Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
15 Octobre 2026 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux
Alors que les taux des prêts immobiliers remontent en octobre 2026, une marge d’action subsiste pour certains acheteurs : optimiser l’assurance emprunteur, à la souscription ou en cours de crédit.
- 3,66% sur 20 ans en octobre 2026, après 3,38% en septembre.
- L’assurance emprunteur peut peser plusieurs dizaines de milliers d’euros sur un crédit.
- « Les économies peuvent en moyenne atteindre 10 000 euros sur la durée du prêt en passant par un contrat alternatif ».
- Une assurance moins chère peut abaisser le TAEG et aider à rester sous le taux d’usure (5,40% depuis le 1er octobre 2026 pour 20 ans ou plus).
- Depuis la loi Lemoine (2022), changement d’assurance à tout moment si garanties équivalentes.
Le financement immobilier redevient plus coûteux. Les taux moyens atteignent 3,66% sur 20 ans en octobre 2026, après 3,38% le mois précédent. Cette tension s’explique notamment par la progression du rendement des obligations assimilables du Trésor (OAT) à 10 ans, qui pèse sur le coût de refinancement des banques.
Dans ce contexte, les emprunteurs ont peu de prise sur le taux proposé par leur établissement. En revanche, un poste du crédit reste ajustable : l’assurance emprunteur. Souvent signée avec la banque, elle peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée d’un financement.
Un levier de budget : l’assurance emprunteur
L'assurance emprunteur peut couvrir, selon les garanties prévues, tout ou partie des échéances en cas de décès, de perte totale et irréversible d’autonomie, d’invalidité ou d’incapacité de travail.
Elle n’est pas imposée par la loi, mais elle est exigée dans la quasi-totalité des crédits immobiliers. Son prix dépend notamment de l’âge, de l’état de santé lorsqu’il est pris en compte, de la profession et du montant assuré. Autre point clé : d’un assureur à l’autre, les grilles tarifaires peuvent fortement diverger.
Combien peut-on économiser selon son profil ?
« Les économies peuvent en moyenne atteindre 10 000 euros sur la durée du prêt en passant par un contrat alternatif », estime Christophe Boiché, directeur des assurances chez Meilleurtaux. Le gain varie toutefois selon la situation de l’emprunteur et la configuration du crédit.
Exemple chiffré : pour 250 000 euros sur 25 ans, une assurance à 0,36% du capital initial revient à 75 euros par mois, soit 22 500 euros au total. À 0,12%, la mensualité descend à 25 euros, soit 7 500 euros sur la durée. À garanties et quotité identiques, l’écart atteint 15 000 euros dans ce cas théorique.
Les économies ne sont pas uniformes. Selon Christophe Boiché, les emprunteurs jeunes, non-fumeurs, exerçant une activité sédentaire et présentant peu de risques ont, en général, davantage accès à des tarifs très compétitifs.
TAEG, taux d’usure : quand une assurance moins chère aide
Au-delà du budget, une prime d’assurance plus basse peut aussi faciliter certains financements. En réduisant le coût de l’assurance, on fait baisser le taux annuel effectif global (TAEG), qui additionne intérêts, frais obligatoires et assurance exigée.
L’enjeu devient important lorsque le TAEG se rapproche du taux d’usure, plafond légal au-delà duquel un prêt ne peut pas être accordé. Depuis le 1er octobre 2026, il est fixé à 5,40% pour les crédits immobiliers à taux fixe d’une durée de 20 ans ou plus, selon la Banque de France.
« La délégation d’assurance peut permettre de passer un peu en dessous du taux d’usure et d’améliorer les capacités d’endettement des emprunteurs », souligne Christophe Boiché. Cette optimisation ne compense pas systématiquement la hausse des taux, mais peut faire basculer certains dossiers.
Après la signature : un changement possible à tout moment
La possibilité ne concerne pas seulement les nouveaux projets. Depuis la loi Lemoine de 2022, il est possible de changer d’assurance emprunteur à tout moment, sans frais de résiliation, y compris plusieurs années après le démarrage du remboursement.
Condition à respecter : le nouveau contrat doit offrir un niveau de garanties au moins équivalent à celui exigé par la banque. L’établissement ne peut pas écarter un contrat concurrent au seul motif qu’il n’est pas distribué en interne.
Avant de décider, la comparaison doit porter sur le tarif, mais aussi sur les exclusions, franchises, modalités d’indemnisation et quotités. Il est également pertinent d’examiner le coût sur la durée restante du prêt, et pas seulement la mensualité. L’objectif est de réduire la facture tout en conservant les protections jugées indispensables.