Les couples ont plus de chance d’obtenir un crédit immobilier par rapport aux personnes seules

couple obtient un crédit immobilier

Le durcissement des conditions d’octroi de crédit n’agirait pas en faveur des célibataires en France. En conséquence, leur possibilité d’avoir une réponse positive serait moindre aujourd’hui par rapport à un couple. L’explication se trouverait dans leurs revenus ainsi que les exigences imposées par les banques. Celles-ci diffèrent en effet selon le profil du demandeur.

Le constat vient d’une étude réalisée par SeLoger et une plateforme spécialisée dans le courtage de prêt immobilier. Les données relevées indiquent que le profil de l’emprunteur est un critère déterminant pour les banques. Les règles pénaliseraient dans ce sens les célibataires. Il serait d’autant plus difficile pour ces derniers d’obtenir un crédit avec le durcissement des conditions d’octroi. Résultat : le nombre de personnes seules pouvant y accéder aurait diminué en trois ans. La situation pourrait avoir un impact sur leur choix et leurs investissements. Il existerait néanmoins des solutions pour passer outre ces difficultés. Elle repose sur l’anticipation.

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Mieux préparer son projet pour optimiser ses chances

Pour les personnes vivant seules, la préparation serait une étape indispensable qui augmente la possibilité d’obtenir un prêt bancaire. Cela peut se faire à l’aide d’une simulation réalisée en amont pour déterminer sa capacité d’emprunt. Elles peuvent également mobiliser des dispositifs comme le ptz (Prêt à taux zéro) pour concrétiser leur projet.

Selon l’étude citée, un quart des célibataires est contraint de chercher une solution et de solliciter l’aide de leurs proches. La proportion serait supérieure à la moyenne en France. La plupart auraient néanmoins une vision patrimoniale de leur investissement. Pour 28 % d’entre eux, le premier achat ouvre la voie vers un placement. 13 % l’effectuerait en vue de réaliser des achats à deux.

La crise sanitaire aurait renforcé cette vision. Suite à la pandémie, l’immobilier serait perçu comme un investissement sûr dans le cadre d’un placement pour 61 % des primo-solos. Leur choix se porterait à 78 % sur un logement ancien. 22 % semblent convaincus par l’immobilier neuf. Les appartements auraient également plus de succès auprès de ce profil d’acquéreur.

Ils auraient en outre tendance à s’installer dans les villes moyennes en raison du prix qui y est moins cher. Un tiers des acheteurs se seraient orientés vers ces localités. La plupart emménageraient en banlieue des grandes villes comme Paris, Lyon, Nantes, Toulouse ou Marseille. Parallèlement au prix, la proximité du lieu du travail est un critère déterminant pour eux.

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Des difficultés nées de la pandémie

L’accès au crédit serait toutefois devenu difficile pour les célibataires avec le resserrement des conditions d’octroi. Leur chance aurait ainsi diminué par rapport il y a trois ans. 5 personnes sur 10 auraient obtenu une réponse positive en 2019. La proportion serait à 4 demandeurs sur 10 actuellement.

À l’origine de cette baisse se trouve la crise sanitaire dont les répercussions se font particulièrement sentir chez les célibataires. Aux yeux des établissements prêteurs, le risque est plus élevé pour une personne qui perçoit un seul revenu. Un foyer composé de deux personnes fournit en revanche plus de sécurité. Le nombre d’emprunteurs primo-solo aurait ainsi été réduit avec la pandémie. Un recul de 7 points a été relevé alors qu’ils représentaient 47 % des primo accédants en 2019.

Parallèlement à la crise sanitaire, le revenu généré constitue un autre facteur qui fait la différence. Il est en général moins élevé pour une personne seule par rapport à un couple. Pour le même âge, le montant est de 3 873 euros bruts en moyenne pour un célibataire. Il est de 5 264 euros pour un couple. La somme empruntée serait aussi moins importante pour le premier. Elle est à 185 223 euros alors qu’un couple peut emprunter jusqu’à 253 137 euros.

Les banques seraient cependant plus exigeantes, demandant en moyenne 60 000 euros d’apport pour une personne seule. Les dépenses pour les travaux les freinent en même temps. Pour une part des demandeurs, ils s’élèvent à 46 000 euros.


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