Écrit par La rédaction Meilleurtaux .
Mis à jour le
20 décembre 2024 .
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- Publié le par la Rédaction Meilleurtaux

Le marché immobilier ancien français connaît un point d’inflexion avec la stabilisation des prix, marquant ainsi la fin d’une tendance baissière prolongée. Toutefois, la contraction persistante des volumes de transactions témoigne d’un marché toujours sous tension. Ce texte explore les dynamiques récentes du marché immobilier, en se concentrant sur les facteurs à l’origine de ce ralentissement et les perspectives.
Un recul progressif des prix
L’analyse des données de l’indice Notaires-Insee révèle une atténuation de la dynamique baissière des prix des logements anciens au troisième trimestre 2024. Après une période prolongée de dépréciation, les prix immobiliers ont enregistré un repli contenu de 0,1 %, suggérant une possible stabilisation du marché.
Les résultats du troisième trimestre traduisent un infléchissement des décrochages constatés auparavant. En effet, contrairement aux contractions de -1,5 % et -1,8 % enregistrées respectivement aux premier et quatrième trimestres 2024, la diminution des prix s’est modérée. Cette dynamique se vérifie également sur une année glissante, où la baisse s’est ralentie, passant de -5,2 % à -3,9 %.
La phase de déclin des prix de l’immobilier ancien se poursuit, bien que de manière moins prononcée depuis cinq trimestres consécutifs. Cette stabilisation relative pourrait indiquer un plancher de marché, mais ne préfigure pas nécessairement une reprise vigoureuse. Les perspectives de redressement semblent donc mitigées à court terme.
Des tendances divergentes selon les régions
Les évolutions des prix de l’immobilier ancien présentent des disparités notables selon les régions. Tandis que l’Île-de-France a connu une stabilisation (-0,1 %) au troisième trimestre 2024 après une phase de correction prolongée, les autres régions ont continué de subir une baisse, plus marquée encore depuis mi-2023. Les zones rurales et les petites villes sont particulièrement touchées par ce phénomène.
Bien que cette phase de consolidation semble s’être installée, le marché demeure soumis à une forte volatilité, influencée par les dynamiques locales.
Des transactions au point mort
Les données notariales corrigées des variations saisonnières indiquent une diminution continue du nombre de ventes depuis fin 2021, atteignant un plancher à 780 000 unités sur douze mois glissants.
L’effondrement du volume des transactions se retrouve également dans les types de biens concernés. Les maisons et les appartements voient leurs prix reculer de manière similaire, respectivement de -3,9 % et -3,8 % sur une année. Cette contraction du marché pourrait s’expliquer par une dégradation du climat de confiance des ménages, induite par la hausse des taux d’intérêt du crédit immobilier et l’érosion du pouvoir d’achat, notamment pour les primo-accédants.
- Le marché de l’immobilier ancien est actuellement dans une phase de transition.
- Après une période de forte hausse, les prix se sont stabilisés, mais le nombre de transactions continue de baisser sur plusieurs trimestres.
- Les perspectives pour les prochains mois restent plus que jamais incertaines et dépendront de l’évolution du contexte économique.