C’est la fin de la hausse des prix de l’immobilier en Île-de-France

Les vendeurs ont bien profité de la situation post-confinement pour augmenter le coût des maisons en périphérie de Paris. Cependant, la conjoncture actuelle les oblige à revoir leurs propositions. La hausse actuelle des prix inquiète les acheteurs à qui les banques refusent de prêter. Un phénomène d’attentisme se fait ressentir même dans les villes les plus prisées.

La restructuration du marché immobilier n’en finit pas. Le prix de l’immobilier commence à ralentir et même à baisser en région Île-de-France. Le recul du volume de transactions a lancé l’alarme auprès des professionnels. La joie du post-Covid, marquée par des prix importants et des demandes qui affluent, s’estompe. Certains vendeurs refusent toutefois la réalité du marché et continuent d’appliquer des prix élevés. Le stock de biens devient alors plus conséquent, ce qui finira par diminuer la valeur des logements. La baisse de prix est déjà constatable dans différentes localités. Les professionnels de l’immobilier partagent leurs inquiétudes et leurs impressions sur le sujet.

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Les facteurs qui ont fait baisser les prix

Les conditions d’octroi de prêts sont plus contraignantes, entraînant un refus pour de nombreux acquéreurs. Ceux qui ne sont pas concernés par cette mesure doivent, quant à eux, faire face à des problèmes de taux immobilier. Les mensualités évoluent également côte-à-côte avec l’augmentation des taux.

Cette situation a entraîné des hésitations de la part des acheteurs. Face à une baisse du volume d’achat, les vendeurs ont dû faire un geste. Anne-Laure Antoine, de l’agence immobilière Daniel Féau Neuilly, rapporte :

Les prix sont devenus plus rationnels.

Cette nouvelle donne est notamment constatable à Neuilly-sur-Seine, Boulogne et Suresnes. Ces communes, à mi-chemin entre nature et ville, étaient pourtant des destinations de choix pour les immigrants urbains. Les acquéreurs ne pouvaient plus se permettre d’investir au gré de leurs envies.

Elodie Frémont affirme que le volume des ventes a chuté de 7 % sur une année en juillet 2022. La porte-parole des notaires du Grand Paris indique aussi que la tendance se confirme avec les avant-contrats signés.

L’obstination des vendeurs à vouloir appliquer des tarifs hors de portée a augmenté le stock de biens. Cette hausse est de l’ordre de 8 % pendant une année selon le président du réseau Laforêt Immobilier, Yann Jehanno.

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Un retrait dans différentes parties de Paris

Les vendeurs ont appliqué une hausse importante sont également ceux qui enregistrent une baisse significative. Pour rappel, le prix des appartements a augmenté de 41 % ces cinq dernières années. Les tarifs ont reculé d’un pour cent de juillet à septembre 2022. D’autres communes enregistrent la même baisse après une importante hausse en cinq ans. Cette augmentation était de 27,6 % pour Malakoff, 24,5 % pour Puteaux, 48 % pour Romainville et 28 % pour Alfortville.

Les notaires du Grand Paris constate que la baisse est plus importante pour les logements énergivores. Le recul est de 3,5 % en un an sur les statistiques de juin 2022. Les vendeurs doivent céder aux négociations pour que les maisons trouvent des preneurs selon le directeur de Stéphane Plaza Immobilier Montrouge.

L’agence immobilière Nestenn confie une baisse notable à Massy :

Nous sommes passés en quelques mois de 5.200 euros le m² à 4.800 euros le m².

À Bussy-Saint-Georges, dans l’Est parisien, les prix baissent également. Cette situation n’exclut pas les maisons de 100 mètres carrés situées à proximité des gares qui sont prisées par les acquéreurs. Leur prix descend en-dessous des 500 000 euros, soit une baisse de 5 % en même pas un an.


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