Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
21 novembre 2024 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

Le projet de loi de finances 2025 suscite de vives réactions dans le secteur immobilier. En quête de nouvelles recettes, le gouvernement a mis en place plusieurs mesures qui pourraient profondément modifier le paysage de l’investissement locatif et de l’accession à la propriété. Entre l’élargissement du prêt à taux zéro, le durcissement de la fiscalité locative et la remise en question de certains dispositifs d’aide, tous les profils d’acquéreurs potentiels sont dans l’expectative.
Le retour du PTZ : les contours d’un dispositif repensé
Initialement écarté des premières versions du texte, le PTZ a finalement été réintroduit grâce à de nombreux amendements. Ce dispositif, qui permet aux primo-accédants d’acquérir un logement sans payer d’intérêts sur une partie du prêt, va connaître une extension notable. En effet, il ne sera plus réservé à certaines zones géographiques et au segment du neuf, mais s’ouvrira à l’ensemble du territoire et à l’achat de logements anciens. L’objectif est de soutenir le marché immobilier en crise et de stimuler les transactions.
Le PTZ 2025 devrait être applicable aux prêts contractés entre 2025 et 2027. Les modalités de mise en œuvre, notamment les plafonds de revenus et les conditions d’éligibilité, restent encore à préciser.
Les locations meublées sous pression fiscale
Le projet de loi de finances 2025 introduit une réforme majeure de la fiscalité des revenus locatifs.
ImportantL’un des axes principaux de cette réorganisation concerne la suppression progressive des avantages fiscaux dont bénéficient les locations meublées non professionnelles (LMNP).
Jusqu’à présent, les propriétaires de LMNP pouvaient déduire une partie du coût d’acquisition de leur bien des revenus locatifs. Cette mesure sera abolie, ce qui entrainera une augmentation mécanique de la base taxable. L’objectif est de corriger certaines distorsions fiscales et favoriser la location de logements nus à long terme. Cependant, plusieurs amendements ont été proposés afin d’atténuer l’impact de cette réforme sur certaines catégories de bailleurs.
Vers une taxation plus stricte des plus-values immobilières
L’exonération de la plus-value dégagée lors de la vente d’une résidence principale pourrait bientôt faire l’objet de restrictions significatives. Un amendement déposé par le député Peio Dufau propose en effet d’imposer le bénéfice réalisé dans les cinq ans suivant l’achat du bien.
Parallèlement, une refonte globale du régime des plus-values immobilières est envisagée. Les abattements actuels, qui diminuent le montant de la valeur imposable en fonction de la durée de détention du logement, seraient supprimés. À la place, une indexation du prix d’acquisition sur l’inflation serait instaurée, associée à une imposition au taux de la « flat tax ».
L’avenir du dispositif Pinel
Le dispositif Pinel, qui a pendant plusieurs années soutenu l’investissement locatif dans le neuf, touchera bientôt à sa fin. Malgré les demandes de prolongation émises par de nombreux acteurs du secteur, la Commission des finances a définitivement acté l’arrêt de ce régime au 31 décembre 2024.
ImportantLe gouvernement a décidé de réorienter les aides fiscales vers le dispositif Denormandie, en resserrant ses critères d’éligibilité pour mieux cibler les zones où les besoins en matière de rénovation sont les plus importants.
Parmi les autres mesures susceptibles d’apparaître dans le PLF 2025, le rétablissement de la taxe d’habitation pour les plus aisés et l’augmentation des frais de notaires font débat.
- Le projet de loi de finances 2025 prévoit plusieurs mesures qui impactent directement les propriétaires et investisseurs immobiliers.
- Le PTZ est élargi pour inclure les logements anciens et l’ensemble du territoire.
- Les locations meublées seront davantage taxées, avec la suppression des avantages fiscaux pour les LMNP.
- Une taxation plus stricte des plus-values immobilières est envisagée, et le dispositif Pinel prendra fin en 2024.
- D’autres mesures, comme la réintroduction de la taxe d’habitation pour les plus aisés, sont également discutées.