Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
9 juin 2023 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

Les mesures tirées du conseil national de la refondation (CNR) consacré au logement ont été présentées le 5 juin par le gouvernement. Et les réactions des acteurs de l’immobilier s’avèrent mitigées.
Une déception à la hauteur de l’enjeu. Alors que le 5 juin, le gouvernement présentait les conclusions du conseil national de la refondation (CNR) consacré au logement, de nombreux professionnels de l’immobilier sont déçus.
La future limitation du PTZ déploré par les professionnels de l’immobilier
Ces derniers caressaient l’espoir de l’extension du prêt à taux zéro (PTZ), ce dispositif d'aide à l'accession à la propriété, à un public plus large. En vain. Car même si le PTZ sera prolongé jusqu'en 2027, alors qu’il devait prendre fin en 2023, il a été raboté, plutôt qu’étendu. En effet, il a été recentré sur les "logements neufs en collectif" dans les zones tendues, et sur "les logements anciens sous condition de rénovation" en zone détendue, a annoncé l’exécutif.
En réaction à cette mesure, un certain nombre d'organismes, dont la Fédération française du bâtiment, le FNAIM et Pôle Habitat, n’ont pas tardé à exprimer leur désarroi à travers un communiqué commun : “ Sacrifier le seul outil d'accession à la propriété dans le neuf, le Prêt à Taux Zéro (PTZ), dans plus de 90% des communes, c'est accroître la fracture entre ceux qui ont les moyens de choisir leur mode d'habiter et ceux qui seront assignés à résidence”, ont-ils regretté.
Pas d’assouplissement des critères d'octroi des emprunts au programme
Par ailleurs, dans un contexte où les prix de l’immobilier s’envolent, et à l’heure où les taux de crédit continuent de flamber, de nombreux professionnels du secteur espéraient un assouplissement des critères d'octroi des prêts immobiliers.
Pourtant, “pas un mot sur les contraintes trop strictes qui pèsent sur les établissements bancaires et par voie de conséquence nos concitoyens”, déplore Maël Bernier, la directrice de la communication de Meilleurtaux. “Nous pouvons par ailleurs regretter que le bailleur privé ne soit même pas évoqué”, ajoute la porte-parole du courtier.
Renforcement du BRS et du dispositif MaPrimeRénov'… Mais encore ?
Autre déception des professionnels de l’immobilier : la suppression, dès 2025, du dispositif d'investissement locatif Pinel. Deux causes à cela : son inefficacité, selon l’exécutif. Et son coût, jugé faramineux par la Cour des Comptes.
En revanche, la Première ministre Élisabeth Borne et le ministre du logement Olivier Klein ont exprimé leur volonté de renforcer le bail réel solidaire (BRS), pour ouvrir ce dispositif d'accession à la propriété à davantage de ménages. Dans ce sens, les plafonds de ressources pour bénéficier du BRS vont être revus, et davantage de zones vont être couvertes par le dispositif.
En outre, le gouvernement souhaite aller plus vite sur la rénovation énergétique des bâtiments. Matignon a ainsi indiqué que le dispositif MaPrimeRénov' serait renforcé. 1 300 guichets “France Rénov” sont prévus, contre 450 actuellement. Et le nombre “d’accompagnateurs Rénov'” va passer 2 000 à 5 000.
Un conseil jugé “timide” malgré les attentes du secteur
De quoi convaincre les acteurs de l’immobilier ? Pas vraiment. « Aucune des mesures annoncées par le gouvernement n'est de nature à répondre ni à l'attente des secteurs de la Promotion immobilière, du bâtiment, du logement Social, de la transaction immobilière, de la gestion locative, de la gestion des immeubles collectifs, des propriétaires privés ni au désarroi des Français face à l'angoisse de pouvoir se loger”, a déclaré le Syndicat National des Professionnels Immobiliers (SNPI).
De son côté, Maël Bernier estime également que “ce conseil est resté bien timide” malgré les attentes du secteur, ce qu’elle juge “dommageable”.