Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
7 septembre 2023 .
Temps de lecture :
6 min

S’assurer en étudiant à l’étranger
En Europe
Les étudiants qui partent dans un autre pays européen, aussi bien pour des vacances que pour une poursuite d’études, n’ont pas de formalités complexes à effectuer pour bénéficier d’une prise en charge de leurs dépenses de santé. Le niveau de remboursement est aligné sur celui accordé à la population locale.
Il suffit de demander la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) auprès de sa caisse d’assurance maladie ou de sa mutuelle au plus tard 15 jours avant la date de départ prévue.
L’organisme l’envoie par voie postale au domicile de l’assuré. Elle peut être utilisée pendant un an dans les pays membres de l’Espace économique européen (EEE) et la Suisse. Aucune démarche particulière n’est nécessaire auprès des institutions de santé publique du pays de séjour.
Le remboursement des dépenses de santé par les organismes publics à l’étranger se fait suivant la législation locale en vigueur. Dans la plupart des cas, l’assuré n’a pas à avancer les frais d’hospitalisation. Si certains soins n’étaient pas couverts, les factures correspondantes peuvent être présentées à l’assurance maladie au moment du retour dans l’Hexagone afin d’en obtenir le remboursement par la Sécurité sociale française.
Pour les étudiants qui optent pour la médecine privée au lieu du système de santé du pays d’accueil, une couverture complémentaire peut s’avérer très utile.Pour connaitre les détails de la couverture sociale pour chaque pays, rendez-vous sur le site de la Commission européenne. Une application mobile gratuite baptisée « Carte européenne d’assurance maladie » peut également être installée sur son smartphone pour obtenir tous les renseignements relatifs aux formalités à remplir pour des consultations, des soins ou une éventuelle hospitalisation.
Hors Europe
Les étudiants qui partent à l’étranger dans le cadre d’un échange avec un établissement d’enseignement supérieur partenaire de leur université d’origine restent affiliés à la Sécurité sociale étudiante française. Ils ont donc droit à des remboursements sur la base des tarifs applicables en France.
En revanche, en cas d’inscription dans un établissement d’enseignement supérieur étranger, l’étudiant ne relève plus du régime français.
Deux cas de figure se présentent alors :
- si le pays de destination a conclu une convention de sécurité sociale avec la France, l’étudiant a le choix entre s’inscrire auprès de la Sécurité sociale étudiante du pays ou, s’il possède la nationalité française, s’adresser à la Caisse des Français de l’étranger (CFE) ;
- si le pays d’accueil n’a pas signé de convention de sécurité sociale avec la France, la prise en charge de vos soins varie selon que l’étudiant a plus ou moins de 20 ans. Dans le premier cas, il doit adhérer au régime étudiant de la sécurité sociale du pays ; s’il n’a pas encore fêté son vingtième anniversaire, la caisse d’assurance maladie de ses parents couvre ses frais médicaux urgents.
Au Québec
Grâce au protocole d’entente franco-québécois, les jeunes Français qui partent au Québec pour y poursuivre leurs études peut prétendre à une couverture santé spécifique. L’Assurance Maladie du Québec (RAMQ) prend la plupart de leurs dépenses médicales courantes en charge, mais le niveau de garantie est moins élevé en matière de soins dentaires et optiques. En effet, seules sont comprises certaines prestations de chirurgie dentaire, ainsi qu’un examen si une affection oculaire venait subitement à apparaître. Le remboursement des médicaments est en outre assorti d’une franchise.
L’intérêt d’une complémentaire santé pour se couvrir durant ses études à l’étranger
Dans de nombreux pays, en particulier hors de l’Union européenne, le montant des dépenses de santé dépasse nettement celui pris en charge par les organismes sociaux.
La Suisse et les États-Unis sont particulièrement connus pour le niveau très élevé des frais médicaux.
Avant de partir, il est donc essentiel de se renseigner sur :
- La situation sanitaire dans le pays.
- Les modalités d’adhésion et les plafonds de remboursement du coût des soins par la Sécurité sociale ou son équivalent dans le pays de destination.
Par exemple, les caisses d’assurance maladie de la plupart des États européens prennent en charge l’intégralité ou presque des honoraires pour les soins courants et même de l’hospitalisation, sous réserve d’un recours exclusif aux médecins agréés par les autorités de santé locales. Au Royaume-Uni, en Irlande ou encore en Espagne, la couverture est de 100 % pour les consultations et prestations basiques.
Connaitre le montant des frais de santé qui restent à la charge de l’assuré est nécessaire pour évaluer l’utilité de souscrire un contrat d’assistance ou d’assurance pour étudiant. Cette couverture garantit notamment le remboursement des frais médicaux engagés et l’organisation du rapatriement sanitaire par la compagnie si l’assuré tombe gravement malade hors de son pays d’origine.
Pour trouver la formule de complémentaire santé la mieux adaptée à la situation du jeune qui part à l’étranger, il est important de comparer les offres des assureurs généralistes et des sociétés spécialisées dans ce type de prise en charge.
Exemples de garanties proposées par l’assurance étudiant étranger
En fonction du type de formule, basique ou complète, différentes garanties sont incluses.
- Assurance frais de santé : soins courants, pharmacie, analyses et examens (radiographie, échographie…), urgences dentaires, prothèses dentaires ou optique en cas d’accident, frais d’hospitalisation médicale ou chirurgicale et au besoin, transport en ambulance.
- Assistance rapatriement : la compagnie prend en charge les dépenses de soins, mais également les frais annexes occasionnés (transport, poursuite du voyage) pour l’assuré malade ou accidenté. Elle peut également couvrir le retour anticipé en cas d’hospitalisation d’un membre de la famille proche.
- Assurance bagages : l’assuré est remboursé si les bagages et effets personnels qu’il a apportés à l’étranger sont perdus, volés, endommagés, détruits et est indemnisé si ses affaires sont livrées avec un retard.
- Responsabilité civile vie privée, stages et locative : l’assureur rembourse les dommages subis par le matériel et les équipements remis au stagiaire.
- Garantie départ différé : la compagnie rembourse les pénalités réclamées par les compagnies aériennes si l’étudiant doit déclarer son départ en raison d’un report de la date d’un examen ou s’il doit se présenter à un examen de rattrapage.
- Assurance individuelle accident : l’assureur verse un capital au(x) bénéficiaire(s) désigné(s) dans le contrat si le souscripteur est victime d’un accident entraînant son décès ou une invalidité permanente.
- Assistance juridique : dans l’éventualité d’un litige, l’assuré peut obtenir des informations juridiques et pratiques, ainsi que le remboursement des honoraires d’un avocat, voire le paiement d’une caution pénale.
- Soutien psychologique : suite à un accident ou une agression, la compagnie d’assurance met l’assuré en relation avec un professionnel.
- Garantie interruption des études : l’assureur rembourse les jours de scolarité non utilisés si l’assuré doit être rapatrié pour raisons de santé ou est hospitalisé dans le pays de séjour.
Le contenu des garanties et les modalités de remboursement diffèrent selon les compagnies et les contrats. Certains proposent la prise en charge dès le premier euro pour la totalité des frais réels engagés. D’autres complètent la couverture de la Carte Européenne d’Assurance Maladie (CEAM) pour assurer un remboursement de 100 % des frais réel ou fixent un forfait.
Écrit par
La rédaction Meilleurtaux