi 15 octobre par l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des prêts immobiliers a atteint 3,40% en septembre 2026, contre 3,31% en août et 3,16% en décembre 2025.
Pourquoi les taux repartent-ils à la hausse ?
Sur 20 ans, les emprunteurs se voient désormais proposer un niveau moyen de 3,39% en septembre, alors qu’il était de 3,22% en juin. L’Observatoire relie ce mouvement à plusieurs facteurs : pressions inflationnistes, contexte économique incertain et hausse des taux décidée par la Banque centrale européenne.
Durées de prêt : un allongement pour préserver les mensualités
Pour maintenir la solvabilité des ménages, les établissements bancaires actionnent surtout le levier de la durée. Au troisième trimestre 2026, la durée moyenne des prêts accordés atteint 252 mois, soit 21 ans, un niveau historiquement élevé.
Autre signal marquant : 49,8% des crédits finançant l’accession à la propriété sont octroyés sur 25 ans ou plus, contre 46,5% en 2025. Cette stratégie peut réduire les mensualités, mais elle tend aussi à alourdir le coût global du financement.
Prix, revenus : le pouvoir d’achat immobilier se détériore
L’allongement des durées ne compense plus la dynamique des prix. Dans l’ancien, le coût moyen des opérations immobilières a augmenté de 3,5% sur les neuf premiers mois de 2026, quand les revenus des emprunteurs ne progressaient que de 2,1%. Conséquence : le pouvoir d'achat immobilier des ménages se dégrade.
Crédits en baisse : l’activité replie à nouveau
L’impact se voit sur les volumes. Après une année 2025 portée par le retour des acheteurs, la production de crédits immobiliers a reculé de 9,2% au troisième trimestre 2026 sur un an. Dans le même temps, le nombre de prêts accordés diminue de 8,1%.
Le segment du neuf accuse davantage le coup, avec une production de crédits en baisse de 12,3% sur un an. L’ancien limite mieux le repli, mais montre lui aussi des signes de ralentissement.
Un diagnostic jugé préoccupant
Pour Crédit Logement/CSA, le message est clair : le marché du crédit immobilier est entré dans une phase de contraction. Dans un environnement où les taux remontent, où les logements restent coûteux et où les capacités d’emprunt se tendent, le redémarrage attendu pourrait prendre plus de temps.