Les résidents en France endurent depuis un certain nombre d’années un manque de logements. Un problème amplifié ces dernières années par des événements imprévus tels que la pandémie de Covid-19, l’affermissement des prix… Cependant, l’ampleur de cette pénurie affiche une disparité entre les régions, selon une étude d’Asterès, qui propose des solutions. Les tarifs des logements s’affermissent en France alors que leur disponibilité se montre faible. Pour contrer ce problème, Asterès appuie dans une étude les recommandations du plan national Action cœur de ville. Le cabinet de conseil suggère en ce sens de privilégier le travail à domicile. Il préconise aussi d’investir dans les services publics et les transports. Ces actions promettent une redynamisation des communes moyennes, estime l’organisme. L’accroissement de leur attractivité et l’instauration de meilleures conditions de vie en leur sein désatureraient les villes plus grandes. Des territoires dans lesquels l’accès à l’habitat se révèle actuellement compliqué avec la flambée des prix. Le besoin en biens supplémentaires a diminué dans le pays Le Figaro écrit que cette attractivité des communes moyennes et cette tendance ont déjà été remarquées depuis quatre ans. En témoignent le Conseil supérieur du notariat et l’Agence nationale de la cohésion des territoires. Le nombre de transactions immobilières dans quelque 200 de ces cités a, rapportent-ils, progressé de : 12 % en 2020 ; 17 % en 2018. Dans son étude, conduite pour le groupe Emeria, Asterès dresse un constat sur l’insuffisance d’habitations sur le marché immobilier tricolore. Le manque a atteint les 157 000 unités entre 2000 et 2020, divulgue-t-elle. Les déficits les plus notables sur le plan régional ont été aperçus dans les Hauts-de-France et l’Île-de-France. Chacune de ces collectivités subit une pénurie avoisinant les 64 000 biens. Une absence qui a affecté le volume de simulation prêt immobilier effectuées qui aurait dû y être enregistré. L’enquête apprend que pour l’avenir, le besoin d’habitation supplémentaire n’est plus évalué qu’à 14 000 par an. Pour les prochaines années, le besoin annuel en biens s’établirait ainsi à 388 000. Les mises en chantier sur l’exercice 2021 expliquent ce phénomène : les statistiques officielles les chiffrent à 374 000. Certaines régions, notamment les Hauts-de-France et l’Île-de-France, affichent des besoins conséquents. D’autres se distinguent, quant à elles, par une offre dépassant largement la demande (des milliers de propriétés en excédent). Les résidences secondaires sont exclues des solutions Le volume de permis de construire délivrés en France a franchi un niveau symbolique en avril 2022. Environ 500 000 autorisations ont été accordées entre mai 2021 et ce mois. Ce palier n’avait plus été atteint depuis quelques années. Malgré cette prouesse, les maisons/appartements réellement en construction ont été estimés à 400 000 unités cumulées sur un an. Cependant, la solution à l’indisponibilité des logements ne réside pas nécessairement dans l’édification de biens supplémentaires, soutient Asterès. Il souligne que les permis accordés par certains maires et les capacités logistiques sont insuffisants. Le nombre de résidences secondaires et de biens inoccupés en France est aussi souvent évoqué. L’Insee mesurant celui-ci à respectivement 3,7 millions et 3 millions d’unités. Le cabinet de conseil juge que ces logements ne pourront pas non plus régler le problème susmentionné. Les habitations effectivement situées dans les territoires extrêmement recherchés le sont en général pour de brèves durées, compliquées à écourter. Les résidences secondaires sont pour leur part majoritairement localisées en milieux : Écartés des métropoles ; Ruraux touristiques. Des zones qui captent pourtant le gros des demandes.