Les banques se rattrapent sur les frais de tenue de compte

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Pour les clients de nombreuses banques françaises, le temps des « frais gratuits » liés à tenue de compte est révolu. Car depuis 2011, ces frais de gestion continuent de se généraliser, pour un coût moyen de 23 euros par an.

Une ligne de plus sur la facture des clients

Après le Crédit Agricole, la BRED ou encore le Crédit du Nord, c’est au tour du Crédit Mutuel de facturer la tenue de compte courant. Pour les clients de sept fédérations de la banque, ce service est devenu payant depuis le 1er octobre.

Dans un rapport remis à Bercy, l'Observatoire des tarifs bancaires du Comité consultatif du secteur financier indique qu’aujourd’hui, seuls 30 établissements jouent sur la gratuité de ce service, contre 53 il y a quatre ans.

ImportantSelon une étude de l’agence Semaphore Conseil, plus de sept banques sur dix (74 %) prélèvent d’ores et déjà des frais de tenue de compte à leurs clients.

Pour les observateurs, cette évolution tarifaire est en réalité destinée à compenser un manque à gagner enregistré sur certains produits peu rémunérateurs.

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Comment expliquer cette péréquation ?

D’abord, la baisse des taux enregistrée ces dernières années a contraint les banques à rogner sur leurs marges. Et pour ne rien arranger, les renégociations de crédits – notamment immobiliers – ont littéralement explosé en début d’année.

Mais surtout, l’arrivée de nouvelles dispositions réglementaires, qui s’orientent davantage vers la protection du consommateur, a mis à mal leur rentabilité. La loi bancaire française de 2013 a par exemple plafonné le montant des frais applicables aux incidents de paiement.

Selon une estimation du cabinet SIA Partners, ces tours de vis réglementaires ont coûté, l’an passé, près 600 millions d’euros aux banques françaises. Leurs revenus de commissions avaient reculé de 2,4 % sur cette période.

Pour autant, les frais de tenue de compte ne suffiront pas à combler ce manque à gagner, surtout que les régulateurs les exhortent désormais à faire preuve de plus de transparences sur les tarifs, ce qui risque de mettre à mal leur modèle de rémunération.

Jouer la carte du Conseil

Face à la conjoncture économique, la « pression » réglementaire, mais aussi l’arrivée de nouveaux acteurs sur le marché (FinTech, banques en ligne), les réseaux traditionnels se doivent de réagir au plus vite. Pour défendre leurs parts de marché, ils n’ont d’autres choix que de se renforcer dans les métiers de conseil.

En effet, selon une étude du cabinet Deloitte, les clients, qui n’utilisent plus les services classiques des agences, et qui ont accès à une mine d’informations sur Internet, font uniquement appel à leur conseiller pour obtenir des avis techniques. Il revient donc aux banques d’essayer de s’adapter à cette situation.


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