Les trottoirs bientôt sanctuarisés pour les piétons

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L’an dernier, plus de 908 000 trottinettes électriques ont été vendues en France, un chiffre en augmentation de 42 % par rapport à 2020. Le succès de ces engins personnels de déplacement motorisés ravit les écologistes, mais la tendance pose problème sur le plan sécuritaire. Bientôt, ils pourraient être interdits sur les trottoirs.

En bref
  • Les trottinettes électriques ont connu particulièrement un succès l’année dernière par rapport à 2020.
  • Mais elles risquent d’être interdites sur les trottoirs en raison du projet du CNSR de sanctuariser ces derniers.
  • Et les associations de piétons s’attendent à de mesures plus fortes de la part du Conseil national de sécurité routière.

Pour les associations de piétons, les suggestions du CNSR ne régleront pas entièrement le problème. Ces organismes exigent des mesures plus fortes.

Les autorités françaises ont fixé un certain nombre de règles pour encadrer l’utilisation des trottoirs. Leurs dimensions sont normalisées et les véhicules autorisés à y circuler sont mentionnés explicitement par le Code de la route. Les EDPM – dont les trottinettes électriques – et les deux-roues ne figurent pas dans cette liste.

Seulement, les autorités peinent à faire respecter cette règle. Cette forme de laxisme devient problématique, avec la multiplication des engins personnels de déplacement dans les villes françaises. Le Conseil national de la Sécurité routière envisage de mettre fin à cet imbroglio et suggère de sanctuariser les trottoirs.

Une clarification nécessaire avec l’essor de la mobilité douce

Les grandes villes françaises soutiennent les mesures visant à diminuer la pollution urbaine, désengorger les routes urbaines et accélérer la transition écologique du secteur du transport. Leur soutien à la mobilité douce et alternative se reflète sur les offres disponibles sur n’importe quel comparateur assurance : les recherches sur les contrats d’assurance pour les EDPM – dont les trottinettes électriques et autres deux-roues électriques – y explosent. Les lignes commencent aussi à bouger sur le plan réglementaire.

ImportantÀ Grenoble, les engins motorisés doivent afficher une plaque d’immatriculation comme tous les autres véhicules.

À Paris, les sociétés de location de trottinettes électriques immatriculeront aussi leurs appareils en libre-service. En tout, ce seront 15 000 patinettes qui seront équipées d’une plaque d’identification sur le pare-boue arrière. Cette mesure devrait faciliter la verbalisation des infractions par les policiers. Pour rappel, les cycles et les EDPM n’ont pas le droit de rouler sur les trottoirs. Ceux qui brisent cette règle s’exposent à une amende de 135 euros.

Renforcer la sécurité des piétons sur les trottoirs

Les faits montrent que l’interdiction de circuler sur les trottoirs n’est pas pleinement respectée. Le Conseil national de sécurité routière veut ainsi aller plus loin. L’organisme a soumis neuf propositions afin d’améliorer la sécurité de tous les utilisateurs des trottoirs, dont les :

  • Piétons ;
  • Skateboards ;
  • Enfants à vélos ;
  • Conducteurs de trottinettes non électriques.

L’une des recommandations mentionne notamment la nécessité de « sanctuariser » les trottoirs. Autrement dit, il est question de définir cette partie d’une route comme une zone réservée exclusivement à l’usage du piéton. Le « parlement » de la Sécurité routière veut aussi faciliter le repérage et la détection du trottoir par tous les usagers. Le CNSR propose de normaliser la séparation physique entre la chaussée et le trottoir. Aujourd’hui, cette limite se perd de plus en plus à cause des éléments de signalisation, des cheminements dédiés aux cyclistes, des zones de stationnement et des poubelles, entre autres.


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