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Le pouvoir d’achat immobilier des Français tend à baisser

 Finances d'immobilier

Suite à la hausse des taux d'intérêt amorcée par les acteurs qui exercent dans le secteur bancaire, le comportement d’achat des ménages a légèrement changé.

Outre ce renchérissement des crédits immobiliers, une légère augmentation des prix du mètre carré s’est fait sentir dernièrement au niveau national. Les effets conjugués de ces deux facteurs ont provoqué une baisse du pouvoir d’achat immobilier des Français.

Les résultats d’une étude du Crédit Foncier publiés le 16 mai 2017 ne doivent pas être compris de travers. En effet, cette étude a affirmé qu’entre 2008 et 2016, le pouvoir d’achat immobilier cumulé des Français a progressé de 30%. En réalité, cette progression était le fruit de la baisse continue des taux d'intérêt qui s’est généralisée pendant l’année 2016.

Depuis le début de l’année 2017, la remontée légère du niveau moyen du taux immobilier a pris le dessus, ce qui tend à faire reculer le pouvoir d’achat immobilier des Français.

Dans notre baromètre mensuel, on a répertorié 15 villes, parmi les vingt plus grandes, où ce pouvoir d’achat tend à baisser graduellement. Alors qu’à fin 2016, on a pu dénombrer 13 villes où le pouvoir d’achat immobilier progressait de manière régulière.

Rappelons que le concept de «pouvoir d’achat immobilier» signifie l’évolution de la surface de logement qu’un emprunteur peut acquérir avec une mensualité de 1000 euros dans le cadre d’un contrat de crédit immobilier de 200.000 euros étalé sur 20 ans.

Quelle est son ampleur ?

Apparemment, le dynamisme de l’acquisition immobilière a atteint son apogée et commence à baisser. En tout cas, cette période de forte croissance des ventes a permis au bon nombre de ménages d’accéder à la propriété immobilière.

La conjoncture actuelle est la conséquence de la hausse des taux et la flambée des prix de l’immobilier qui a dominé le marché pendant quelques mois.

À ce propos, Maël Bernier, directrice de la communication et porte-parole de notre groupe confie :

La hausse des prix observée dans certaines grandes métropoles entraîne une baisse des mètres carrés finançables dans 9 villes sur 20 et une stabilisation dans les autres grandes villes, à l’exception d’Angers qui gagne 2 m² ce mois-ci après avoir toutefois perdu 5 m² en avril.

Maël Bernier.

En effet, les conditions d'emprunt favorables proposées par les banques ont incité les acquéreurs français à devenir propriétaires. La hausse des taux n’est plus une surprise pour les acteurs qui exercent dans le secteur, c’était le seul moyen pour ajuster les variables fondamentales qui déterminent l’évolution du marché.

Les analyses faites depuis le mois de mai 2017 affirment que cette baisse du pouvoir d'achat est en grande partie due à la hausse des taux appliqués sur le marché des crédits immobiliers.

Maël Bernier confirme cette analyse en disant :

Si les moyennes n’ont finalement pas beaucoup augmenté depuis le point le plus bas à l’automne dernier (autour de 0,25%), les minima ont quant à eux subi des hausses plus franches, que nous parlions des minimums affichés par les banques directement dans leurs barèmes ou des taux excellents obtenus après décotes.

Maël Bernier.

Ainsi, quand les records se situaient fréquemment sous la barre des 1% pour 20 ans et autour de 1% sur 25 ans, nous n’avons aujourd’hui plus ces niveaux de taux dans nos agences.

Maël Bernier.

Quelques disparités régionales

Les taux appliqués dans différentes régions de la France ne convergent pas vers la même valeur. La preuve : les coûts d’emprunt affichés par les banques qui s’implantent dans le Nord et le Sud-ouest de la France sont plus ou moins abordables.

Par exemple, les « taux excellents » destinés aux meilleurs profils, proposés par les banques sont très attractifs en Rhône-Alpes (Lyon affiche par exemple un taux moyen de 1,31% sur des prêts immobiliers étalés sur 20 ans et hors assurances).

Cependant, le pouvoir d'achat immobilier régresse dans la moitié des grandes villes car on y constate une baisse moyenne de 1 à 4 m². C'est dans la ville de Saint-Etienne que l'on assiste à la perte de pouvoir d’achat la plus notable même si cette ville est parmi les moins chères de la France (il est possible d’y financer 159 m² pour 1.000 euros mensuel)

Enfin, dans les autres villes comme Le Mans, Toulon et Grenoble la perte de pouvoir d’achat atteint les 2 m² avec respectivement 110, 85 et 83 m² finançables.

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