Les taux immobiliers ne devraient pas remontrer avant janvier 2016. Les courtiers sont unanimes. Les demandes de crédit immobilier ont régressé Dans un rapport récent, un courtier note qu’après la forte progression des demandes de prêts immobiliers au premier semestre, les banques se retrouvent toujours engorgées fin septembre. En parallèle, ces établissements, qui ont manifestement déjà atteint leurs objectifs annuels depuis juin, sont devenus plus sélectifs, privilégiant notamment les dossiers dits « autoroutes » (sans prêt relais et avec apport). Un autre professionnel du secteur estime au contraire que les banques ont fini de résorber l’afflux de dossiers « estival » et s’apprêtent à rouvrir les vannes du crédit. Scrutant l’horizon avec des lunettes roses, cet intermédiaire en opération bancaire table sur une « belle année 2016 ». « Pour les banques, les perspectives économiques sont encourageantes, avec des indicateurs conjoncturels qui devraient se maintenir dans les prochains mois », explique-t-il. Baisse probable des taux en 2016 Par ailleurs, la majorité des courtiers observent une concurrence accrue entre les établissements bancaires cet automne en matière de crédit immobilier. Dans ce contexte, les taux devraient rester très attractifs et pourraient même se contracter légèrement. Les nouveaux crédits octroyés à partir de fin octobre seront en effet enregistrés dans la production de crédits de 2016 qui, à en croire les estimations des banques, continuera à progresser. Pour notre cas, nous estimons que la marge financière des banques demeure toujours significative, ce qui pourrait leur donner une marge de manœuvre importante en cette fin d’année. Leur attentisme est le reflet, pour beaucoup, d’objectifs commerciaux déjà atteints, ce qui leur permet également de préparer leur future stratégie d’acquisition pour 2016. S’agissant de l’évolution des taux immobiliers, les derniers baromètres des courtiers immobiliers se rejoignent sur un point : ces derniers devraient rester stables jusqu’à la fin d’année et se maintenir à des niveaux historiquement bas, c’est-à-dire entre 2,30 % et 2,36 % sur 15 ans, autour de 2,60 % sur 20 ans et entre 2,90 % et 3,10 % sur 25 ans. Pour les meilleurs dossiers, ils devraient s’établir entre 1,60 % et 2,04 % sur 15 ans, 1,93 % à 2,29 % sur 20 ans et au minimum 2,30 % sur 25 ans.