Après la baisse enregistrée en 2022 (-1,8 %), tout le monde s’interroge sur l’évolution des tarifs immobiliers en 2024. Si la plupart des observateurs anticipent une poursuite de cette tendance, d’autres tablent sur un ralentissement de la correction des prix. Pour ces derniers, les prévisions tiennent compte de trois facteurs : la baisse progressive des taux d’emprunt, la demande élevée sur le marché, l’assouplissement des contraintes liées aux performances énergétiques des logements. Pas de baisse significative… Certains experts ne s’attendent pas de ce fait à une chute du prix immobilier en 2024. D’après eux, La baisse progressive des taux d’emprunt facilite l’accès des acheteurs au crédit et contribue à faire progresser la demande. D’ailleurs, de plus en plus d’acquéreurs solvables sont de retour sur le marché, ce qui a entraîné un maintien des prix au début de cette année. Important En cas de stabilisation des taux (avec une moyenne supérieure à 3 %), il ne faut pas s’attendre à une correction rapide des tarifs. La baisse des prix ne pourrait être significative avant 5 ans, a précisé un expert dans le domaine. Dans les zones tendues, le déséquilibre entre l’offre et la demande freine le reflux des tarifs : la baisse serait alors plus modérée, voire minime. D’autre part, l’éventuel assouplissement des contraintes liées aux obligations de rénovation énergétique pourrait également limiter le recul des prix de vente . Plus précisément, cette mesure annoncée par le ministre de la Transition écologique consiste à simplifier le DPE pour les petites surfaces (révision du mode de calcul). Ceci s’explique par le fait que les propriétaires des logements énergivores ne seraient plus contraints de céder leurs biens à des prix modérés. Vers une amélioration du pouvoir d’achat immobilier des Français Les prévisions de ces experts reposent aussi sur une amélioration du pouvoir d’achat immobilier des Français, liée notamment au desserrement des conditions d’octroi de crédit et au ralentissement de l’inflation. Ceci contribuera à stimuler la demande et à dynamiser les ventes, et de ce fait, à ralentir la baisse des tarifs immobiliers sur l’ensemble du territoire. À retenir La correction des prix immobiliers pourrait ralentir en 2024 en raison de la baisse progressive des taux et du niveau de demande élevée, mais aussi de la simplification du DPE pour les petites surfaces. Une amélioration du pouvoir d’achat immobilier des ménages est attendue.