Les start-ups de la Proptech s’éprennent de la location immobilière avec option d’achat

acquisition immobilière

De l’autre côté de l’Atlantique, l’ancien PDG de WeWork songe à mener un projet autour du leasing immobilier avec Flow. Dans l’Hexagone, les start-ups Hestia et Sezame sont déjà entrées dans ce moyen d’accession à la propriété. Les deux entreprises s’adressent à un public confronté à des problèmes de financement.

Extrêmement répandu dans le secteur automobile, le leasing (ou location avec option d’achat) attire progressivement les start-ups de la Proptech. Aux États-Unis, de nombreuses sociétés telles que Divvy Homes l’ont déjà expérimenté dans l’immobilier. Plus récemment, c’est l’ancien CEO de WeWork, Adam Neumann, qui devrait essayer le modèle d’ici l’an prochain avec Flow.

Les détails du projet de l’homme d’affaires américain demeurent inconnus. Celui-ci pourrait cependant s’appuyer sur une forme de location avec option d’achat. De toute manière, le fonds de capital-risque Andreessen Horowitz a déjà donné son accord pour le projet. Il lui a accordé un financement record de 350 millions de dollars.

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Une solution pour accéder progressivement à la propriété

Les acteurs du leasing comptent cibler les actifs en manque d’apport, les intérimaires, les freelances... Autrement dit les consommateurs ne remplissant pas tous les critères pour accéder à la propriété.

En France, la jeune pousse Sezame entend développer cette location avec option d’achat dans l’Ouest. Elle vient d’effectuer son premier achat à proximité de Nantes, à Cholet. La start-up se base sur une loi de 1984 donnant la possibilité d’accéder graduellement à la propriété.

Le locataire peut acquérir son logement à l’avenir à un tarif préalablement déterminé. Il paie en échange, dès le début, 2 % du prix de l’habitation à Sezame. Le particulier peut reprendre cette somme s’il se procure le bien. Il verse par ailleurs un loyer dont une partie constituera une épargne pour se créer un apport.

La jeune pousse se rétribue sur :

  • Les loyers encaissés ;
  • La plus-value à venir du logement si l’occupant finit par ne pas l’acheter.

Elle agit en même temps en tant que gestionnaire au profit d’investisseurs ou de promoteurs immobiliers. Ces organismes achetant des actifs à la place de la société.

Sezame devrait organiser d’ici peu une campagne de financement. Par ailleurs, ses clients disposent de trois ans pour décrocher un prêt immobilier.

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Droit d’exercer un contrôle sur les logements en leasing

L’entrepreneur ajoute que son entreprise assiste ses clients grâce à un bilan financier et un coaching. La filière du logement, maîtrisée par les acteurs classiques, n’a été que légèrement troublée.

Une autre jeune pousse, Hestia, prévoit de s’établir à Marseille. Celle-ci vient d’achever une ronde de financement d’environ 1 million d’euros. L’opération a vu la participation d’investisseurs providentiels de la Proptech. On cite notamment le patron de Matera, Raphaël Di Meglio, et le président de Masteos, Thierry Vignal.

La start-up repose sur le même modèle que celui de Sezame et vise la même catégorie de public. Son cofondateur, Adrien Péligry, déclare :

C'est le particulier qui source le bien, mais nous avons un droit de regard pour s'assurer qu'il s'agit d'un bon pari financier. […]

Adrien Péligry

Les logements qui nécessitent des travaux trop coûteux et les passoires énergétiques sont donc exclus. Hestia entend proposer un fonds commun de créances de 10 millions d’euros. Son objectif consiste à atteindre un portefeuille de quelque 50 habitations.


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