Paris a plus de biens immobiliers disponibles à la vente comparée aux villes en province

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Les communes rurales et les villes de taille moyenne font face à une tension depuis deux ans avec la crise sanitaire. En France, dans le secteur de l’immobilier, nombreux sont ceux souhaitant avoir plus d’espace ou disposer d’un extérieur. Ce changement a augmenté les demandes de biens immobiliers en province. Cependant, Paris en dispose encore beaucoup proposés à la vente.

Il fut un temps où trouver un logement dans la Capitale était une tâche ardue. Les acheteurs devaient faire une offre. Et ce, dès la première visite s’ils souhaitent augmenter leur chance d’acquérir un bien immobilier. La proposition doit d’ailleurs être pertinente pour devancer les concurrents. Cette époque paraît avoir été révolue. Cela fait en effet deux ans que les acheteurs se désintéressent des grands centres urbains. Leur choix se porte dorénavant sur la campagne et les villes de taille moyenne. Ceci a entraîné une hausse des demandes dans ces localités, s’accompagnant d’une insuffisance de biens immobiliers et d’une augmentation du prix. Ce qui n’est pas le cas à Paris.

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Le prix a bondi de 11 % en province

La pandémie du Covid-19 a bouleversé le marché immobilier français. Paris semble avoir perdu son attractivité alors que les communes provinciales sont plébiscitées. Ceci a créé un marché évoluant à deux vitesses. D’un côté, les provinces sont confrontées à une tension et une hausse des prix. Dans la Capitale en revanche, les stocks de biens immobiliers disponibles s’enrichissent.

Selon la plateforme My Sweet Immo, le volume d’annonces immobilières a chuté de 21 % dans les villes rurales et moyennes. Ce chiffre représente la baisse constatée depuis 2020. Les prix ont, quant à eux, augmenté avec une progression de 11,9 % en deux ans. Ces éléments ont pourtant été stables avant la pandémie. Le nombre d’annonces pour des biens à vendre a reculé de 0,6 % il y a deux ans. Le prix a en outre crû de 2 % seulement. Ces changements ne sont pas sans conséquence sur le pouvoir d’achat des Français. De plus, le taux d’intérêt immobilier a subi les pressions de l’inflation. La capacité d’emprunt des ménages français diminue en conséquence.

Cette évolution est commune à plusieurs villes en province, à l’instar du Havre, de Marseille, Nice ou Caen. Dans ces localités, les biens immobiliers sont peu nombreux et les prix tendent à s’envoler. Certaines métropoles font néanmoins figure d’exception. Tel est le cas de Toulouse où le stock a connu une croissance de 6,1 % depuis 2020. Le prix progresse aussi lentement avec une hausse de 4,8 % en deux ans contre 11,7 % avant la pandémie. Les demandes y restent néanmoins présentes, elles ont bondi de 11 %.

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Le délai de mise en vente se prolonge dans la Capitale

Comme Toulouse, Rennes montre un constat similaire à celui des autres villes provinciales. Le stock de logements mis en vente diminue plus lentement dans la préfecture de la Bretagne. Une baisse de 8,6 % a été relevée depuis 2020, ce taux était à 20 % il y a deux ans. La tension s’atténue également : il existe désormais 2 % d’acquéreurs de plus que de biens en vente. L’écart était de 27 % deux ans auparavant. Ce ralentissement est aussi visible au niveau du prix. Il a bondi de 2,4 % seulement depuis un an contre 15,4 % par an avant le Covid-19.

Dans la Capitale, le marché semble perdre son dynamisme. Certes, les stocks de logements proposés à la vente se réduisent dans la Grande Couronne. Le tarif du mètre carré s’envole également avec une croissance de 8,5 % depuis 2020. Paris intra-muros se démarque cependant avec des offres qui se multiplient. La Petite Couronne affiche pour sa part une stabilité comparée à la situation d’il y a deux ans.

La quantité annuelle d’annonces immobilières a augmenté de 9,2 % à Paris depuis 2020 alors qu’elle avait reculé de 6 % auparavant. Le prix, lui, a baissé de 3,2 % sur les deux dernières années marquées par l’épidémie. Une croissance annuelle de 10,8 % a pourtant été constatée avant. Quant aux délais de mise en vente, ils sont à 65 jours contre 50 jours avant la crise sanitaire.


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