Les dispositifs fiscaux ont-ils réussi à inciter les Français à investir dans le locatif neuf ?

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Les professionnels de l’immobilier semblent être loin de partager l’avis de la Cour des comptes concernant l’efficacité des dispositifs fiscaux visant à inciter les investisseurs à opter pour le locatif dans le neuf, dont le dispositif Pinel. Ils ont ainsi mandaté le cabinet Primeview à mener une étude sur ce sujet. Et les résultats de l’enquête tendent à démontrer que la pérennité des activités dans le secteur immobilier dépend en grande partie de ces dispositifs fiscaux.

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Régression du nombre des logements construits suite à la diminution ou à la suppression des avantages fiscaux

D’après le numéro un du cabinet chargé de l’étude,

La baisse ou la disparition des réductions et des crédits d’impôt destinés à encourager l’investissement locatif dans le neuf a eu pour effet immédiat la diminution du nombre de nouvelles constructions au cours des deux dernières décennies.

Afin d’appuyer ses déclarations, ce spécialiste a pris comme exemple l’arrêt du dispositif Pinel dans la zone B2, lequel a occasionné une baisse de près de -50 % du nombre de constructions dans ces régions. Cette situation s’est d’ailleurs déjà produite entre 2010 et 2013, suite au non-maintien du dispositif Scellier.

L’enquête menée auprès des investisseurs dans le locatif neuf a permis de découvrir que 78 % des personnes interrogées ont déclaré avoir été motivées par les dispositifs de défiscalisation. D’ailleurs, 725 000 bâtiments ont pu être édifiés entre 1999 et 2018 grâce à ces mesures.

Les arguments avancés par la partie adverse ne tiennent pas la route, dixit Pierre Sabatier

Décidé à soutenir la position des professionnels des bâtiments dans le débat sur le projet de loi des finances 2020, Pierre Sabatier a tenu à démonter les arguments avancés par ceux qui demandent l’arrêt des dispositifs de défiscalisation immobilière.

Les mesures fiscales ont bel et bien rapporté de l’argent à l’État (environ 18,2 milliards d’euros au cours des 20 dernières années) et ne pèsent pas pour autant sur les finances publiques », insiste-t-il. « Et les logements bâtis dans le cadre de ces dispositifs sont toujours proposés à des prix proportionnels aux tarifs observés sur le marché immobilier.

Pierre Sabatier


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