La Fédération nationale de l’immobilier (FNAIM) vient tout juste de publier son rapport annuel sur le marché immobilier en 2018. L’année dernière, 965 000 ventes ont été conclues, soit une progression de 0,7% par rapport à 2017. Et les taux bas proposés par les banques ont largement contribué au maintien du marché depuis 3 ans. L’immobilier atteint des sommets. D’un côté des taux immobiliers toujours au plus bas, affichant même un niveau inférieur à 0,50% sur 7 ans pour les très bons dossiers, et de l’autre un nombre de transactions toujours plus haut : 965 000 ventes en 2018 dans l’ancien, selon la FNAIM. « En trois ans, ce sont 170 000 transactions supplémentaires qui ont été finalisées », souligne la Fédération nationale de l’immobilier. Par rapport à 2017, qui était déjà une très bonne année pour l’immobilier, le volume des ventes a augmenté de 0,7% avec 962 000 biens vendus cette année-là. « Les taux d’intérêt historiquement bas ont certainement motivé les ménages pour passer à l’acte », estime la FNAIM. Selon le portail d’annonces immobilières Logic-immo, le niveau des taux immobiliers est en effet une des principales motivations des acquéreurs, juste après l’envie de devenir propriétaire et avant celle de changer d’environnement. Des taux qui sont restés bas en 2018 La hausse des taux n’a finalement pas eu lieu en 2018. Les taux sont restés sous la barre des 2% toute l’année affichant en moyenne 1,40% sur 15 ans, 1,60% sur 20 ans et 1,80% sur 25 ans. Et dans ce contexte, les ménages se sont endettés à des taux parfois négatifs par rapport à une inflation de 1,8%. La Banque de France a d’ailleurs indiqué qu’en novembre 2018 les encours des crédits à l’habitat avaient passé le cap symbolique des 1000 milliards d’euros. Pour l’année 2019, et avec une politique accommodante de la Banque Centrale Européenne qui permet le maintien des taux très bas, les taux devraient continuer de booster le moral des acquéreurs, malgré des prix toujours en hausse… L’inflexion des prix est bel et bien amorcée Selon la FNAIM, la hausse a été moins forte en 2018 (2,7%) qu’en 2017 (+4,2%). Avec des sommets atteints dans certaines villes telles que Paris, Bordeaux ou Lyon… Et cette progression des prix a eu pour conséquence le recul du pouvoir d’achat immobilier, jusqu’alors boosté par la baisse des taux, et la perte d’une chambre en seulement 2 ans. ImportantMais d’importantes disparités sont constatées par la Fédération aussi bien en termes de prix que d’évolution des ventes. Des métropoles connaissent des hausses assez remarquables, peut-être même excessives : Lyon, Bordeaux, Rennes, Paris… Mais quand on regarde la tendance sur la France entière on remarque que l’inflexion des prix est enclenchée Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM. Dans de nombreux départements, la variation annuelle des ventes est en effet orientée à la baisse de l'ordre de -1 à -5% : le Finistère (29), l’Ile-et-Vilaine (35), la Loire-Atlantique (44), les Pyrénées-Orientales (6), l’Hérault (34), le Tarn (81), le Loiret (45), le Nord (59), le Pas-de-Calais (62), la Drôme (26)... Avec une chute des ventes de plus de 5% dans l’Ariège (09), l’Indre-et-Loire (37) et la Meuse (55). A l’inverse, les ventes ont bondi de plus de 10% dans le Bas-Rhin (67), le Haut-Rhin (68), la Moselle (57), la Martinique (972) et la Guyane (973). L’année 2019 s’annonce donc charnière pour l’immobilier avec à l’horizon 2020 la disparition du PTZ dans le neuf en zones B2 et C… Face à une demande qui s’est affaiblie et afin de limiter l’impact sur la solvabilité de la hausse des prix, les établissements de crédit ont assoupli les conditions d’octroi des prêts qu’ils proposent aux ménages, notamment aux plus modestes d’entre eux l’Observatoire Crédit Logement/CSA.