L’Observatoire Guy Hoquet l’Immobilier, dans une récente publication, a relevé une certaine « résistance » des prix sur le marché immobilier de janvier à mai 2023. Or, malgré le durcissement des critères d’obtention de crédit, de nouvelles contraintes liées à la loi Climat et Résilience, et même si le marché immobilier reste dynamique avec une augmentation de 5 % de l’offre au cours de l’année écoulée, les biens mis en vente coûtent 5,2 % plus cher par rapport à la même période en 2022. Ainsi, les vendeurs veulent toujours bénéficier du prix le plus élevé. Des prix toujours à la hausse dans le Sud et l’Ouest Malgré un léger repli des prix au mètre carré de 0,6 % au mois de mai par rapport au mois précédent, la valeur des biens anciens a bondi de 5,2 % sur les 5 premiers mois de l’année par rapport à la même période, l’année précédente. Concrètement, la tendance générale suit celle de l’évolution de la valeur des biens sur le secteur de l’immobilier ancien. Selon Stéphane Fritz, président du groupe immobilier Guy Hoquet, Il est important d’analyser attentivement ce marché – celui des biens anciens – en prenant en considération les différentes typologies et spécificités de chaque région. Une véritable diminution des tarifs ne pourra se produire qu’avec le renforcement de l’offre, notamment par la construction de nouveaux logements. Stéphane Fritz ImportantLa hausse des prix immobiliers persiste notamment dans les zones côtières ainsi que les territoires et villes moyennes qui ont gagné en popularité ces dernières années. Il s’agit de la moitié sud de la France (entre +8,8 % et +10,1 % en 1 an) et des villes de l’ouest (+6,5 % en un an). L’augmentation tarifaire est moins marquée dans le Nord, l’est et la région Rhône-Alpes, allant de 3,0 % à 5,7 % sur un an. En revanche, en Île-de-France, les prix sont assez stables avec une progression de seulement 0,5 % sur un an, même s’ils sont les plus élevés. La région méditerranéenne reste très prisée à l’instar d’Antibes (+21,5 % sur un an), Perpignan (+13,9 %) et Cannes (+12,3 %). L’Occitanie ne fait pas exception avec Béziers (+11,2 %), Narbonne (+10,5 %) et Marseille (+ 8,7 %). Une baisse des offres de vente de biens énergivores Autre élément mis en évidence par cette étude : le volume de biens « à faible performance énergétique » est désormais en repli. Il semble que certains propriétaires hésitent à les mettre en vente après l’entrée en vigueur de la loi Climat. ImportantDans l’ensemble, les logements anciens classés F et G sur le diagnostic de performance énergétique (DPE) constituent 11,6 % des offres sur les cinq premiers mois, soit une diminution de 0,4 point sur un an. Cependant, cette proportion est fortement affectée par la part importante des biens « énergivores » en région francilienne. Une diminution des mises en vente des biens desdites catégories est toutefois constatée sur l’ensemble du territoire. A retenir Malgré le durcissement des conditions d’octroi de prêt et les nouvelles contraintes liées à la rénovation énergétique, les vendeurs ne sont pas enclins à réviser à la baisse les prix de leurs biens. La part des logements anciens classés en catégorie F et G dans les offres de vente est en régression sur un an.